Agroécologie à Cavaillon : l’ITECA propulse l’autonomie des femmes

Dans le cadre du projet « Agroécologie et Jeunesse Solidaire en Bretagne et Haïti », l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a formé, les 5 et 6 février 2026, trente agricultrices de la 2ème section communale de Cavaillon. Cet atelier portant sur le maraîchage agroécologique contribue à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience climatique.

Soutenir les piliers de l’économie locale

À Cavaillon, les femmes assurent l’essentiel de la production agricole et de la gestion domestique. Pourtant, le manque d’appui technique freine souvent leur productivité. Pour répondre à ce défi, l’ITECA mise sur le renforcement des capacités. L’objectif est double : améliorer la situation socio-économique des femmes et garantir une production maraîchère de qualité face à une demande croissante.

Une formation pratique et participative

Durant deux journées intenses, les participantes ont alterné théorie et pratique avec des échanges portant sur des thématiques suivantes :

  • Étapes de création d’un jardin maraîcher ;
  • Gestion des pépinières et fertilisation organique ;
  • Lutte écologique contre les maladies et insectes nuisibles.

La mise en pratique a permis aux femmes de maîtriser la préparation de la terre et la réalisation de plates-bandes pour le semis, des gestes techniques essentiels pour optimiser les récoltes.

« Je vais partager ce savoir »

La satisfaction est palpable à l’issue de la formation. Yvrose Léon, l’une des bénéficiaires, témoigne :

« Avant, j’ignorais comment préparer la terre ou respecter les distances de semis. Je suis très satisfaite et je vais partager ces connaissances avec mes consœurs des organisations de femmes dont je suis membre. »

Un impact durable et intergénérationnel

Le projet ne se limite pas à la salle de formation. En termes de suivi, ces 30 femmes seront accompagnées dans la gestion de 30 jardins agroécologiques individuels. Elles partageront ensuite leurs expériences à la jeunesse locale, encadrant la mise en place de 10 jardins scolaires dans la commune.

Une solidarité sans frontières

Cette initiative bénéficie du soutien de partenaires bretons (Saint-Brieuc Armor Agglomération, Ville de Brest, Département Ille-et-Vilaine) et du financement du CCFD-Terre Solidaire et de la Région Bretagne. Ensemble, l’ITECA et ses partenaires réaffirment leur engagement pour une agriculture paysanne durable et résiliente.

Le Dispositif R2D2/MINKA en première ligne dans la réponse d’urgence à l’ouragan Mélissa

Le 29 octobre 2025, Haïti a été frappée par l’ouragan Melissa, un ouragan de catégorie 5 et d’une violence exceptionnelle. Avec des vents dépassant les 250 kilomètres à l’heure et des vagues gigantesques, les dégâts matériels et humains ont été considérables, affectant durement les départements du Sud et du Nord-Ouest, zones d’intervention clés du dispositif R2D2/MINKA.

Ces intempéries majeures ont accentué la vulnérabilité socio-économique et alimentaire des ménages ruraux, provoqué la dégradation de plusieurs tronçons routiers, emporté du bétail ainsi que des équipements de pêche, et détruit une grande partie des moyens de subsistance locaux. Le bilan humain déplore tragiquement 43 vies perdues à travers le pays.

Une mobilisation rapide et une réponse d’urgence concertée grâce au Fonds de Contingence de R2D2/MINKA

Face à l’ampleur de la crise, le dispositif Réponse aux Risques pour un Développement Durable (R2D2/MINKA) a immédiatement activé son Fonds de Contingence dans le souci de renforcer les moyens de subsistance des familles sinistrées et collaborer étroitement avec les structures locales de Protection Civile. Ce mécanisme, porté par le consortium d’organisations haïtiennes (ITECA chef de file, ADEMA et VETERIMED) avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), permet de déployer une aide rapide et multisectorielle.

Les actions concrètes et sectorielles dans les départements du Sud et du Nord-Ouest

  1. Relance Agricole et Infrastructures (ITECA)

L’ITECA concentre ses efforts sur des communes touchées du Sud, notamment Aquin (2e section Bellevue) et Cavaillon (5e section Laroque, 3e section Gros-Marin et 4ème Mare Henri), en fournissant :

  • Des semences de cultures maraîchères (Tomate, poivron, chou, gombo, etc), de maïs et d’haricot, ainsi que des plants de banane pour relancer la production vivrière
  • Des outils de travail agricole (machette, pioche, houe)
  • Des ovins (moutons) pour restaurer le capital des ménages
  • Du matériel aratoire au CLPC de la 2e section Bellevue (Aquin) et de la 3ème section Gros-Marin (Cavaillon) pour l’amélioration des routes agricoles.
  1. Restauration du capital bétail (VETERIMED)

Pour sécuriser le capital essentiel des familles, VETERIMED intervient auprès de 445 familles dans le Sud, en fournissant du bétail pour renouveler les pertes :

  • 220 familles bénéficiaires d’ovins à Arniquet
  • 225 familles bénéficiaires d’ovins et caprins à Torbeck (Durcis et Beraud).
  1. Rétablissement des Accès et Protection Côtière (ADEMA)

Dans le Nord-Ouest, ADEMA se concentre sur la restauration des infrastructures et le soutien aux pêcheurs :

  • Rétablissement de l’accès aux axes routiers cruciaux (Bombardopolis à Baie-de-Henne) au bénéfice de plus de 40 000 personnes
  • Assistance en matériels de pêche pour quatre associations de pêcheurs de Bombardopolis et Baie-de-Henne
  • À Baie-de-Henne, des travaux urgents de stabilisation (Gabions, canaux) sont entrepris sur la ravine La Coupe pour la protection des berges et des structures
  • Distribution de 600 moustiquaires pour la prévention des maladies post-catastrophe.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité de l’engagement du dispositif R2D2/MINKA à renforcer la résilience des communautés rurales face aux chocs climatiques récurrents. Le R2D2/MINKA réaffirme sa détermination à être aux côtés des populations, en s’appuyant sur les structures locales pour une réponse toujours plus efficace aux risques de catastrophe avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD).

Le Projet PRAADUM: l’engagement pour une agriculture durable

Dans un contexte haïtien de crises complexes et d’insécurité grandissante, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) maintient un engagement inébranlable auprès des communautés rurales. Depuis plus de quatre décennies, l’ITECA travaille à donner aux paysannes et paysans les outils pour devenir les acteurs de leur propre développement et pour améliorer concrètement leurs conditions de vie.

Cet engagement a conduit à la mise en œuvre du Projet d’Appui à l’Amélioration Durable des conditions de vie des ménages (PRAADUM/ Phase 2), au cœur de l’Artibonite, l’une des régions les plus affectées par les chocs climatiques et l’instabilité.

Des actions concrètes pour l’autonomie et l’environnement

Au cours de la deuxième année d’exécution (août 2024 à juillet 2025) et avec l’appui financier de Manos Unidas et Un Enfant par la Main, le projet PRAADUM II s’est attaqué aux racines de la vulnérabilité dans les communes de Saint-Marc, Verrettes et Gros-Morne.

Le principal axe d’intervention est le renforcement des systèmes de production agricole durable. Plus concrètement, l’ITECA a accompagné :

  • 200 chefs de famille (113 agriculteurs et 87 agricultrices) dans la mise en place de parcelles agroforestières pour renforcer la sécurité alimentaire et la résilience face aux aléas climatiques.
  • 72 parcelles maraîchères ont été établies, dont 48 gérées par des agricultrices, notamment à Saint-Marc et Verrettes.
  • 24 lots boisés ont été créés à Verrettes et Gros-Morne, contribuant directement à la protection de l’environnement et à l’adaptation aux effets du changement climatique.

Renforcer les capacités de prise de décision collective : un autre pilier du projet

Le projet va au-delà de la fourniture de semences et d’outils. Il intègre un volet crucial de renforcement des capacités pour que les communautés puissent s’organiser et prendre des décisions collectives :

  • Appui à l’entrepreneuriat : Deux (2) ateliers de transformation de produits agricoles ont été renforcés à Gros-Morne, portés par une organisation de jeunes et une organisation de femmes.
  • Inclusion financière : Dix (10) groupes MUSO (Mutuelles de Solidarité) à Saint-Marc et Verrettes ont été renforcés pour offrir de meilleurs services financiers à leurs membres.
  • Éducation environnementale : 15 établissements scolaires ont été sensibilisés à la protection de l’environnement et l’adaptation aux effets du changement climatique.

Au total, le projet PRAADUM II a touché directement 2296 personnes, dont 66% de femmes. L’augmentation de la production agricole et des revenus familiaux observée dans les zones d’intervention fait renaître l’espoir dans la région très fortement affectée les violences des gangs.

Ensemble, construisons un avenir meilleur avec et pour les communautés rurales en Haïti !

Renforcer l’hygiène dans les camps de déplacés : Le dispositif R2D2/MINKA appuyé par l’AFD aux côtés du Ministère de l’Environnement

Le 20 juin dernier, dans le cadre du mois de juin dédié à l’environnement par le Ministère de l’Environnement (MdE), le dispositif R2D2/MINKA a appuyé la distribution de kits d’hygiène dans des camps de déplacés. 1200 kits ont été distribués aux personnes déplacées hébergées dans les camps se trouvant au MTPTC, à Delmas 75 et à l’École Municipale Pierre Labitrie de Delmas. Cette intervention vient en appui au programme d’assainissement dans les camps d’hébergement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Le déplacement massif de familles, fuyant la violence des groupes armés, a malheureusement entraîné la saturation de nombreux sites d’hébergement improvisés. La promiscuité et le manque criant d’installations sanitaires y favorisent l’apparition de maladies hydriques, cutanées et diverses infections. Dans ce contexte d’urgence, la distribution de ces kits hygiéniques est vitale pour améliorer les conditions sanitaires. L’action ne se limite pas à la distribution ; elle inclut également des séances de sensibilisation aux bonnes pratiques d’assainissement, des opérations de fumigation et des nettoyages communautaires.

Une réponse rapide de 2 OSC partenaires du dispositif R2D2/MINKA: l’ITECA et VETERIMED

À la suite d’une sollicitation directe du Ministère de l’Environnement, l’ITECA et VETERIMED (2 OSC du dispositif R2D2/MINKA financé par l’Agence Française de Développement) ont rapidement facilité la constitution des 1200 kits sanitaires. Cette action s’inscrit dans le cadre de la prise en compte de la crise sécuritaire comme un phénomène anthropique provoquant une vague de plusieurs dizaines de milliers de familles déplacées principalement dans la zone métropolitaine. La composition des kits a bien intégré des besoins particuliers des filles et des femmes.

Et une coordination sur le terrain pour l’action de distribution

Une coordination  efficace impliquant les structures techniques du Ministère de l’Environnement (DCVA/DISE), les représentants communautaires, ainsi que divers partenaires institutionnels et humanitaires a facilité le bon déroulement de l’action de distribution dans les camps de déplacé.es.

Rappelons que le dispositif R2D2/MINKA regroupe 3 OSC haïtiennes:  l’ITECA comme chef de file, ADEMA et VETERIMED et il est soutenu financièrement par l’Agence Française de Développement (AFD).

L’ITECA renforce la gouvernance de la gestion des risques dans le Sud d’Haïti : Formation des CCPC de Cavaillon et Maniche

Dans le cadre de son engagement en faveur de la réduction des risques de catastrophes, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec la Direction Départementale de la Protection Civile (DDPC-Sud), a organisé deux sessions de formation en Gestion des Centres d’Opérations d’Urgences (GCOU). Ces formations se sont déroulées à Cavaillon du 10 au 12 mars 2025 et à Maniche du 13 au 15 mars 2025, marquant une étape significative dans la redynamisation des Comités Communaux de Protection Civile (CCPC) de ces communes.

Un partenariat stratégique pour des communautés plus résilientes

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du projet R2D2/MINKA (Réponses aux Risques pour un Développement Durable), financé par l’Agence Française de Développement (AFD). L’objectif principal est de renforcer les capacités des CCPC de Maniche et de Cavaillon comme acteurs locaux essentiels dans la mise en œuvre du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD). En améliorant la coordination et l’efficacité de la gestion des risques et des urgences au niveau local, l‘ITECA et ses partenaires contribuent à rendre ces communautés plus résilientes face aux aléas naturels.

Des formations ciblées pour une meilleure gestion des crises

Cette première phase de formation va permettre aux CCPC de Cavaillon et de Maniche d’assumer pleinement leurs missions de prévention et de réponse aux urgences. Les membres de ces deux comités ont bénéficié d’une formation approfondie en Gestion de Centre d’Opération d’Urgence, acquérant ainsi les compétences nécessaires pour gérer efficacement les opérations d’urgence au niveau local.

La DDPC-Sud a joué un rôle clé dans la validation des modules de formation et la supervision des trois jours de formation dans chaque commune, en déléguant des formateurs certifiés et un superviseur. L’animation conjointe de la formation par les formateurs de la DGPC qui ont pris en compte les connaissances de base des participants a permis d’assurer une formation adaptée et efficace. Des exposés magistraux, des ateliers en groupe et des séances de simulation ont été utilisés pour les participants de chaque formation, accompagnés de matériels didactiques pertinents.

Et pour une meilleure  coordination et un suivi rigoureux des impacts

Les formations devront faciliter des résultats concrets et significatifs :

  • Les membres des CCPC de Cavaillon et de Maniche sont désormais dotés des compétences essentielles pour gérer efficacement les centres d’opérations d’urgences.
  • Les rôles et responsabilités au sein des Centres d’Opérations d’Urgence Communaux (COUC) sont clairement définis et appropriés par les membres des CCPC, garantissant une meilleure organisation en situation de crise.
  • Un suivi rigoureux des impacts et, en ce sens, des sessions de formation supplémentaires et des appuis spécifiques, notamment en Système d’Alerte Précoce (SAP), sont prévus pour consolider les acquis et renforcer durablement les capacités des CCPC.

En investissant dans le renforcement des capacités des acteurs locaux, l’ITECA et ses partenaires contribuent à bâtir des communautés plus fortes et mieux préparées à faire face aux défis des risques et des urgences.

R2D2/MINKA | Risque sismique : l’ITECA et la DDPC-Sud organisent un exercice de simulation

Le 28 février 2025, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a poursuivi ses efforts de préparation aux catastrophes naturelles en organisant un exercice de simulation de tremblement de terre à son bureau régional du Sud. Cette initiative, menée en collaboration avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), s’inscrit dans le cadre du projet R2D2 (Réponse aux Risques pour un Développement Durable) /MINKA, financé par l’Agence Française de Développement (AFD).

Quel objectif du SIMEX ?

L’objectif principal de cet exercice a été d’améliorer la réactivité des parties prenantes aux risques sismiques, en simulant les conditions réelles d’un séisme. Il s’agissait plus spécifiquement de:

  • Sensibiliser aux comportements vitaux à adopter avant, pendant et après un séisme, en mettant l’accent sur la technique « Drop, Cover, Hold » (Se baisser, se protéger, s’accrocher).
  • Tester l’efficacité des procédures d’évacuation et des itinéraires de sortie, afin de garantir une évacuation rapide et sécurisée de tous les occupants.
  • Évaluer la coordination de l’équipe en situation de crise et l’application des rôles et responsabilités définis dans le plan de contingence de l’ITECA.

Pour quels résultats?

  1.  Une meilleure préparation pour :
  • Une meilleure compréhension des conduites à tenir en cas de séisme par l’ensemble du personnel ;
  • Un temps de réaction optimisé et une parfaite maîtrise des itinéraires d’évacuation ;
  • Un plan d’actions en cas de séisme, intégrant les leçons tirées de l’exercice ;
  • Un rapport détaillé de l’exercice de simulation, partagé avec toute l’équipe de l’ITECA.

2. Et quelle approche?

    Une approche participative facilitant:

    • L’implication de l’ensemble du personnel de l’ITECA, les accompagnateurs de la DDPC-Sud et les autres parties prenantes
    • Une préparation efficace, une exécution réaliste et une évaluation rigoureuse (débriefing collectif) afin d’améliorer la gestion des urgences sismiques.

    R2D2/MINKA : Un appui pour un renforcement durable des capacités en GRD

    Cet exercice de simulation se réalise dans le cadre du projet R2D2/MINKA, financé par l’Agence Française de Développement (AFD), qui vise à renforcer la résilience des communautés face aux risques naturels et la capacité des OSC haïtiennes en Gestion des Risques et Désastres.

    Renforcement des capacités locales pour une meilleure gestion des risques dans le Sud d’Haïti | Le CLPC de la 5ème Section Mercy plus outillé

    Afin de renforcer la résilience des communautés locales face aux catastrophes naturelles, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et la Direction Générale de la Protection Civile du département du Sud (DGPC-Sud), a organisé une formation de trois jours sur la gestion des centres d’opérations d’urgence (GCOU). Cette formation, qui s’est déroulée du 3 au 5 septembre 2024, était destinée aux 30 membres du Comité Local de Protection Civile (CLPC) de la 5ème section Mercy, commune des Cayes.

    Cette initiative vise à améliorer la capacité des acteurs locaux à prévenir, gérer et répondre aux urgences. Le programme de formation comprenait des exposés théoriques, des ateliers pratiques et des simulations s’appuyant sur les connaissances de base déjà acquises par les participants.

    Au travers de cette formation, des documents d’identification ont été remis aux membres du CLPC/CLGRD. Et en termes de suivi, des équipements de protection et d’intervention leur seront fournis dans les plus brefs délais afin de rendre la structure opérationnelle. De plus, un Plan de Contingence Multirisque (PCM) pour la section communale sera élaboré de manière participative avec les membres afin de mieux planifier les réponses aux crises et de renforcer la résilience communautaire.

    Cette formation s’inscrit dans une démarche plus globale de renforcement des capacités de la DGPC-Sud. En juillet 2024, une session de formation aux notions de base en gestion des risques et des catastrophes avait déjà été organisée à l’intention dudit CLPC, avec le soutien de l’Ambassade de France en Haïti.

    L’ITECA fait la promotion active pour le renforcement de la résilience des communautés locales en Haïti. Depuis le tremblement de terre de 2021, l’Institut a soutenu plusieurs CLPC dans le département du Sud, en leur fournissant des formations sur la gestion des abris provisoires, les systèmes d’alerte précoce, et en leur mettant à disposition du matériel d’intervention.

    À travers ces actions, l’ITECA contribue à rendre les communautés rurales plus autonomes face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, en les dotant des outils et des connaissances nécessaires pour agir de manière collective.

    Journée mondiale pour la conservation de l’écosystème des mangroves : l’ITECA et ses partenaires engagés pour la protection de ces milieux fragiles

    Mangroves à La Cahouanne, Commune de Tiburon

    Le 26 juillet consacré à la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves a pour objectif de sensibiliser le public autour de l’importance vitale de ces zones humides côtières pour la planète.

    Les mangroves jouent un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental. Elles constituent un habitat essentiel pour une riche biodiversité, protègent les littoraux contre l’érosion et les ondes de tempête et contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2.

    Malheureusement, ces écosystèmes extraordinaires disparaissent à un rythme alarmant, trois à cinq fois plus vite que la moyenne mondiale des forêts (UNESCO). En Haïti, comme dans d’autres régions tropicales, les mangroves sont menacées par la déforestation, la pollution et la conversion des terres à d’autres usages (MDE).

    Consciente des enjeux environnementaux et socio-économiques liés à la disparition des mangroves, l’ITECA s’engage activement dans leur protection et leur valorisation. À cet effet, des actions de sensibilisation auprès des communautés locales, de l’accompagnement des initiatives de reforestation et de gestion durable des mangroves sont conduites dans le cadre d’un plaidoyer plus large pour la mise en place de politiques publiques favorables à leur conservation.

    À l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves, l’ITECA lance un appel à la mobilisation collective pour la protection de ces milieux fragiles. Il invite les autorités Haïtiennes, les associations paysannes, les organisations de la société civile et les citoyens à s’engager concrètement dans la lutte contre la dégradation des mangroves et à promouvoir leur gestion durable.

    Ensemble, préservons les mangroves pour un avenir durable !

    Webinaire Pax Christi International | Haiti : Chemins pour construire la Démocratie – Rôle de la Société Civile, spécialement des Femmes, dans la construction de la Paix, le processus de Guérison et la Réconciliation en Haïti

    En Haiti, il est communément admis que les femmes constituent le Potomitan c’est-à-dire le Pilier central de notre société.

    Les personnes qui nécessitent des soins spéciaux : les bébés, enfants en bas âge, vieillards, les personnes handicapées ou malades sont traditionnellement prises en charge par des Femmes.  Ces dernières veillent également à l’Éducation de base des enfants; leur comportement avec leurs frères et sœurs, les parents, les voisin-e-s et la société en général.  Même si d’autres personnes participent à l’encadrement de base, la responsabilité première incombe aux femmes !

    Aujourd’hui, notre pays est plus que malade !  Il est considéré comme un État paria, un État failli !   Il a commencé sa descente en enfer, cela fait longtemps déjà.  À ma connaissance cependant, la situation n’a jamais été aussi critique !

    Il ne faut pas se voiler la face :  notre pays : HAITI, est en danger de disparaître !

    Il faut donc se lancer à la rescousse, s’engager en dépit des possibles appréhensions, mis-perceptions ou dures critiques. 

    Il s’agit de contribuer à sortir le pays du gouffre dans lequel il se trouve.

    Un impératif :  Être de bonne foi ! 

    Les prédispositions requises :

    1. Ouverture d’esprit: essayer de comprendre l’autre/les autres et Vouloir établir des passerelles.
    2. Engager le Dialogue sur le Que faire ?
    3. Prendre le temps d’écouter l’autre / les autres.
    4. Identifier les points communs
    5. Examiner et déterminer ce qu’on peut faire ensemble
    6. Passer à l’action !  Avec la détermination de se relever et de se forger un avenir commun, plus juste et égalitaire !

    Après le tremblement de terre de 2010 qui a causé la mort de plus de 200, 000 de nos compatriotes, les haïtien-ne-s se sont levé-e-s et, sans distinction de classes sociales ou de couleur, se sont tendu la main :  il s’agissait de vies humaines à sauver.

    A travers le monde, on a alors salué de notre grande « résilience ».

    Notre patrie est, de nouveau, en danger.

    C’est en nous-mêmes que nous devons chercher et trouver la capacité, la détermination, les clefs donc du vivre-ensemble...Et les appliquer !

    Quels pourraient être le rôle et la contribution de Pax Christi International et d’autres organisations solidaires ?

    1. Faciliter le Dialogue

      Pour des raisons que je n’arrive toujours pas à élucider, nous : haïtiens et haïtiennes, avons tendance à nous raidir et même à lutter âprement, les un-e-s contre les autres, face à des différences (même légères ou sémantiques), plutôt que de nous focaliser sur les points communs ainsi que le bout de chemin que nous pourrions faire ensemble.

      A mon avis, les organisations solidaires comme Pax Christi International seraient bienvenues de nous accompagner sur le chemin du dialogue et de la concertation ; cela, sans interférence sur les choix que nous devons faire, nous-mêmes !

      2. Accompagner un réel processus de Décentralisation

      S’il est un (1) aspect positif qui pourrait émerger du chaos et de l’actuelle descente en enfer d’Haiti est de procéder rapidement à une réelle, efficiente et efficace décentralisation.

      Les faits viennent de nous le prouver :  Alors qu’à Port-au-Prince et dans ses environs, l’Administration Publique, les entreprises privées, la plupart des écoles et même les établissements commerciaux ont très souvent dû fermer leurs portes à cause des massacres, kidnappings, viols et autres abominations réalisées par les gangs; alors que dans d’autres régions du pays,  les élèves ont pu se rendre à l’école et le train de vie habituel continuer à se déployer.

      La Constitution de 1987 prône la Décentralisation.  Et cela fait plusieurs années qu’une loi sur la Décentralisation a été votée par le Parlement haïtien. Il nous incombe de la mettre en pratique !

      Une organisation comme Pax Christi International dispose d’un organe représentatif : le Secrétariat International qui relie un nombre important d’organisations à travers le monde. Elle est donc bien placée pour nous aider.

      Du fait des conditions internes chez nous et la forte migration qui en résulte, de nombreux-ses haïtien-ne-s et leurs descendant-e-s se trouvent actuellement dispersé-e-s à travers le monde, formant la Diaspora (ce que nous, nous appelons le 10ème département).  Ces haïtien-ne-s de l’extérieur appuient et réalisent une multitude de petits projets en Haiti dans les domaines de l‘Agriculture, de l’Éducation, la Santé etc…  Leurs efforts méritent d’être articulés, appuyés et insérés dans des Plans communaux, départementaux et dans le grand Plan National de relèvement et de reconstruction de notre pays.

      Il s’agit – là encore- d’un domaine dans lequel des organisations solidaires comme Pax Christi International et ses partenaires peuvent aider notre pays, non seulement à travers des actes de Plaidoyer mais encore et surtout en encourageant et facilitant le Dialogue entre nos diverses entités, la recherche des points communs, la mise à profit de nos valeurs… nous aidant donc ainsi à reconstruire notre pays dans le respect de nos différences.

      3. La lutte contre le grand banditisme

      Haiti n’est plus « au bord » du gouffre. Elle a déjà entamé ce que certains appellent « sa descente aux enfers ».  Notre pays est, à l’heure actuelle, une « plaque tournante » du fructueux commerce des armes et de la drogue.  De gros intérêts sont donc en jeu !  

      Tout le monde sait que nous ne fabriquons pas les armes qui tuent nos concitoyen-ne-s et détruisent nos enfants.  Nous ne produisions pas, non plus, la cocaïne qui transite par notre pays. 

      Je ne crois pas que Pax Christi International puisse résoudre ce problème vaste et complexe.  Mais cela ne signifie pas que nous ne puissions rien faire !   Il nous faut rejoindre d’autres organisations qui travaillent contre la grosse criminalité et surtout offrir à la jeunesse haïtienne des raisons d’espérer ainsi que d’autres façons d’envisager et de bâtir l’avenir !…

      Claudette Werleigh, Ambassadrice de Paix, Pax Christi International

      Les ateliers de formation pour les CLPC des communes Cavaillon, Maniche et Cayes en GRD : retombées positives pour le Projet de renforcement du SNGRD

      En Haïti, les communautés rurales sont souvent négligées et par conséquent, très exposées aux catastrophes naturelles. Cette exclusion explique un peu la vulnérabilité extrême qui s’exalte en milieu rural. Les habitants connaissent les dommages les plus considérables au passage des tempêtes tropicales et des tremblements de terre. Des mesures tardent toujours à être adoptées afin de doter les acteurs qui y vivent de compétences nécessaires et adéquates pouvant les aider à se prémunir et répondre convenablement aux situations d’urgence.

      Le Projet de renforcement du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) implanté par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) y trouve tout son bien-fondé. À travers un tel projet, l’ITECA vise à appuyer la mise en place et le renforcement de Comités Locaux de Protection Civile (CLPC). Il ambitionne également de renforcer l’implication des communautés rurales dans la gestion des risques de catastrophes en réduisant leurs vulnérabilités et en améliorant leurs connaissances communautaires des risques.

      A travers des ateliers, les notions de base en GRD, le fonctionnement du SNGRD et la gestion des urgences ; l’Évaluation des dégâts et d’analyse des besoins (EDAB) et la Gestion des Abris Provisoires (GAP) sont entre autres les thématiques conçues et abordées avec les membres des CLPC. Elles ont pour but de permettre aux participants, membres de comités, d’acquérir les compétences nécessaires pour pouvoir évaluer les dégâts et les besoins pour une meilleure orientation des réponses communautaires en cas d’urgence. Des formations en premier secours en faisaient aussi partie.

      En termes de suivi de formation, les CLPC des communes Maniche, Aquin, Cavaillon, puis les Cayes qui partagent le même bassin versant, ont respectivement eu leurs ateliers de formation en GRD à l’issue du projet de renforcement du SNGRD :

      Formation CLPC à Maniche

      Le 15, 16 et 17 mars 2023, la commune de Maniche, à travers son comité local de protection civile a suivi trois journées de formation. Autour des modules de formation : montage de scénario d’urgence, approche de la GRD (organigramme du SNGRD et la GCLPC), Système d’alerte précoce (SAP), Gestion Centre d’Opération d’Urgence. Des ateliers de travail ont été effectués afin d’amener les participants à énumérer une liste de dégâts liés aux vulnérabilités de leur commune en cas de catastrophe et à lister les actions possibles à poser en termes de réponses en tant que membres de la protection civile.

      Ateliers de travail avec le CLPC de Laurent (4ème section Cayes)

      Il a été effectué à la 4ème section de la commune des Cayes deux journées de travail les 24 et 25 mars 2023 dans le cadre du renforcement du CLPC de cette section communale. Ces ateliers de travail ont, à leur terme, abouti à l’élaboration d’un Plan de contingence multirisques. Ce document a été élaboré par les 22 participants présents grâce à la méthode pratique (95%) adoptée par les formateurs.

      L’atelier du premier jour a été conçu pour permettre aux participants de faire la délimitation géographique et administrative et d’analyser les risques présents au niveau de la communauté. Quant au second atelier, il s’est orienté vers le montage d’un atelier scénario de risques éventuels au cours de l’an 2023. Ce montage consiste en un descriptif des risques possibles pouvant impacter la communauté, l’analyse des impacts générés par ces risques, l’analyse de la situation humanitaire créé, les besoins d’urgence pour répondre aux risques, et la mise en place de stratégie de coordination de la réponse.

      Formation CLPC 2ème Section de Martineau, Cavaillon

      Du 29 au 31 mars 2023, 3 journées de formation ont été réalisées à Martineau (2ème sect. Cavaillon) dans le but de créer un CLPC avec son organigramme définissant clairement le rôle et les responsabilités de chaque membre dans cette section communale. Autour du thème « Les notions de base en GRD » ces journées de formation entendaient garantir aux 22 participants la compréhension des concepts de base en GRD.

      Les modules tels que fonctionnement du SNGRD, analyse des risques communautaires et fonctionnement du comité (CLPC) en temps de paix et de crise ont contribué à porter les participants, membres du CLPC repartis en 4 ateliers, à réfléchir sur les risques et leur cause, leur fréquence, leur impact, leur localisation à Martineau, et les actions à poser pour les réduire.

      En référence à ces actions, l’ITECA, exprime une fois de plus sa position aux côtés des paysans.nes et multiplie ses actions tout en tenant à ce que les acteurs comprennent et maîtrisent leur rôle dans la gestion des risques et la réponse aux urgences sur leur territoire ; qu’ils concertent, planifient et mettent en œuvre des actions pour protéger leur environnement ; et qu’ils réagissent efficacement en cas d’urgence.

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