Agroécologie à Cavaillon : l’ITECA propulse l’autonomie des femmes

Dans le cadre du projet « Agroécologie et Jeunesse Solidaire en Bretagne et Haïti », l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a formé, les 5 et 6 février 2026, trente agricultrices de la 2ème section communale de Cavaillon. Cet atelier portant sur le maraîchage agroécologique contribue à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience climatique.

Soutenir les piliers de l’économie locale

À Cavaillon, les femmes assurent l’essentiel de la production agricole et de la gestion domestique. Pourtant, le manque d’appui technique freine souvent leur productivité. Pour répondre à ce défi, l’ITECA mise sur le renforcement des capacités. L’objectif est double : améliorer la situation socio-économique des femmes et garantir une production maraîchère de qualité face à une demande croissante.

Une formation pratique et participative

Durant deux journées intenses, les participantes ont alterné théorie et pratique avec des échanges portant sur des thématiques suivantes :

  • Étapes de création d’un jardin maraîcher ;
  • Gestion des pépinières et fertilisation organique ;
  • Lutte écologique contre les maladies et insectes nuisibles.

La mise en pratique a permis aux femmes de maîtriser la préparation de la terre et la réalisation de plates-bandes pour le semis, des gestes techniques essentiels pour optimiser les récoltes.

« Je vais partager ce savoir »

La satisfaction est palpable à l’issue de la formation. Yvrose Léon, l’une des bénéficiaires, témoigne :

« Avant, j’ignorais comment préparer la terre ou respecter les distances de semis. Je suis très satisfaite et je vais partager ces connaissances avec mes consœurs des organisations de femmes dont je suis membre. »

Un impact durable et intergénérationnel

Le projet ne se limite pas à la salle de formation. En termes de suivi, ces 30 femmes seront accompagnées dans la gestion de 30 jardins agroécologiques individuels. Elles partageront ensuite leurs expériences à la jeunesse locale, encadrant la mise en place de 10 jardins scolaires dans la commune.

Une solidarité sans frontières

Cette initiative bénéficie du soutien de partenaires bretons (Saint-Brieuc Armor Agglomération, Ville de Brest, Département Ille-et-Vilaine) et du financement du CCFD-Terre Solidaire et de la Région Bretagne. Ensemble, l’ITECA et ses partenaires réaffirment leur engagement pour une agriculture paysanne durable et résiliente.

Haïti : Le projet R2D2 renforce la résilience communautaire face aux risques naturels

Face à la vulnérabilité chronique d’Haïti aux aléas naturels, le consortium composé de l’ITECA (chef de file), ADEMA et VETERIMED intensifie ses actions sur le terrain. À travers le projet Réponse aux Risques pour un Développement Durable (R2D2), financé par l’Agence Française de Développement (AFD), une série d’exercices de simulation (SIMEX) et de formations stratégiques sont déployés pour renforcer la préparation des communautés et leurs capacités de réponse aux risques.

Tester les plans d’urgence dans le Sud : l’approche Learning by doing

Dans les communes de Maniche (Dory) et de Cavaillon (Mare Henry), la théorie laisse place à la pratique. L’ITECA, en étroite coordination avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), organise des Exercices de Simulation (SIMEX) multi-aléas.

L’objectif poursuivi : tester l’efficacité des plans d’urgence communautaire existants. En mettant les Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) en situation réelle, le projet permet d’identifier les failles de coordination et de renforcer les réflexes de réponse. Cette approche participative garantit que, face aux inondations ou aux ouragans, les leaders locaux sachent exactement comment protéger les vies et les infrastructures.

Les écoles : des espaces prioritaires de la prévention

La résilience se construit dès le plus jeune âge. Le projet R2D2 met un accent particulier sur la sécurité en milieu scolaire. À Dory et Mare Henry, l’ITECA accompagne la mise en place de six comités d’urgence scolaires.

Ces comités, composés d’élèves et de personnel, sont formés aux procédures d’alerte et d’évacuation face aux séismes, cyclones et urgences sanitaires. En ancrant une culture du risque au cœur des établissements, le projet protège non seulement les enfants, mais transforme également chaque élève en un vecteur de sensibilisation pour sa propre famille.

Expertise technique dans le Nord-Ouest avec ADEMA

Parallèlement, dans le département du Nord-Ouest, le partenaire ADEMA finalise la validation opérationnelle des structures locales à Baie-de-Henne et Bombardopolis. Deux rendez-vous majeurs marquent le mois de février 2026 :

  • Le 20 février à Plateforme (Bombardopolis) : Un exercice dédié aux techniques de sauvetage aquatique.
  • Le 25 février à Citerne Rémy (Baie-de-Henne) : Une simulation focalisée sur la réponse aux risques cycloniques.

Une coordination institutionnelle pour un impact durable

L’ampleur de ces activités témoigne de l’ambition du projet R2D2 : ne plus simplement répondre aux catastrophes, mais prévenir et se préparer face aux risques. En renforçant la capacité opérationnelle des acteurs de base et en assurant une coordination fluide avec les autorités nationales, l’ITECA et ses partenaires bâtissent un bouclier durable pour les populations les plus exposées.

La sécurité de demain se prépare aujourd’hui, au sein même de nos communautés !

Les Anglais : Le PCD, un outil de gouvernance locale soutenu par l’ITECA

La gouvernance locale est un levier indispensable pour garantir un développement qui répond aux besoins réels des populations.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la corruption (9 décembre), l’ITECA a appuyé la Mairie de la commune Les Anglais pour la tenue d’une journée de travail autour du Plan Communal de Développement (PCD). Cette journée organisée en collaboration avec le Conseil de Développement Communal (CDC) avait pour objectif d’informer les forces vives de la communauté de l’importance et du contenu du Plan Communal de Développement (PCD) 2024 – 2029.

Un Dialogue Inclusif pour l’Action

Tenue à l’Hôtel La Foi, cette activité a réuni plus d’une trentaine de participant(e)s, démontrant une large mobilisation des acteurs clés :

  • Autorités Locales : CASEC et ASEC manifestant leur volonté d’intégrer les citoyens dans les directives de développement.
  • Société Civile : Organisations Communautaires de Base (OCB) œuvrant dans la commune, et représentants des secteurs essentiels (éducation, pêche, protection civile…).
  • Partenaires de Développement : ITECA, CECI et AMURT.

Cet atelier a permis aux différents acteurs de soulever des questions pertinentes relatives aux défis de la commune, soulignant l’importance du PCD comme feuille de route pour les changements concrets.

Un Partenariat Historique et des Projets Concrets

Dans sa prise de parole, la Mairesse de la commune a salué le travail de l’ITECA auprès de la communauté. Elle a notamment mis en lumière des réalisations majeures :

  1. Le Complexe Administratif : Construit dans le cadre du projet PAGODE, symbolisant l’engagement de l’ITECA pour le renforcement institutionnel.
  2. Le Projet PRADECO : Les actions en cours, visant l’adaptation aux changements climatiques dans les communes Les Anglais et Tiburon, ont été rappelées.

Le coordonnateur du projet PRADECO, Daniel Dorvilier, a profité de l’occasion pour présenter les axes et les perspectives du projet.

Appui Structurant pour la Gouvernance Locale

L’engagement de l‘ITECA dans ce processus va au-delà du simple appui à l’atelier. En amont, l’organisation a apporté une assistance technique essentielle à la Mairie pour l’élaboration du PCD et a soutenu la structuration du CDC, renforçant ainsi sa participation effective et légitime dans les décisions de développement local.

Les membres du CDC ont d’ailleurs présenté en détail les axes du PCD, invitant l’auditoire à consulter ce document stratégique avant toute intervention locale.

L’ITECA poursuit sa mission fondamentale : accompagner les paysannes et paysans dans leurs projets de lutte collective tout en soutenant activement la gouvernance locale pour garantir une amélioration durable des conditions de vie de la population rurale.

Le Dispositif R2D2/MINKA en première ligne dans la réponse d’urgence à l’ouragan Mélissa

Le 29 octobre 2025, Haïti a été frappée par l’ouragan Melissa, un ouragan de catégorie 5 et d’une violence exceptionnelle. Avec des vents dépassant les 250 kilomètres à l’heure et des vagues gigantesques, les dégâts matériels et humains ont été considérables, affectant durement les départements du Sud et du Nord-Ouest, zones d’intervention clés du dispositif R2D2/MINKA.

Ces intempéries majeures ont accentué la vulnérabilité socio-économique et alimentaire des ménages ruraux, provoqué la dégradation de plusieurs tronçons routiers, emporté du bétail ainsi que des équipements de pêche, et détruit une grande partie des moyens de subsistance locaux. Le bilan humain déplore tragiquement 43 vies perdues à travers le pays.

Une mobilisation rapide et une réponse d’urgence concertée grâce au Fonds de Contingence de R2D2/MINKA

Face à l’ampleur de la crise, le dispositif Réponse aux Risques pour un Développement Durable (R2D2/MINKA) a immédiatement activé son Fonds de Contingence dans le souci de renforcer les moyens de subsistance des familles sinistrées et collaborer étroitement avec les structures locales de Protection Civile. Ce mécanisme, porté par le consortium d’organisations haïtiennes (ITECA chef de file, ADEMA et VETERIMED) avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), permet de déployer une aide rapide et multisectorielle.

Les actions concrètes et sectorielles dans les départements du Sud et du Nord-Ouest

  1. Relance Agricole et Infrastructures (ITECA)

L’ITECA concentre ses efforts sur des communes touchées du Sud, notamment Aquin (2e section Bellevue) et Cavaillon (5e section Laroque, 3e section Gros-Marin et 4ème Mare Henri), en fournissant :

  • Des semences de cultures maraîchères (Tomate, poivron, chou, gombo, etc), de maïs et d’haricot, ainsi que des plants de banane pour relancer la production vivrière
  • Des outils de travail agricole (machette, pioche, houe)
  • Des ovins (moutons) pour restaurer le capital des ménages
  • Du matériel aratoire au CLPC de la 2e section Bellevue (Aquin) et de la 3ème section Gros-Marin (Cavaillon) pour l’amélioration des routes agricoles.
  1. Restauration du capital bétail (VETERIMED)

Pour sécuriser le capital essentiel des familles, VETERIMED intervient auprès de 445 familles dans le Sud, en fournissant du bétail pour renouveler les pertes :

  • 220 familles bénéficiaires d’ovins à Arniquet
  • 225 familles bénéficiaires d’ovins et caprins à Torbeck (Durcis et Beraud).
  1. Rétablissement des Accès et Protection Côtière (ADEMA)

Dans le Nord-Ouest, ADEMA se concentre sur la restauration des infrastructures et le soutien aux pêcheurs :

  • Rétablissement de l’accès aux axes routiers cruciaux (Bombardopolis à Baie-de-Henne) au bénéfice de plus de 40 000 personnes
  • Assistance en matériels de pêche pour quatre associations de pêcheurs de Bombardopolis et Baie-de-Henne
  • À Baie-de-Henne, des travaux urgents de stabilisation (Gabions, canaux) sont entrepris sur la ravine La Coupe pour la protection des berges et des structures
  • Distribution de 600 moustiquaires pour la prévention des maladies post-catastrophe.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité de l’engagement du dispositif R2D2/MINKA à renforcer la résilience des communautés rurales face aux chocs climatiques récurrents. Le R2D2/MINKA réaffirme sa détermination à être aux côtés des populations, en s’appuyant sur les structures locales pour une réponse toujours plus efficace aux risques de catastrophe avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD).

La gouvernance agricole locale se renforce avec la tenue de la première Table de Concertation Agricole dans la commune de Cavaillon

Dans sa démarche constante de renforcer l’autonomie et les capacités des communautés rurales et paysannes, la gouvernance locale constitue un outil clé.

Le 9 octobre 2025, l’ITECA a appuyé la tenue de la première Table de Concertation Agricole Communale (CAC) à Cavaillon, apportant un soutien structurant au Bureau Agricole Communal (BAC). Cet événement a été organisé dans le cadre du lancement opérationnel du projet “Renforcement de la Production Agricole pour une Amélioration Durable de la Situation Alimentaire dans la commune de Cavaillon” (RAPASA).

Un rassemblement inédit d’acteurs clés

Plus qu’une simple réunion, cette TCAC a été un véritable forum de dialogue réunissant plus de 75 participant(e)s autour des enjeux cruciaux de l’agriculture communale. Il y a lieu de souligner notamment la présence de :

  • Autorités Locales : Maires (Myriame Jean Louis et Jean Marie Naissant), CASEC et ASEC, soulignant l’engagement politique des élus.
  • Partenaires Techniques : Le Directeur Départemental de l’Agriculture du Sud (DDAS), M. Marcelin Aubourg et son adjoint Fritz Moise, les responsables du BAC de Cavaillon, ainsi que d’autres cadres du secteur.
  • Partenaires Financiers : Des représentants du Mennonite Central Committee (MCC) bailleur du projet RAPASA, du CECI, etc.
  • Acteurs de Terrain : Association de producteurs-trices, association d’irrigants, professionnels évoluant dans le secteur…

Une large vulgarisation du Projet RAPASA

L’ITECA a présenté en détail les réalisations initiales et les orientations stratégiques du projet RAPASA, visant l’amélioration durable de la sécurité alimentaire dans la commune. Les discussions qui ont suivi ont permis de débattre des axes d’intervention, de leurs retombées potentielles pour la commune de Cavaillon, et de leur articulation avec les priorités de la Direction Départementale Agricole du Sud (DDAS).

Cette initiative communale fait suite à une présentation du projet au niveau de la Table de Concertation Sectorielle Agricole Départementale du Sud, assurant ainsi une coordination verticale des efforts.

La gouvernance agricole locale doit être participative

La tenue de cette TCAC dans la commune de Cavaillon illustre l’engagement profond de l’ITECA pour le renforcement de la gouvernance agricole locale. En appuyant ces espaces de concertation inclusifs, l’organisation soutient les paysannes et paysans dans leurs projets de lutte collective, leur permettant d’influencer positivement les politiques agricoles et de transformer durablement leurs conditions d’existence.

À travers le projet RAPASA, l’ITECA réaffirme sa mission : accompagner les communautés à devenir les piliers de leur propre développement.

Le Projet PRAADUM: l’engagement pour une agriculture durable

Dans un contexte haïtien de crises complexes et d’insécurité grandissante, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) maintient un engagement inébranlable auprès des communautés rurales. Depuis plus de quatre décennies, l’ITECA travaille à donner aux paysannes et paysans les outils pour devenir les acteurs de leur propre développement et pour améliorer concrètement leurs conditions de vie.

Cet engagement a conduit à la mise en œuvre du Projet d’Appui à l’Amélioration Durable des conditions de vie des ménages (PRAADUM/ Phase 2), au cœur de l’Artibonite, l’une des régions les plus affectées par les chocs climatiques et l’instabilité.

Des actions concrètes pour l’autonomie et l’environnement

Au cours de la deuxième année d’exécution (août 2024 à juillet 2025) et avec l’appui financier de Manos Unidas et Un Enfant par la Main, le projet PRAADUM II s’est attaqué aux racines de la vulnérabilité dans les communes de Saint-Marc, Verrettes et Gros-Morne.

Le principal axe d’intervention est le renforcement des systèmes de production agricole durable. Plus concrètement, l’ITECA a accompagné :

  • 200 chefs de famille (113 agriculteurs et 87 agricultrices) dans la mise en place de parcelles agroforestières pour renforcer la sécurité alimentaire et la résilience face aux aléas climatiques.
  • 72 parcelles maraîchères ont été établies, dont 48 gérées par des agricultrices, notamment à Saint-Marc et Verrettes.
  • 24 lots boisés ont été créés à Verrettes et Gros-Morne, contribuant directement à la protection de l’environnement et à l’adaptation aux effets du changement climatique.

Renforcer les capacités de prise de décision collective : un autre pilier du projet

Le projet va au-delà de la fourniture de semences et d’outils. Il intègre un volet crucial de renforcement des capacités pour que les communautés puissent s’organiser et prendre des décisions collectives :

  • Appui à l’entrepreneuriat : Deux (2) ateliers de transformation de produits agricoles ont été renforcés à Gros-Morne, portés par une organisation de jeunes et une organisation de femmes.
  • Inclusion financière : Dix (10) groupes MUSO (Mutuelles de Solidarité) à Saint-Marc et Verrettes ont été renforcés pour offrir de meilleurs services financiers à leurs membres.
  • Éducation environnementale : 15 établissements scolaires ont été sensibilisés à la protection de l’environnement et l’adaptation aux effets du changement climatique.

Au total, le projet PRAADUM II a touché directement 2296 personnes, dont 66% de femmes. L’augmentation de la production agricole et des revenus familiaux observée dans les zones d’intervention fait renaître l’espoir dans la région très fortement affectée les violences des gangs.

Ensemble, construisons un avenir meilleur avec et pour les communautés rurales en Haïti !

Le projet R2D2 au cœur d’une réponse humanitaire plus juste

Du 10 au 20 septembre 2025, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en collaboration avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), a mené une série de formations essentielles. Ces sessions, organisées dans le cadre du projet R2D2, ont eu lieu à Dory (Maniche), Mare Henry (Cavaillon) et Bellevue (Aquin) et visaient à renforcer les capacités des Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) en matière d’égalité de genre et de lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

L’objectif de cette initiative est clair : outiller les membres des comités pour qu’ils puissent intégrer la dimension de genre et la prévention des VBG dans tous les aspects de leur réponse humanitaire. Cela devra contribuer à garantir une participation équitable des femmes et des hommes dans la gestion des urgences et renforçant par ainsi la résilience communautaire grâce à une approche inclusive et respectueuse des droits humains.

Une méthode participative pour un impact durable

Les formations ont été animées en créole par des formateurs certifiés par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC). Grâce à une approche participative, les participants et participantes ont pu échanger leurs expériences à travers des études de cas concrètes. Un accent particulier a été mis sur l’importance d’une participation égale et sur la prise en compte des besoins spécifiques des personnes vulnérables.

Ces sessions de formation sont la suite logique de l’appui déjà fourni par l’ITECA pour la mise en place et la structuration des CLPC. L’objectif est de garantir que les réponses humanitaires soient non seulement efficaces, mais également inclusives et sensibles au genre. Pour s’assurer de l’intégration de ces nouvelles compétences, une simulation d’urgence sera organisée prochainement.

Avec ce projet appuyé par l’Agence Française de Développement (AFD), l’ITECA continue sa mission de lutte pour l’autonomisation communautaire, la réduction des inégalités sociales et l’amélioration des réponses locales face aux urgences.

Le dispositif R2D2 : un outil pour renforcer la résilience des communautés en gestion des risques et désastres

« Renforcer les capacités des organisations de la société civile haïtienne dans la Gestion des Risques et Désastres, afin de participer à réduire les conséquences des catastrophes naturelles et d’améliorer la réponse aux urgences », tel est l’objectif du Dispositif de Réponses aux Risques pour le Développement Durable (R2D2). Ce programme est mis en en œuvre par un consortium d’organisations de la société civile haïtienne constitué par ADEMA, ITECA et Veterimed, avec l’appui financier de l’Agence française de Développement (AFD).

Ledit programme, selon son coordonnateur, Clifford Charles, cherche à améliorer durablement les capacités des OSC haïtiennes (membres du dispositif) en matière de gestions des risques et désastres.  S’étendant jusqu’à janvier 2026, le dispositif R2D2 est à une phase d’extension de 18 mois d’un projet de trois ans (2019-2022) mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) de concert avec VETERIMED et ADEMA. Il couvre les départements du Nord-Ouest / Centre / Ouest / Sud.

Le programme répond aux besoins de renforcement des acteurs locaux en termes de prévention, de préparation et de réponse aux aléas climatiques dans leurs zones d’intervention respectives, tout en s’inscrivant dans une perspective de renforcement durable de ces capacités. Son articulation avec le Système national de gestion des risques et des désastres (SNGRD) devra permettre d’améliorer la coordination des acteurs au niveau local et la circulation des informations entre les différents niveaux (local, communal, départemental). « La mise en place du dispositif de Réponses aux Risques pour le Développement Durable (R2D2) répond aux objectifs de Renforcer les capacités des organisations de la société civile haïtienne dans la Gestion des Risques et Désastres, afin de participer à la réduction des conséquences des catastrophes naturelles et d’améliorer la réponse aux urgences », a précisé Clifford Charles.

Dans le cadre dudit programme, M. Charles, annonce la tenue d’une série d’activités en prélude à la Journée Internationale de la Réduction des Risques de Catastrophes, célébrée chaque année le 13 octobre. Des activités qui se tiendront de concert avec les OSC et les structures de la Protection Civile.Le programme comprend trois composantes :

3)  Améliorer durablement les capacités des OSC haïtiennes en matière de GRD/ACC ;

2)  En cas de catastrophe naturelle, apporter une réponse rapide, locale et pertinente orientée vers le relèvement et le développement des communautés ;

3)   Assurer la coordination générale du dispositif, harmoniser les activités conduites et capitaliser les expériences et leçons.

Des résultats encourageants

Dans le cadre de la première phase du programme, financé par l’AFD à hauteur de 1.5 millions d’Euros, des résultats encourageants ont été enregistrés. Il s’agit entre autres de :

  • Mise en place de systèmes communautaires d’alerte précoce dans les sections communales de Lafond et Lavanneau (Jacmel) et de Citerne Rémy, Dos d’Âne, Lestère Déré et la Réserve (Baie-de-Henne) ;
  • Elaboration de 2 plans de réduction de risques au niveau des sections communales Mare-Henry de Cavaillon et Dory de Maniche ;
  • Installation de points d’eau d’abreuvement du bétail dans le Nord, correction de ravines et bassin de rétention d’eau dans les micro-bassins versants de Baie-de-Henne, mise en place de seuils de correction de ravines à Lafond (Jacmel) et travaux de conservation de sols (canaux de contour et bandes enherbées) dans la section communale de Lavanneau (Jacmel) ;
  • Réhabilitation d’un bureau de CASEC, avec objectif d’abri provisoire, dans la section communale Citerne Rémy à Baie-de-Henne ;
  • Capacité de mobilisation pré-catastrophique (cyclone – inondation) et de réponse aux urgences : veille-météo, cellule de crise centrale et cellule de crise spécifique à chaque OSC, disponibilité de fonds de contingence pour les petits projets d’urgence et de relèvement ;
  • Initiatives de réponses prises face à la crise sanitaire due au COVID, monitoring du passage des tempêtes ELSA, LAURA, GRACE, et réponses à l’urgence post-séisme du 14 août 2021.

Pour la phase d’extension du programme lancée suite au passage du tremblement 14 août 2021, grâce à un financement de l’AFD, le consortium gérant le programme souhaite atteindre les résultats suivants :

  • Renforcement interne des capacités des OSC haïtiennes en matière de GRD/ACC ;
  • Renforcement des acteurs locaux en matière de GRD/RRC/ACC ;
  • En cas de crise, évaluation rapide des dégâts et analyse des besoins ;
  • Déclenchement du fonds de contingence et mise en œuvre des projets d’urgence ou de relèvement ;
  • Coordination interne & Mécanisme de Suivi et Évaluation ;
  • Coordination externe & Alimentation du système d’information sur la GRD.

Le Projet PRADECO renforce les capacités d’adaptation aux changements climatiques des communautés dans 2 villes côtières du Sud

Le 20 juin 2025, plus d’une cinquantaine d’acteurs locaux et de représentants étatiques ont pris part, dans la commune de Tiburon, au lancement officiel du Projet d’Appui à l’Adaptation aux Changements Climatiques des Systèmes de Production dans les Écosystèmes Marins et Terrestres des Communes Les Anglais et de Tiburon (PRADECO). Les capacités des communautés de ces 2 villes côtières seront renforcées pour faire face  aux défis climatiques en misant sur :

Un engagement local et des partenariats stratégiques

La Mairesse de Tiburon, Madame Idélie DENIS, a souligné à l’ouverture de la cérémonie l’importance vitale du projet PRADECO pour sa commune, appelant la population à s’approprier pleinement cette initiative. La Coordonnatrice de Programmes de l’ITECA, Madame Alberte P. AMBROISE, a indiqué la collaboration avec Développement et Paix – Caritas Canada qui a rendu possible le projet qui bénéficie du soutien financier du Gouvernement du Québec via son Programme de Coopération Climatique Internationale (PCCI). Le Projet PRADECO, précise Madame AMBROISE, s’inscrit dans la continuité des actions de l’ITECA dans la région Sud, en cohérence avec les Plans Communaux de Développement de Tiburon et Les Anglais : ce que Monsieur Oberdier EXILÉ, représentant de la Direction Départementale du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), a confirmé lors de son intervention tout en exprimant sa très grande satisfaction pour la mise en œuvre du PRADECO.

De son côté, la Mairesse de la commune Les Anglais, Madame Rose Marie POINT DU JOUR EXILÉ, a invité les différents acteurs à s’unir pour la réussite du projet. La Direction Départementale du Ministère de l’Environnement (MDE), représentée par Monsieur Pierre Joab DÉROSIERS, a mis en lumière les défis à relever, saluant le partenariat stratégique entre l’ITECA et le Ministère qui s’est concrétisé à travers le projet PRADECO. L’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP) par la voix de Monsieur Jean Nathan LABOSSIÈRE a présenté le projet comme une opportunité majeure pour l’amélioration de la gestion de l’aire protégée de La Cahouane.

Et la conduite d’une action transformatrice

Une présentation détaillée du projet PRADECO a été faite par son Coordonnateur, Monsieur Jean René Daniel Vital DORVILIER.  Une visite sur le terrain a été menée pour souligner notamment deux enjeux majeurs du projet : l’importance de la pêche locale mise en avant par l’Association de pêcheurs APAS à Nan Sab et la nécessité cruciale de préserver les mangroves et la biodiversité au niveau de l’Aire Protégée La Cahouane.

Toutes les parties prenantes, lors du lancement officiel du projet PRADECO, ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour renforcer la résilience des communautés visées aux effets des changements climatiques et préserver les précieuses ressources naturelles au niveau de la Côte Sud.

Renforcer l’hygiène dans les camps de déplacés : Le dispositif R2D2/MINKA appuyé par l’AFD aux côtés du Ministère de l’Environnement

Le 20 juin dernier, dans le cadre du mois de juin dédié à l’environnement par le Ministère de l’Environnement (MdE), le dispositif R2D2/MINKA a appuyé la distribution de kits d’hygiène dans des camps de déplacés. 1200 kits ont été distribués aux personnes déplacées hébergées dans les camps se trouvant au MTPTC, à Delmas 75 et à l’École Municipale Pierre Labitrie de Delmas. Cette intervention vient en appui au programme d’assainissement dans les camps d’hébergement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Le déplacement massif de familles, fuyant la violence des groupes armés, a malheureusement entraîné la saturation de nombreux sites d’hébergement improvisés. La promiscuité et le manque criant d’installations sanitaires y favorisent l’apparition de maladies hydriques, cutanées et diverses infections. Dans ce contexte d’urgence, la distribution de ces kits hygiéniques est vitale pour améliorer les conditions sanitaires. L’action ne se limite pas à la distribution ; elle inclut également des séances de sensibilisation aux bonnes pratiques d’assainissement, des opérations de fumigation et des nettoyages communautaires.

Une réponse rapide de 2 OSC partenaires du dispositif R2D2/MINKA: l’ITECA et VETERIMED

À la suite d’une sollicitation directe du Ministère de l’Environnement, l’ITECA et VETERIMED (2 OSC du dispositif R2D2/MINKA financé par l’Agence Française de Développement) ont rapidement facilité la constitution des 1200 kits sanitaires. Cette action s’inscrit dans le cadre de la prise en compte de la crise sécuritaire comme un phénomène anthropique provoquant une vague de plusieurs dizaines de milliers de familles déplacées principalement dans la zone métropolitaine. La composition des kits a bien intégré des besoins particuliers des filles et des femmes.

Et une coordination sur le terrain pour l’action de distribution

Une coordination  efficace impliquant les structures techniques du Ministère de l’Environnement (DCVA/DISE), les représentants communautaires, ainsi que divers partenaires institutionnels et humanitaires a facilité le bon déroulement de l’action de distribution dans les camps de déplacé.es.

Rappelons que le dispositif R2D2/MINKA regroupe 3 OSC haïtiennes:  l’ITECA comme chef de file, ADEMA et VETERIMED et il est soutenu financièrement par l’Agence Française de Développement (AFD).

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