Haïti : Le projet R2D2 renforce la résilience communautaire face aux risques naturels

Face à la vulnérabilité chronique d’Haïti aux aléas naturels, le consortium composé de l’ITECA (chef de file), ADEMA et VETERIMED intensifie ses actions sur le terrain. À travers le projet Réponse aux Risques pour un Développement Durable (R2D2), financé par l’Agence Française de Développement (AFD), une série d’exercices de simulation (SIMEX) et de formations stratégiques sont déployés pour renforcer la préparation des communautés et leurs capacités de réponse aux risques.

Tester les plans d’urgence dans le Sud : l’approche Learning by doing

Dans les communes de Maniche (Dory) et de Cavaillon (Mare Henry), la théorie laisse place à la pratique. L’ITECA, en étroite coordination avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), organise des Exercices de Simulation (SIMEX) multi-aléas.

L’objectif poursuivi : tester l’efficacité des plans d’urgence communautaire existants. En mettant les Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) en situation réelle, le projet permet d’identifier les failles de coordination et de renforcer les réflexes de réponse. Cette approche participative garantit que, face aux inondations ou aux ouragans, les leaders locaux sachent exactement comment protéger les vies et les infrastructures.

Les écoles : des espaces prioritaires de la prévention

La résilience se construit dès le plus jeune âge. Le projet R2D2 met un accent particulier sur la sécurité en milieu scolaire. À Dory et Mare Henry, l’ITECA accompagne la mise en place de six comités d’urgence scolaires.

Ces comités, composés d’élèves et de personnel, sont formés aux procédures d’alerte et d’évacuation face aux séismes, cyclones et urgences sanitaires. En ancrant une culture du risque au cœur des établissements, le projet protège non seulement les enfants, mais transforme également chaque élève en un vecteur de sensibilisation pour sa propre famille.

Expertise technique dans le Nord-Ouest avec ADEMA

Parallèlement, dans le département du Nord-Ouest, le partenaire ADEMA finalise la validation opérationnelle des structures locales à Baie-de-Henne et Bombardopolis. Deux rendez-vous majeurs marquent le mois de février 2026 :

  • Le 20 février à Plateforme (Bombardopolis) : Un exercice dédié aux techniques de sauvetage aquatique.
  • Le 25 février à Citerne Rémy (Baie-de-Henne) : Une simulation focalisée sur la réponse aux risques cycloniques.

Une coordination institutionnelle pour un impact durable

L’ampleur de ces activités témoigne de l’ambition du projet R2D2 : ne plus simplement répondre aux catastrophes, mais prévenir et se préparer face aux risques. En renforçant la capacité opérationnelle des acteurs de base et en assurant une coordination fluide avec les autorités nationales, l’ITECA et ses partenaires bâtissent un bouclier durable pour les populations les plus exposées.

La sécurité de demain se prépare aujourd’hui, au sein même de nos communautés !

Le Dispositif R2D2/MINKA en première ligne dans la réponse d’urgence à l’ouragan Mélissa

Le 29 octobre 2025, Haïti a été frappée par l’ouragan Melissa, un ouragan de catégorie 5 et d’une violence exceptionnelle. Avec des vents dépassant les 250 kilomètres à l’heure et des vagues gigantesques, les dégâts matériels et humains ont été considérables, affectant durement les départements du Sud et du Nord-Ouest, zones d’intervention clés du dispositif R2D2/MINKA.

Ces intempéries majeures ont accentué la vulnérabilité socio-économique et alimentaire des ménages ruraux, provoqué la dégradation de plusieurs tronçons routiers, emporté du bétail ainsi que des équipements de pêche, et détruit une grande partie des moyens de subsistance locaux. Le bilan humain déplore tragiquement 43 vies perdues à travers le pays.

Une mobilisation rapide et une réponse d’urgence concertée grâce au Fonds de Contingence de R2D2/MINKA

Face à l’ampleur de la crise, le dispositif Réponse aux Risques pour un Développement Durable (R2D2/MINKA) a immédiatement activé son Fonds de Contingence dans le souci de renforcer les moyens de subsistance des familles sinistrées et collaborer étroitement avec les structures locales de Protection Civile. Ce mécanisme, porté par le consortium d’organisations haïtiennes (ITECA chef de file, ADEMA et VETERIMED) avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), permet de déployer une aide rapide et multisectorielle.

Les actions concrètes et sectorielles dans les départements du Sud et du Nord-Ouest

  1. Relance Agricole et Infrastructures (ITECA)

L’ITECA concentre ses efforts sur des communes touchées du Sud, notamment Aquin (2e section Bellevue) et Cavaillon (5e section Laroque, 3e section Gros-Marin et 4ème Mare Henri), en fournissant :

  • Des semences de cultures maraîchères (Tomate, poivron, chou, gombo, etc), de maïs et d’haricot, ainsi que des plants de banane pour relancer la production vivrière
  • Des outils de travail agricole (machette, pioche, houe)
  • Des ovins (moutons) pour restaurer le capital des ménages
  • Du matériel aratoire au CLPC de la 2e section Bellevue (Aquin) et de la 3ème section Gros-Marin (Cavaillon) pour l’amélioration des routes agricoles.
  1. Restauration du capital bétail (VETERIMED)

Pour sécuriser le capital essentiel des familles, VETERIMED intervient auprès de 445 familles dans le Sud, en fournissant du bétail pour renouveler les pertes :

  • 220 familles bénéficiaires d’ovins à Arniquet
  • 225 familles bénéficiaires d’ovins et caprins à Torbeck (Durcis et Beraud).
  1. Rétablissement des Accès et Protection Côtière (ADEMA)

Dans le Nord-Ouest, ADEMA se concentre sur la restauration des infrastructures et le soutien aux pêcheurs :

  • Rétablissement de l’accès aux axes routiers cruciaux (Bombardopolis à Baie-de-Henne) au bénéfice de plus de 40 000 personnes
  • Assistance en matériels de pêche pour quatre associations de pêcheurs de Bombardopolis et Baie-de-Henne
  • À Baie-de-Henne, des travaux urgents de stabilisation (Gabions, canaux) sont entrepris sur la ravine La Coupe pour la protection des berges et des structures
  • Distribution de 600 moustiquaires pour la prévention des maladies post-catastrophe.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité de l’engagement du dispositif R2D2/MINKA à renforcer la résilience des communautés rurales face aux chocs climatiques récurrents. Le R2D2/MINKA réaffirme sa détermination à être aux côtés des populations, en s’appuyant sur les structures locales pour une réponse toujours plus efficace aux risques de catastrophe avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD).

Le projet R2D2 au cœur d’une réponse humanitaire plus juste

Du 10 au 20 septembre 2025, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en collaboration avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), a mené une série de formations essentielles. Ces sessions, organisées dans le cadre du projet R2D2, ont eu lieu à Dory (Maniche), Mare Henry (Cavaillon) et Bellevue (Aquin) et visaient à renforcer les capacités des Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) en matière d’égalité de genre et de lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

L’objectif de cette initiative est clair : outiller les membres des comités pour qu’ils puissent intégrer la dimension de genre et la prévention des VBG dans tous les aspects de leur réponse humanitaire. Cela devra contribuer à garantir une participation équitable des femmes et des hommes dans la gestion des urgences et renforçant par ainsi la résilience communautaire grâce à une approche inclusive et respectueuse des droits humains.

Une méthode participative pour un impact durable

Les formations ont été animées en créole par des formateurs certifiés par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC). Grâce à une approche participative, les participants et participantes ont pu échanger leurs expériences à travers des études de cas concrètes. Un accent particulier a été mis sur l’importance d’une participation égale et sur la prise en compte des besoins spécifiques des personnes vulnérables.

Ces sessions de formation sont la suite logique de l’appui déjà fourni par l’ITECA pour la mise en place et la structuration des CLPC. L’objectif est de garantir que les réponses humanitaires soient non seulement efficaces, mais également inclusives et sensibles au genre. Pour s’assurer de l’intégration de ces nouvelles compétences, une simulation d’urgence sera organisée prochainement.

Avec ce projet appuyé par l’Agence Française de Développement (AFD), l’ITECA continue sa mission de lutte pour l’autonomisation communautaire, la réduction des inégalités sociales et l’amélioration des réponses locales face aux urgences.

L’ITECA renforce la gouvernance de la gestion des risques dans le Sud d’Haïti : Formation des CCPC de Cavaillon et Maniche

Dans le cadre de son engagement en faveur de la réduction des risques de catastrophes, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec la Direction Départementale de la Protection Civile (DDPC-Sud), a organisé deux sessions de formation en Gestion des Centres d’Opérations d’Urgences (GCOU). Ces formations se sont déroulées à Cavaillon du 10 au 12 mars 2025 et à Maniche du 13 au 15 mars 2025, marquant une étape significative dans la redynamisation des Comités Communaux de Protection Civile (CCPC) de ces communes.

Un partenariat stratégique pour des communautés plus résilientes

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du projet R2D2/MINKA (Réponses aux Risques pour un Développement Durable), financé par l’Agence Française de Développement (AFD). L’objectif principal est de renforcer les capacités des CCPC de Maniche et de Cavaillon comme acteurs locaux essentiels dans la mise en œuvre du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD). En améliorant la coordination et l’efficacité de la gestion des risques et des urgences au niveau local, l‘ITECA et ses partenaires contribuent à rendre ces communautés plus résilientes face aux aléas naturels.

Des formations ciblées pour une meilleure gestion des crises

Cette première phase de formation va permettre aux CCPC de Cavaillon et de Maniche d’assumer pleinement leurs missions de prévention et de réponse aux urgences. Les membres de ces deux comités ont bénéficié d’une formation approfondie en Gestion de Centre d’Opération d’Urgence, acquérant ainsi les compétences nécessaires pour gérer efficacement les opérations d’urgence au niveau local.

La DDPC-Sud a joué un rôle clé dans la validation des modules de formation et la supervision des trois jours de formation dans chaque commune, en déléguant des formateurs certifiés et un superviseur. L’animation conjointe de la formation par les formateurs de la DGPC qui ont pris en compte les connaissances de base des participants a permis d’assurer une formation adaptée et efficace. Des exposés magistraux, des ateliers en groupe et des séances de simulation ont été utilisés pour les participants de chaque formation, accompagnés de matériels didactiques pertinents.

Et pour une meilleure  coordination et un suivi rigoureux des impacts

Les formations devront faciliter des résultats concrets et significatifs :

  • Les membres des CCPC de Cavaillon et de Maniche sont désormais dotés des compétences essentielles pour gérer efficacement les centres d’opérations d’urgences.
  • Les rôles et responsabilités au sein des Centres d’Opérations d’Urgence Communaux (COUC) sont clairement définis et appropriés par les membres des CCPC, garantissant une meilleure organisation en situation de crise.
  • Un suivi rigoureux des impacts et, en ce sens, des sessions de formation supplémentaires et des appuis spécifiques, notamment en Système d’Alerte Précoce (SAP), sont prévus pour consolider les acquis et renforcer durablement les capacités des CCPC.

En investissant dans le renforcement des capacités des acteurs locaux, l’ITECA et ses partenaires contribuent à bâtir des communautés plus fortes et mieux préparées à faire face aux défis des risques et des urgences.

Renforcement des capacités locales pour une meilleure gestion des risques dans le Sud d’Haïti | Le CLPC de la 5ème Section Mercy plus outillé

Afin de renforcer la résilience des communautés locales face aux catastrophes naturelles, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et la Direction Générale de la Protection Civile du département du Sud (DGPC-Sud), a organisé une formation de trois jours sur la gestion des centres d’opérations d’urgence (GCOU). Cette formation, qui s’est déroulée du 3 au 5 septembre 2024, était destinée aux 30 membres du Comité Local de Protection Civile (CLPC) de la 5ème section Mercy, commune des Cayes.

Cette initiative vise à améliorer la capacité des acteurs locaux à prévenir, gérer et répondre aux urgences. Le programme de formation comprenait des exposés théoriques, des ateliers pratiques et des simulations s’appuyant sur les connaissances de base déjà acquises par les participants.

Au travers de cette formation, des documents d’identification ont été remis aux membres du CLPC/CLGRD. Et en termes de suivi, des équipements de protection et d’intervention leur seront fournis dans les plus brefs délais afin de rendre la structure opérationnelle. De plus, un Plan de Contingence Multirisque (PCM) pour la section communale sera élaboré de manière participative avec les membres afin de mieux planifier les réponses aux crises et de renforcer la résilience communautaire.

Cette formation s’inscrit dans une démarche plus globale de renforcement des capacités de la DGPC-Sud. En juillet 2024, une session de formation aux notions de base en gestion des risques et des catastrophes avait déjà été organisée à l’intention dudit CLPC, avec le soutien de l’Ambassade de France en Haïti.

L’ITECA fait la promotion active pour le renforcement de la résilience des communautés locales en Haïti. Depuis le tremblement de terre de 2021, l’Institut a soutenu plusieurs CLPC dans le département du Sud, en leur fournissant des formations sur la gestion des abris provisoires, les systèmes d’alerte précoce, et en leur mettant à disposition du matériel d’intervention.

À travers ces actions, l’ITECA contribue à rendre les communautés rurales plus autonomes face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, en les dotant des outils et des connaissances nécessaires pour agir de manière collective.

Journée mondiale pour la conservation de l’écosystème des mangroves : l’ITECA et ses partenaires engagés pour la protection de ces milieux fragiles

Mangroves à La Cahouanne, Commune de Tiburon

Le 26 juillet consacré à la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves a pour objectif de sensibiliser le public autour de l’importance vitale de ces zones humides côtières pour la planète.

Les mangroves jouent un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental. Elles constituent un habitat essentiel pour une riche biodiversité, protègent les littoraux contre l’érosion et les ondes de tempête et contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2.

Malheureusement, ces écosystèmes extraordinaires disparaissent à un rythme alarmant, trois à cinq fois plus vite que la moyenne mondiale des forêts (UNESCO). En Haïti, comme dans d’autres régions tropicales, les mangroves sont menacées par la déforestation, la pollution et la conversion des terres à d’autres usages (MDE).

Consciente des enjeux environnementaux et socio-économiques liés à la disparition des mangroves, l’ITECA s’engage activement dans leur protection et leur valorisation. À cet effet, des actions de sensibilisation auprès des communautés locales, de l’accompagnement des initiatives de reforestation et de gestion durable des mangroves sont conduites dans le cadre d’un plaidoyer plus large pour la mise en place de politiques publiques favorables à leur conservation.

À l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves, l’ITECA lance un appel à la mobilisation collective pour la protection de ces milieux fragiles. Il invite les autorités Haïtiennes, les associations paysannes, les organisations de la société civile et les citoyens à s’engager concrètement dans la lutte contre la dégradation des mangroves et à promouvoir leur gestion durable.

Ensemble, préservons les mangroves pour un avenir durable !

5 juin : Journée mondiale de l’environnement | L’ITECA mobilisé auprès des communautés rurales ou paysannes

La date du 5 juin est consacrée par les Nations Unies à l’environnement au niveau mondial. Cette journée a pour objectif d’encourager tous.toutes à participer aux efforts de protection et de restauration de la Terre. Elle est l’occasion de sensibiliser la population mondiale sur l’adoption des pratiques respectueuses de l’environnement et de la conscientiser autour de l’incidence néfaste des actions anthropiques sur la planète.

Pour cette année, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification retient le thème « La restauration des terres, la désertification et la résistance à la sécheresse ». Les réflexions et les différentes actions liées à ce thème sont à soutenir par le slogan « Nos terres. Notre avenir. Nous sommes la #Génération Restauration. »

Dans l’engagement de l’ITECA auprès des communautés rurales, la dégradation environnementale du milieu devient une préoccupation majeure. La dimension environnementale s’impose dans un pays ou le milieu devient de plus en plus fragile. En effet, à la dégradation écologique s’ajoutent les effets du changement climatique affectant de plus en plus l’économie rurale et les conditions de vie des populations, particulièrement les femmes et les jeunes.

Plus globalement, 40% des terres de la planète sont dégradées, cela affecte directement la moitié de la population mondiale et menace environ la moitié du PIB mondial. (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification). Par conséquent, les actions doivent de plus en plus se tourner vers une amélioration continue de la qualité de vie des citoyens par la prise en compte de l’urgence environnementale sans compromettre la vie des générations actuelles et celle des générations futures (IFDD).

À l’occasion de cette journée du 5 juin, l’ITECA renouvelle son engagement à soutenir les luttes et revendications paysannes et à continuer à travailler à la prévention des risques que cette crise de l’environnement accentue sur les populations locale, nationale et la planète entière.

Saison cyclonique 2024 : l’ITECA et le Dispositif R2D2 au service de la résilience des communautés

Ce 1er juin marque l’ouverture officielle de la saison cyclonique qui s’étend jusqu’au 30 novembre 2024. Cette saison s’annonce particulièrement active. Jusqu’à 39 phénomènes cycloniques sont attendus dont 12 seront suffisamment puissants pour être considérés comme des ouragans sur l’Atlantique Nord (Michael Mann, climatologue de l’Université de Pennsylvanie).

La chaleur record des océans constatée récemment et l’arrivée potentielle d’un phénomène La Niña laisse présager que la saison 2024 réunirait les « conditions idéales » pour la formation d’ouragans majeurs. Les activités climatique et cyclonique sont entraînées par le phénomène La Niña, à l’opposé de El Niño. En tant que phénomène climatique récurrent, La Niña affecte le climat mondial dans son ensemble et impacte également l’activité cyclonique à l’échelle planétaire.

Haïti pourra faire face à 23 phénomènes nommés, dont 11 potentiels ouragans cette saison (Emmanuel Pierre, DGPC), compte tenu de sa position dans le bassin Caraïbes (lui-même situé dans l’Océan Atlantique Nord et près du golfe du Mexique).

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et le Dispositif R2D2 soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) appuient le renforcement des capacités des communautés rurales et des autorités locales pour une meilleure gouvernance en Gestion des Risques et Désastres (GRD) afin de réduire les vulnérabilités et augmenter la résilience communautaire. La Gestion des Risques et des Désastres constitue un axe transversal de la stratégie d’intervention de l’ITECA.

L’ITECA a également initié ou poursuivi le partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et Cités Unies France (CUF) pour renforcer les instances locales de la Protection Civile (CLPC et CCPC) dans le département du Sud.

À l’occasion de l’ouverture de la saison cyclonique 2024, l’ITECA recommande vivement aux communautés locales de rester informées et vigilantes, d’écouter et de mettre en pratique les consignes de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et des autorités locales.

L’ITECA et le Dispositif R2D2 apporteront pendant la saison cyclonique de l’année 2024, en étroite collaboration avec la DGPC, leur contribution pour rendre encore plus résilientes les communautés paysannes ou rurales.

La phase pilote du projet de reconstruction Tèt Ansanm à Cavaillon dans le Sud progresse au gré du contexte actuel

Dans la commune de Cavaillon, frappée durement par le séisme du 14 août 2021, la phase pilote du volet de reconstruction Tèt Ansanm du projet de relèvement, mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et la Coordination des Organisations de Cavaillon pour le Changement (COCC), est à sa dernière ligne droite.

Le volet construction Tèt Ansanm est intégré au Programme d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (PARECOM). Cette intervention ciblée concentrée dans la commune de Cavaillon vise le relogement de 40 familles paysannes affectées par le séisme du 14 août 2021.

Vingt (20) familles paysannes ont déjà pu accéder à leur logement para sismique et cyclonique.  La construction des 20 maisons restantes progresse à un rythme relativement soutenu, malgré les contraintes liées à la dégradation de la situation sécuritaire.  La stratégie pour la reconstruction des maisons se fonde sur l’entraide communautaire avec la mobilisation des groupes solidaires et autres structures d’affiliation des participant-e-s. Ce mécanisme joue également un rôle clé dans le raffermissement du lien social dans les communautés ciblées.

Le volet de reconstruction Tèt Ansanm démontre une fois de plus la force de l’engagement collectif et solidaire au niveau des communautés rurales et paysannes. L’espoir renaît dans la commune de Cavaillon !

La mise à échelle du projet après la phase pilote est vivement souhaitée tant par les familles affectées, les acteurs de la société civile, de même que par les autorités locales.

La phase pilote du projet Tèt Ansanm bénéficie du soutien financier et technique de l’Agence Française de Développement (AFD), Développement et Paix, de la Fondation Roncalli, la Fondasyon Konesans ak Libète (FOKAL), de la mairie de Cavaillon et de Architectures Sans Frontières du Québec (ASFQ).

R2D2 a tenu son deuxième atelier autour du plaidoyer pour l’intégration des OSC haïtiennes dans le SNGRD

Le dispositif Réponses aux Risques pour un Développement Durable (R2D2) regroupant ITECA, ADEMA et VETERIMED, en partenariat avec la Direction de Formation et d’Exercices de simulation (DFE) de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et l’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Actions (AGERCA) a organisé un atelier de plaidoyer pour l’intégration des OSC haïtiennes dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) le 15 novembre 2023 à l’hôtel Montana avec le financement de l’Agence Française de Développement (AFD).

Cet atelier s’inscrit dans l’objectif de sensibiliser des organisations de la société civile haïtienne autour du rôle crucial qu’elles sont appelées à jouer dans la gestion des risques et désastres dans une perspective de mieux accompagner la population haïtienne en période d’urgence ou de catastrophe. Cette séance de travail visait également à orienter les réflexions émises vers l’exploration du mécanisme approprié pour l’intégration des OSC dans le Système National de Gestion des Risques de Désastres (SNGRD).

Cet atelier de plaidoyer pour le renforcement du SNGRD qui revendique la place de la société civile au Groupe d’Appui de la Société Civile (GASC) conformément à l’article 33 du décret portant création dudit système et au Plan National de gestion des risques de désastre (2019 – 2030), fait suite à un autre tenu le 19 avril 2022 dernier. Cet atelier-là ébauchait, entre autres, les premières réflexions et les séances de travail mobilisant les OSC haïtiennes en vue d’influencer les politiques en matière de gestion des risques et des désastres dans le pays.

Dans le cadre de cet atelier toujours très participatif, des cellules de travail ont été organisées, avec une répartition en groupe de représentants d’OSC haïtiennes, d’ONG internationales et d’Agences des Nations-Unies, de l’AGERCA, et de la DGPC. Lors des séances plénières, les débats se sont portés sur les thématiques telles que : Comment les OSC haïtiennes peuvent-elles contribuer de manière effective aux différentes phases de la GRD en Haïti ? Comment peut-on assurer l’intégration des OSC au niveau du GASC, au même titre que les entreprises privées ? Quel lien peut-on établir entre les entreprises privées à but lucratif et les OSC à but non lucratif en matière de GRD ?

Les participants ont été amenés à discuter à fond des différents sujets. Ils devaient également formuler des propositions portant sur l’intégration complète et formelle des OSC haïtiennes dans le SNGRD. Il a été recommandé : « Qu’un plan d’action visant l’intégration effective des OSC dans le GASC soit élaboré et partagé avec toutes les parties prenantes. »

Le dispositif Réponses aux Risques pour un Développement Durable (R2D2) fera le suivi approprié et une proposition de plan d’action sera soumise aux différentes parties prenantes. L’intégration des OSC haïtiennes dans la gouvernance locale en matière de gestion des risques et des désastres en période de catastrophe ou d’urgence en Haïti demeure un impératif. Le dispositif R2D2 qui est appuyé par l’Agence Française de Développement (AFD) y jouera sa partition.

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