Les Anglais : Le PCD, un outil de gouvernance locale soutenu par l’ITECA

La gouvernance locale est un levier indispensable pour garantir un développement qui répond aux besoins réels des populations.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la corruption (9 décembre), l’ITECA a appuyé la Mairie de la commune Les Anglais pour la tenue d’une journée de travail autour du Plan Communal de Développement (PCD). Cette journée organisée en collaboration avec le Conseil de Développement Communal (CDC) avait pour objectif d’informer les forces vives de la communauté de l’importance et du contenu du Plan Communal de Développement (PCD) 2024 – 2029.

Un Dialogue Inclusif pour l’Action

Tenue à l’Hôtel La Foi, cette activité a réuni plus d’une trentaine de participant(e)s, démontrant une large mobilisation des acteurs clés :

  • Autorités Locales : CASEC et ASEC manifestant leur volonté d’intégrer les citoyens dans les directives de développement.
  • Société Civile : Organisations Communautaires de Base (OCB) œuvrant dans la commune, et représentants des secteurs essentiels (éducation, pêche, protection civile…).
  • Partenaires de Développement : ITECA, CECI et AMURT.

Cet atelier a permis aux différents acteurs de soulever des questions pertinentes relatives aux défis de la commune, soulignant l’importance du PCD comme feuille de route pour les changements concrets.

Un Partenariat Historique et des Projets Concrets

Dans sa prise de parole, la Mairesse de la commune a salué le travail de l’ITECA auprès de la communauté. Elle a notamment mis en lumière des réalisations majeures :

  1. Le Complexe Administratif : Construit dans le cadre du projet PAGODE, symbolisant l’engagement de l’ITECA pour le renforcement institutionnel.
  2. Le Projet PRADECO : Les actions en cours, visant l’adaptation aux changements climatiques dans les communes Les Anglais et Tiburon, ont été rappelées.

Le coordonnateur du projet PRADECO, Daniel Dorvilier, a profité de l’occasion pour présenter les axes et les perspectives du projet.

Appui Structurant pour la Gouvernance Locale

L’engagement de l‘ITECA dans ce processus va au-delà du simple appui à l’atelier. En amont, l’organisation a apporté une assistance technique essentielle à la Mairie pour l’élaboration du PCD et a soutenu la structuration du CDC, renforçant ainsi sa participation effective et légitime dans les décisions de développement local.

Les membres du CDC ont d’ailleurs présenté en détail les axes du PCD, invitant l’auditoire à consulter ce document stratégique avant toute intervention locale.

L’ITECA poursuit sa mission fondamentale : accompagner les paysannes et paysans dans leurs projets de lutte collective tout en soutenant activement la gouvernance locale pour garantir une amélioration durable des conditions de vie de la population rurale.

Le Projet PRAADUM: l’engagement pour une agriculture durable

Dans un contexte haïtien de crises complexes et d’insécurité grandissante, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) maintient un engagement inébranlable auprès des communautés rurales. Depuis plus de quatre décennies, l’ITECA travaille à donner aux paysannes et paysans les outils pour devenir les acteurs de leur propre développement et pour améliorer concrètement leurs conditions de vie.

Cet engagement a conduit à la mise en œuvre du Projet d’Appui à l’Amélioration Durable des conditions de vie des ménages (PRAADUM/ Phase 2), au cœur de l’Artibonite, l’une des régions les plus affectées par les chocs climatiques et l’instabilité.

Des actions concrètes pour l’autonomie et l’environnement

Au cours de la deuxième année d’exécution (août 2024 à juillet 2025) et avec l’appui financier de Manos Unidas et Un Enfant par la Main, le projet PRAADUM II s’est attaqué aux racines de la vulnérabilité dans les communes de Saint-Marc, Verrettes et Gros-Morne.

Le principal axe d’intervention est le renforcement des systèmes de production agricole durable. Plus concrètement, l’ITECA a accompagné :

  • 200 chefs de famille (113 agriculteurs et 87 agricultrices) dans la mise en place de parcelles agroforestières pour renforcer la sécurité alimentaire et la résilience face aux aléas climatiques.
  • 72 parcelles maraîchères ont été établies, dont 48 gérées par des agricultrices, notamment à Saint-Marc et Verrettes.
  • 24 lots boisés ont été créés à Verrettes et Gros-Morne, contribuant directement à la protection de l’environnement et à l’adaptation aux effets du changement climatique.

Renforcer les capacités de prise de décision collective : un autre pilier du projet

Le projet va au-delà de la fourniture de semences et d’outils. Il intègre un volet crucial de renforcement des capacités pour que les communautés puissent s’organiser et prendre des décisions collectives :

  • Appui à l’entrepreneuriat : Deux (2) ateliers de transformation de produits agricoles ont été renforcés à Gros-Morne, portés par une organisation de jeunes et une organisation de femmes.
  • Inclusion financière : Dix (10) groupes MUSO (Mutuelles de Solidarité) à Saint-Marc et Verrettes ont été renforcés pour offrir de meilleurs services financiers à leurs membres.
  • Éducation environnementale : 15 établissements scolaires ont été sensibilisés à la protection de l’environnement et l’adaptation aux effets du changement climatique.

Au total, le projet PRAADUM II a touché directement 2296 personnes, dont 66% de femmes. L’augmentation de la production agricole et des revenus familiaux observée dans les zones d’intervention fait renaître l’espoir dans la région très fortement affectée les violences des gangs.

Ensemble, construisons un avenir meilleur avec et pour les communautés rurales en Haïti !

Le dispositif R2D2 : un outil pour renforcer la résilience des communautés en gestion des risques et désastres

« Renforcer les capacités des organisations de la société civile haïtienne dans la Gestion des Risques et Désastres, afin de participer à réduire les conséquences des catastrophes naturelles et d’améliorer la réponse aux urgences », tel est l’objectif du Dispositif de Réponses aux Risques pour le Développement Durable (R2D2). Ce programme est mis en en œuvre par un consortium d’organisations de la société civile haïtienne constitué par ADEMA, ITECA et Veterimed, avec l’appui financier de l’Agence française de Développement (AFD).

Ledit programme, selon son coordonnateur, Clifford Charles, cherche à améliorer durablement les capacités des OSC haïtiennes (membres du dispositif) en matière de gestions des risques et désastres.  S’étendant jusqu’à janvier 2026, le dispositif R2D2 est à une phase d’extension de 18 mois d’un projet de trois ans (2019-2022) mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) de concert avec VETERIMED et ADEMA. Il couvre les départements du Nord-Ouest / Centre / Ouest / Sud.

Le programme répond aux besoins de renforcement des acteurs locaux en termes de prévention, de préparation et de réponse aux aléas climatiques dans leurs zones d’intervention respectives, tout en s’inscrivant dans une perspective de renforcement durable de ces capacités. Son articulation avec le Système national de gestion des risques et des désastres (SNGRD) devra permettre d’améliorer la coordination des acteurs au niveau local et la circulation des informations entre les différents niveaux (local, communal, départemental). « La mise en place du dispositif de Réponses aux Risques pour le Développement Durable (R2D2) répond aux objectifs de Renforcer les capacités des organisations de la société civile haïtienne dans la Gestion des Risques et Désastres, afin de participer à la réduction des conséquences des catastrophes naturelles et d’améliorer la réponse aux urgences », a précisé Clifford Charles.

Dans le cadre dudit programme, M. Charles, annonce la tenue d’une série d’activités en prélude à la Journée Internationale de la Réduction des Risques de Catastrophes, célébrée chaque année le 13 octobre. Des activités qui se tiendront de concert avec les OSC et les structures de la Protection Civile.Le programme comprend trois composantes :

3)  Améliorer durablement les capacités des OSC haïtiennes en matière de GRD/ACC ;

2)  En cas de catastrophe naturelle, apporter une réponse rapide, locale et pertinente orientée vers le relèvement et le développement des communautés ;

3)   Assurer la coordination générale du dispositif, harmoniser les activités conduites et capitaliser les expériences et leçons.

Des résultats encourageants

Dans le cadre de la première phase du programme, financé par l’AFD à hauteur de 1.5 millions d’Euros, des résultats encourageants ont été enregistrés. Il s’agit entre autres de :

  • Mise en place de systèmes communautaires d’alerte précoce dans les sections communales de Lafond et Lavanneau (Jacmel) et de Citerne Rémy, Dos d’Âne, Lestère Déré et la Réserve (Baie-de-Henne) ;
  • Elaboration de 2 plans de réduction de risques au niveau des sections communales Mare-Henry de Cavaillon et Dory de Maniche ;
  • Installation de points d’eau d’abreuvement du bétail dans le Nord, correction de ravines et bassin de rétention d’eau dans les micro-bassins versants de Baie-de-Henne, mise en place de seuils de correction de ravines à Lafond (Jacmel) et travaux de conservation de sols (canaux de contour et bandes enherbées) dans la section communale de Lavanneau (Jacmel) ;
  • Réhabilitation d’un bureau de CASEC, avec objectif d’abri provisoire, dans la section communale Citerne Rémy à Baie-de-Henne ;
  • Capacité de mobilisation pré-catastrophique (cyclone – inondation) et de réponse aux urgences : veille-météo, cellule de crise centrale et cellule de crise spécifique à chaque OSC, disponibilité de fonds de contingence pour les petits projets d’urgence et de relèvement ;
  • Initiatives de réponses prises face à la crise sanitaire due au COVID, monitoring du passage des tempêtes ELSA, LAURA, GRACE, et réponses à l’urgence post-séisme du 14 août 2021.

Pour la phase d’extension du programme lancée suite au passage du tremblement 14 août 2021, grâce à un financement de l’AFD, le consortium gérant le programme souhaite atteindre les résultats suivants :

  • Renforcement interne des capacités des OSC haïtiennes en matière de GRD/ACC ;
  • Renforcement des acteurs locaux en matière de GRD/RRC/ACC ;
  • En cas de crise, évaluation rapide des dégâts et analyse des besoins ;
  • Déclenchement du fonds de contingence et mise en œuvre des projets d’urgence ou de relèvement ;
  • Coordination interne & Mécanisme de Suivi et Évaluation ;
  • Coordination externe & Alimentation du système d’information sur la GRD.

Renforcer l’hygiène dans les camps de déplacés : Le dispositif R2D2/MINKA appuyé par l’AFD aux côtés du Ministère de l’Environnement

Le 20 juin dernier, dans le cadre du mois de juin dédié à l’environnement par le Ministère de l’Environnement (MdE), le dispositif R2D2/MINKA a appuyé la distribution de kits d’hygiène dans des camps de déplacés. 1200 kits ont été distribués aux personnes déplacées hébergées dans les camps se trouvant au MTPTC, à Delmas 75 et à l’École Municipale Pierre Labitrie de Delmas. Cette intervention vient en appui au programme d’assainissement dans les camps d’hébergement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Le déplacement massif de familles, fuyant la violence des groupes armés, a malheureusement entraîné la saturation de nombreux sites d’hébergement improvisés. La promiscuité et le manque criant d’installations sanitaires y favorisent l’apparition de maladies hydriques, cutanées et diverses infections. Dans ce contexte d’urgence, la distribution de ces kits hygiéniques est vitale pour améliorer les conditions sanitaires. L’action ne se limite pas à la distribution ; elle inclut également des séances de sensibilisation aux bonnes pratiques d’assainissement, des opérations de fumigation et des nettoyages communautaires.

Une réponse rapide de 2 OSC partenaires du dispositif R2D2/MINKA: l’ITECA et VETERIMED

À la suite d’une sollicitation directe du Ministère de l’Environnement, l’ITECA et VETERIMED (2 OSC du dispositif R2D2/MINKA financé par l’Agence Française de Développement) ont rapidement facilité la constitution des 1200 kits sanitaires. Cette action s’inscrit dans le cadre de la prise en compte de la crise sécuritaire comme un phénomène anthropique provoquant une vague de plusieurs dizaines de milliers de familles déplacées principalement dans la zone métropolitaine. La composition des kits a bien intégré des besoins particuliers des filles et des femmes.

Et une coordination sur le terrain pour l’action de distribution

Une coordination  efficace impliquant les structures techniques du Ministère de l’Environnement (DCVA/DISE), les représentants communautaires, ainsi que divers partenaires institutionnels et humanitaires a facilité le bon déroulement de l’action de distribution dans les camps de déplacé.es.

Rappelons que le dispositif R2D2/MINKA regroupe 3 OSC haïtiennes:  l’ITECA comme chef de file, ADEMA et VETERIMED et il est soutenu financièrement par l’Agence Française de Développement (AFD).

L’ITECA renforce la gouvernance de la gestion des risques dans le Sud d’Haïti : Formation des CCPC de Cavaillon et Maniche

Dans le cadre de son engagement en faveur de la réduction des risques de catastrophes, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec la Direction Départementale de la Protection Civile (DDPC-Sud), a organisé deux sessions de formation en Gestion des Centres d’Opérations d’Urgences (GCOU). Ces formations se sont déroulées à Cavaillon du 10 au 12 mars 2025 et à Maniche du 13 au 15 mars 2025, marquant une étape significative dans la redynamisation des Comités Communaux de Protection Civile (CCPC) de ces communes.

Un partenariat stratégique pour des communautés plus résilientes

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du projet R2D2/MINKA (Réponses aux Risques pour un Développement Durable), financé par l’Agence Française de Développement (AFD). L’objectif principal est de renforcer les capacités des CCPC de Maniche et de Cavaillon comme acteurs locaux essentiels dans la mise en œuvre du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD). En améliorant la coordination et l’efficacité de la gestion des risques et des urgences au niveau local, l‘ITECA et ses partenaires contribuent à rendre ces communautés plus résilientes face aux aléas naturels.

Des formations ciblées pour une meilleure gestion des crises

Cette première phase de formation va permettre aux CCPC de Cavaillon et de Maniche d’assumer pleinement leurs missions de prévention et de réponse aux urgences. Les membres de ces deux comités ont bénéficié d’une formation approfondie en Gestion de Centre d’Opération d’Urgence, acquérant ainsi les compétences nécessaires pour gérer efficacement les opérations d’urgence au niveau local.

La DDPC-Sud a joué un rôle clé dans la validation des modules de formation et la supervision des trois jours de formation dans chaque commune, en déléguant des formateurs certifiés et un superviseur. L’animation conjointe de la formation par les formateurs de la DGPC qui ont pris en compte les connaissances de base des participants a permis d’assurer une formation adaptée et efficace. Des exposés magistraux, des ateliers en groupe et des séances de simulation ont été utilisés pour les participants de chaque formation, accompagnés de matériels didactiques pertinents.

Et pour une meilleure  coordination et un suivi rigoureux des impacts

Les formations devront faciliter des résultats concrets et significatifs :

  • Les membres des CCPC de Cavaillon et de Maniche sont désormais dotés des compétences essentielles pour gérer efficacement les centres d’opérations d’urgences.
  • Les rôles et responsabilités au sein des Centres d’Opérations d’Urgence Communaux (COUC) sont clairement définis et appropriés par les membres des CCPC, garantissant une meilleure organisation en situation de crise.
  • Un suivi rigoureux des impacts et, en ce sens, des sessions de formation supplémentaires et des appuis spécifiques, notamment en Système d’Alerte Précoce (SAP), sont prévus pour consolider les acquis et renforcer durablement les capacités des CCPC.

En investissant dans le renforcement des capacités des acteurs locaux, l’ITECA et ses partenaires contribuent à bâtir des communautés plus fortes et mieux préparées à faire face aux défis des risques et des urgences.

R2D2/MINKA | Risque sismique : l’ITECA et la DDPC-Sud organisent un exercice de simulation

Le 28 février 2025, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a poursuivi ses efforts de préparation aux catastrophes naturelles en organisant un exercice de simulation de tremblement de terre à son bureau régional du Sud. Cette initiative, menée en collaboration avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), s’inscrit dans le cadre du projet R2D2 (Réponse aux Risques pour un Développement Durable) /MINKA, financé par l’Agence Française de Développement (AFD).

Quel objectif du SIMEX ?

L’objectif principal de cet exercice a été d’améliorer la réactivité des parties prenantes aux risques sismiques, en simulant les conditions réelles d’un séisme. Il s’agissait plus spécifiquement de:

  • Sensibiliser aux comportements vitaux à adopter avant, pendant et après un séisme, en mettant l’accent sur la technique « Drop, Cover, Hold » (Se baisser, se protéger, s’accrocher).
  • Tester l’efficacité des procédures d’évacuation et des itinéraires de sortie, afin de garantir une évacuation rapide et sécurisée de tous les occupants.
  • Évaluer la coordination de l’équipe en situation de crise et l’application des rôles et responsabilités définis dans le plan de contingence de l’ITECA.

Pour quels résultats?

  1.  Une meilleure préparation pour :
  • Une meilleure compréhension des conduites à tenir en cas de séisme par l’ensemble du personnel ;
  • Un temps de réaction optimisé et une parfaite maîtrise des itinéraires d’évacuation ;
  • Un plan d’actions en cas de séisme, intégrant les leçons tirées de l’exercice ;
  • Un rapport détaillé de l’exercice de simulation, partagé avec toute l’équipe de l’ITECA.

2. Et quelle approche?

    Une approche participative facilitant:

    • L’implication de l’ensemble du personnel de l’ITECA, les accompagnateurs de la DDPC-Sud et les autres parties prenantes
    • Une préparation efficace, une exécution réaliste et une évaluation rigoureuse (débriefing collectif) afin d’améliorer la gestion des urgences sismiques.

    R2D2/MINKA : Un appui pour un renforcement durable des capacités en GRD

    Cet exercice de simulation se réalise dans le cadre du projet R2D2/MINKA, financé par l’Agence Française de Développement (AFD), qui vise à renforcer la résilience des communautés face aux risques naturels et la capacité des OSC haïtiennes en Gestion des Risques et Désastres.

    Renforcement des capacités locales pour une meilleure gestion des risques dans le Sud d’Haïti | Le CLPC de la 5ème Section Mercy plus outillé

    Afin de renforcer la résilience des communautés locales face aux catastrophes naturelles, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et la Direction Générale de la Protection Civile du département du Sud (DGPC-Sud), a organisé une formation de trois jours sur la gestion des centres d’opérations d’urgence (GCOU). Cette formation, qui s’est déroulée du 3 au 5 septembre 2024, était destinée aux 30 membres du Comité Local de Protection Civile (CLPC) de la 5ème section Mercy, commune des Cayes.

    Cette initiative vise à améliorer la capacité des acteurs locaux à prévenir, gérer et répondre aux urgences. Le programme de formation comprenait des exposés théoriques, des ateliers pratiques et des simulations s’appuyant sur les connaissances de base déjà acquises par les participants.

    Au travers de cette formation, des documents d’identification ont été remis aux membres du CLPC/CLGRD. Et en termes de suivi, des équipements de protection et d’intervention leur seront fournis dans les plus brefs délais afin de rendre la structure opérationnelle. De plus, un Plan de Contingence Multirisque (PCM) pour la section communale sera élaboré de manière participative avec les membres afin de mieux planifier les réponses aux crises et de renforcer la résilience communautaire.

    Cette formation s’inscrit dans une démarche plus globale de renforcement des capacités de la DGPC-Sud. En juillet 2024, une session de formation aux notions de base en gestion des risques et des catastrophes avait déjà été organisée à l’intention dudit CLPC, avec le soutien de l’Ambassade de France en Haïti.

    L’ITECA fait la promotion active pour le renforcement de la résilience des communautés locales en Haïti. Depuis le tremblement de terre de 2021, l’Institut a soutenu plusieurs CLPC dans le département du Sud, en leur fournissant des formations sur la gestion des abris provisoires, les systèmes d’alerte précoce, et en leur mettant à disposition du matériel d’intervention.

    À travers ces actions, l’ITECA contribue à rendre les communautés rurales plus autonomes face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, en les dotant des outils et des connaissances nécessaires pour agir de manière collective.

    Journée mondiale pour la conservation de l’écosystème des mangroves : l’ITECA et ses partenaires engagés pour la protection de ces milieux fragiles

    Mangroves à La Cahouanne, Commune de Tiburon

    Le 26 juillet consacré à la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves a pour objectif de sensibiliser le public autour de l’importance vitale de ces zones humides côtières pour la planète.

    Les mangroves jouent un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental. Elles constituent un habitat essentiel pour une riche biodiversité, protègent les littoraux contre l’érosion et les ondes de tempête et contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2.

    Malheureusement, ces écosystèmes extraordinaires disparaissent à un rythme alarmant, trois à cinq fois plus vite que la moyenne mondiale des forêts (UNESCO). En Haïti, comme dans d’autres régions tropicales, les mangroves sont menacées par la déforestation, la pollution et la conversion des terres à d’autres usages (MDE).

    Consciente des enjeux environnementaux et socio-économiques liés à la disparition des mangroves, l’ITECA s’engage activement dans leur protection et leur valorisation. À cet effet, des actions de sensibilisation auprès des communautés locales, de l’accompagnement des initiatives de reforestation et de gestion durable des mangroves sont conduites dans le cadre d’un plaidoyer plus large pour la mise en place de politiques publiques favorables à leur conservation.

    À l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves, l’ITECA lance un appel à la mobilisation collective pour la protection de ces milieux fragiles. Il invite les autorités Haïtiennes, les associations paysannes, les organisations de la société civile et les citoyens à s’engager concrètement dans la lutte contre la dégradation des mangroves et à promouvoir leur gestion durable.

    Ensemble, préservons les mangroves pour un avenir durable !

    6 juillet : Journée internationale des coopératives | L’ITECA réaffirme son partenariat indéfectible avec les coopératives

    La date du 6 juillet est consacrée à la Journée Internationale des Coopératives. Elle est célébrée en 2024 (#CoopsDay2024) sous le thème « Les entreprises coopératives aboutissent au développement durable pour tous-tes ». Cette journée met l’emphase sur la promotion des coopératives en tant que modèle d’entreprise pouvant mieux assurer des conditions de vie favorables et durables aux communautés au 21ème siècle.

    L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) occupe une place prépondérante dans la mission de l’ITECA dans l’accompagnement et l’autonomisation des paysans à pouvoir transformer leur propre réalité politique et socio-économique vers leur émergence comme acteurs collectifs. En effet, les coopératives et mutuelles sont jusqu’alors les formes sociales les mieux adaptées et privilégiées par les acteurs locaux dans leurs pratiques de gestion et d’organisation.

    Par conséquent, la promotion pour le renforcement et une meilleure structuration de ces organisations paysannes, ces plateformes et ces associations ou plus spécifiquement les coopératives de producteurs et productrices se révèle la stratégie la mieux appropriée. Ces initiatives économiques communautaires permettent une meilleure croissance inclusive et durable, une contribution adéquate dans la protection de l’environnement des communautés et une lutte collective contre le changement climatique plus globalement.

    Elles sont par ailleurs reconnues comme vectrices de valeurs fondamentales tels que le dialogue, la gouvernance démocratique et la propriété partagée qui peuvent contribuer à une meilleure gestion territoriale des communautés. Les coopératives sont, grosso modo, porteuses de paix et de stabilité. Elles rassemblent des personnes d’horizons divers sur un même pied d’égalité tout en favorisant la compréhension, le respect mutuel et le vivre ensemble entre elles.

    En ce sens, l’ITECA promeut et appuie différentes initiatives de création de richesses dans ses régions d’intervention dans le but de contribuer à la transformation des filières au bénéfice des paysans. Elles s’inscrivent ainsi dans une perspective de lutte globale des paysans et représentent des modèles ou des alternatives économiques pour inspirer leurs luttes revendicatives. À Savanette (#KAES), Belladère (#KOPWOTAB), Verrettes (#KOPWOKTAV), Saint-Marc (#KOTKOPAS), et Gros-Morne (#KOPKOMG), l’ITECA apporte un soutien considérable à la mise en place de vergers, de campagne de greffage et de reboisement, en formation technique (en matière de gestion financière avec dotation d’outils et manuels), et en géoréférencement de vergers…

    L’ITECA interpelle donc l’État, les acteurs locaux et les organisations de la société civile à promouvoir et développer des stratégies efficaces afin de mieux soutenir les entreprises sociales et de renforcer l’économie nationale. Plus spécifiquement, le soutien à l’économie paysanne se révèle un levier considérablement efficace dans la garantie de conditions de vie favorables au niveau des communautés locales en termes d’impact social, économique et environnemental.

    5 juin : Journée mondiale de l’environnement | L’ITECA mobilisé auprès des communautés rurales ou paysannes

    La date du 5 juin est consacrée par les Nations Unies à l’environnement au niveau mondial. Cette journée a pour objectif d’encourager tous.toutes à participer aux efforts de protection et de restauration de la Terre. Elle est l’occasion de sensibiliser la population mondiale sur l’adoption des pratiques respectueuses de l’environnement et de la conscientiser autour de l’incidence néfaste des actions anthropiques sur la planète.

    Pour cette année, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification retient le thème « La restauration des terres, la désertification et la résistance à la sécheresse ». Les réflexions et les différentes actions liées à ce thème sont à soutenir par le slogan « Nos terres. Notre avenir. Nous sommes la #Génération Restauration. »

    Dans l’engagement de l’ITECA auprès des communautés rurales, la dégradation environnementale du milieu devient une préoccupation majeure. La dimension environnementale s’impose dans un pays ou le milieu devient de plus en plus fragile. En effet, à la dégradation écologique s’ajoutent les effets du changement climatique affectant de plus en plus l’économie rurale et les conditions de vie des populations, particulièrement les femmes et les jeunes.

    Plus globalement, 40% des terres de la planète sont dégradées, cela affecte directement la moitié de la population mondiale et menace environ la moitié du PIB mondial. (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification). Par conséquent, les actions doivent de plus en plus se tourner vers une amélioration continue de la qualité de vie des citoyens par la prise en compte de l’urgence environnementale sans compromettre la vie des générations actuelles et celle des générations futures (IFDD).

    À l’occasion de cette journée du 5 juin, l’ITECA renouvelle son engagement à soutenir les luttes et revendications paysannes et à continuer à travailler à la prévention des risques que cette crise de l’environnement accentue sur les populations locale, nationale et la planète entière.

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