La gouvernance agricole locale se renforce avec la tenue de la première Table de Concertation Agricole dans la commune de Cavaillon

Dans sa démarche constante de renforcer l’autonomie et les capacités des communautés rurales et paysannes, la gouvernance locale constitue un outil clé.

Le 9 octobre 2025, l’ITECA a appuyé la tenue de la première Table de Concertation Agricole Communale (CAC) à Cavaillon, apportant un soutien structurant au Bureau Agricole Communal (BAC). Cet événement a été organisé dans le cadre du lancement opérationnel du projet “Renforcement de la Production Agricole pour une Amélioration Durable de la Situation Alimentaire dans la commune de Cavaillon” (RAPASA).

Un rassemblement inédit d’acteurs clés

Plus qu’une simple réunion, cette TCAC a été un véritable forum de dialogue réunissant plus de 75 participant(e)s autour des enjeux cruciaux de l’agriculture communale. Il y a lieu de souligner notamment la présence de :

  • Autorités Locales : Maires (Myriame Jean Louis et Jean Marie Naissant), CASEC et ASEC, soulignant l’engagement politique des élus.
  • Partenaires Techniques : Le Directeur Départemental de l’Agriculture du Sud (DDAS), M. Marcelin Aubourg et son adjoint Fritz Moise, les responsables du BAC de Cavaillon, ainsi que d’autres cadres du secteur.
  • Partenaires Financiers : Des représentants du Mennonite Central Committee (MCC) bailleur du projet RAPASA, du CECI, etc.
  • Acteurs de Terrain : Association de producteurs-trices, association d’irrigants, professionnels évoluant dans le secteur…

Une large vulgarisation du Projet RAPASA

L’ITECA a présenté en détail les réalisations initiales et les orientations stratégiques du projet RAPASA, visant l’amélioration durable de la sécurité alimentaire dans la commune. Les discussions qui ont suivi ont permis de débattre des axes d’intervention, de leurs retombées potentielles pour la commune de Cavaillon, et de leur articulation avec les priorités de la Direction Départementale Agricole du Sud (DDAS).

Cette initiative communale fait suite à une présentation du projet au niveau de la Table de Concertation Sectorielle Agricole Départementale du Sud, assurant ainsi une coordination verticale des efforts.

La gouvernance agricole locale doit être participative

La tenue de cette TCAC dans la commune de Cavaillon illustre l’engagement profond de l’ITECA pour le renforcement de la gouvernance agricole locale. En appuyant ces espaces de concertation inclusifs, l’organisation soutient les paysannes et paysans dans leurs projets de lutte collective, leur permettant d’influencer positivement les politiques agricoles et de transformer durablement leurs conditions d’existence.

À travers le projet RAPASA, l’ITECA réaffirme sa mission : accompagner les communautés à devenir les piliers de leur propre développement.

Journée mondiale pour la conservation de l’écosystème des mangroves : l’ITECA et ses partenaires engagés pour la protection de ces milieux fragiles

Mangroves à La Cahouanne, Commune de Tiburon

Le 26 juillet consacré à la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves a pour objectif de sensibiliser le public autour de l’importance vitale de ces zones humides côtières pour la planète.

Les mangroves jouent un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental. Elles constituent un habitat essentiel pour une riche biodiversité, protègent les littoraux contre l’érosion et les ondes de tempête et contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2.

Malheureusement, ces écosystèmes extraordinaires disparaissent à un rythme alarmant, trois à cinq fois plus vite que la moyenne mondiale des forêts (UNESCO). En Haïti, comme dans d’autres régions tropicales, les mangroves sont menacées par la déforestation, la pollution et la conversion des terres à d’autres usages (MDE).

Consciente des enjeux environnementaux et socio-économiques liés à la disparition des mangroves, l’ITECA s’engage activement dans leur protection et leur valorisation. À cet effet, des actions de sensibilisation auprès des communautés locales, de l’accompagnement des initiatives de reforestation et de gestion durable des mangroves sont conduites dans le cadre d’un plaidoyer plus large pour la mise en place de politiques publiques favorables à leur conservation.

À l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves, l’ITECA lance un appel à la mobilisation collective pour la protection de ces milieux fragiles. Il invite les autorités Haïtiennes, les associations paysannes, les organisations de la société civile et les citoyens à s’engager concrètement dans la lutte contre la dégradation des mangroves et à promouvoir leur gestion durable.

Ensemble, préservons les mangroves pour un avenir durable !

5 juin : Journée mondiale de l’environnement | L’ITECA mobilisé auprès des communautés rurales ou paysannes

La date du 5 juin est consacrée par les Nations Unies à l’environnement au niveau mondial. Cette journée a pour objectif d’encourager tous.toutes à participer aux efforts de protection et de restauration de la Terre. Elle est l’occasion de sensibiliser la population mondiale sur l’adoption des pratiques respectueuses de l’environnement et de la conscientiser autour de l’incidence néfaste des actions anthropiques sur la planète.

Pour cette année, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification retient le thème « La restauration des terres, la désertification et la résistance à la sécheresse ». Les réflexions et les différentes actions liées à ce thème sont à soutenir par le slogan « Nos terres. Notre avenir. Nous sommes la #Génération Restauration. »

Dans l’engagement de l’ITECA auprès des communautés rurales, la dégradation environnementale du milieu devient une préoccupation majeure. La dimension environnementale s’impose dans un pays ou le milieu devient de plus en plus fragile. En effet, à la dégradation écologique s’ajoutent les effets du changement climatique affectant de plus en plus l’économie rurale et les conditions de vie des populations, particulièrement les femmes et les jeunes.

Plus globalement, 40% des terres de la planète sont dégradées, cela affecte directement la moitié de la population mondiale et menace environ la moitié du PIB mondial. (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification). Par conséquent, les actions doivent de plus en plus se tourner vers une amélioration continue de la qualité de vie des citoyens par la prise en compte de l’urgence environnementale sans compromettre la vie des générations actuelles et celle des générations futures (IFDD).

À l’occasion de cette journée du 5 juin, l’ITECA renouvelle son engagement à soutenir les luttes et revendications paysannes et à continuer à travailler à la prévention des risques que cette crise de l’environnement accentue sur les populations locale, nationale et la planète entière.

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