Agroécologie à Cavaillon : l’ITECA propulse l’autonomie des femmes

Dans le cadre du projet « Agroécologie et Jeunesse Solidaire en Bretagne et Haïti », l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a formé, les 5 et 6 février 2026, trente agricultrices de la 2ème section communale de Cavaillon. Cet atelier portant sur le maraîchage agroécologique contribue à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience climatique.

Soutenir les piliers de l’économie locale

À Cavaillon, les femmes assurent l’essentiel de la production agricole et de la gestion domestique. Pourtant, le manque d’appui technique freine souvent leur productivité. Pour répondre à ce défi, l’ITECA mise sur le renforcement des capacités. L’objectif est double : améliorer la situation socio-économique des femmes et garantir une production maraîchère de qualité face à une demande croissante.

Une formation pratique et participative

Durant deux journées intenses, les participantes ont alterné théorie et pratique avec des échanges portant sur des thématiques suivantes :

  • Étapes de création d’un jardin maraîcher ;
  • Gestion des pépinières et fertilisation organique ;
  • Lutte écologique contre les maladies et insectes nuisibles.

La mise en pratique a permis aux femmes de maîtriser la préparation de la terre et la réalisation de plates-bandes pour le semis, des gestes techniques essentiels pour optimiser les récoltes.

« Je vais partager ce savoir »

La satisfaction est palpable à l’issue de la formation. Yvrose Léon, l’une des bénéficiaires, témoigne :

« Avant, j’ignorais comment préparer la terre ou respecter les distances de semis. Je suis très satisfaite et je vais partager ces connaissances avec mes consœurs des organisations de femmes dont je suis membre. »

Un impact durable et intergénérationnel

Le projet ne se limite pas à la salle de formation. En termes de suivi, ces 30 femmes seront accompagnées dans la gestion de 30 jardins agroécologiques individuels. Elles partageront ensuite leurs expériences à la jeunesse locale, encadrant la mise en place de 10 jardins scolaires dans la commune.

Une solidarité sans frontières

Cette initiative bénéficie du soutien de partenaires bretons (Saint-Brieuc Armor Agglomération, Ville de Brest, Département Ille-et-Vilaine) et du financement du CCFD-Terre Solidaire et de la Région Bretagne. Ensemble, l’ITECA et ses partenaires réaffirment leur engagement pour une agriculture paysanne durable et résiliente.

Les Anglais : Le PCD, un outil de gouvernance locale soutenu par l’ITECA

La gouvernance locale est un levier indispensable pour garantir un développement qui répond aux besoins réels des populations.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la corruption (9 décembre), l’ITECA a appuyé la Mairie de la commune Les Anglais pour la tenue d’une journée de travail autour du Plan Communal de Développement (PCD). Cette journée organisée en collaboration avec le Conseil de Développement Communal (CDC) avait pour objectif d’informer les forces vives de la communauté de l’importance et du contenu du Plan Communal de Développement (PCD) 2024 – 2029.

Un Dialogue Inclusif pour l’Action

Tenue à l’Hôtel La Foi, cette activité a réuni plus d’une trentaine de participant(e)s, démontrant une large mobilisation des acteurs clés :

  • Autorités Locales : CASEC et ASEC manifestant leur volonté d’intégrer les citoyens dans les directives de développement.
  • Société Civile : Organisations Communautaires de Base (OCB) œuvrant dans la commune, et représentants des secteurs essentiels (éducation, pêche, protection civile…).
  • Partenaires de Développement : ITECA, CECI et AMURT.

Cet atelier a permis aux différents acteurs de soulever des questions pertinentes relatives aux défis de la commune, soulignant l’importance du PCD comme feuille de route pour les changements concrets.

Un Partenariat Historique et des Projets Concrets

Dans sa prise de parole, la Mairesse de la commune a salué le travail de l’ITECA auprès de la communauté. Elle a notamment mis en lumière des réalisations majeures :

  1. Le Complexe Administratif : Construit dans le cadre du projet PAGODE, symbolisant l’engagement de l’ITECA pour le renforcement institutionnel.
  2. Le Projet PRADECO : Les actions en cours, visant l’adaptation aux changements climatiques dans les communes Les Anglais et Tiburon, ont été rappelées.

Le coordonnateur du projet PRADECO, Daniel Dorvilier, a profité de l’occasion pour présenter les axes et les perspectives du projet.

Appui Structurant pour la Gouvernance Locale

L’engagement de l‘ITECA dans ce processus va au-delà du simple appui à l’atelier. En amont, l’organisation a apporté une assistance technique essentielle à la Mairie pour l’élaboration du PCD et a soutenu la structuration du CDC, renforçant ainsi sa participation effective et légitime dans les décisions de développement local.

Les membres du CDC ont d’ailleurs présenté en détail les axes du PCD, invitant l’auditoire à consulter ce document stratégique avant toute intervention locale.

L’ITECA poursuit sa mission fondamentale : accompagner les paysannes et paysans dans leurs projets de lutte collective tout en soutenant activement la gouvernance locale pour garantir une amélioration durable des conditions de vie de la population rurale.

Renforcement des capacités locales pour une meilleure gestion des risques dans le Sud d’Haïti | Le CLPC de la 5ème Section Mercy plus outillé

Afin de renforcer la résilience des communautés locales face aux catastrophes naturelles, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et la Direction Générale de la Protection Civile du département du Sud (DGPC-Sud), a organisé une formation de trois jours sur la gestion des centres d’opérations d’urgence (GCOU). Cette formation, qui s’est déroulée du 3 au 5 septembre 2024, était destinée aux 30 membres du Comité Local de Protection Civile (CLPC) de la 5ème section Mercy, commune des Cayes.

Cette initiative vise à améliorer la capacité des acteurs locaux à prévenir, gérer et répondre aux urgences. Le programme de formation comprenait des exposés théoriques, des ateliers pratiques et des simulations s’appuyant sur les connaissances de base déjà acquises par les participants.

Au travers de cette formation, des documents d’identification ont été remis aux membres du CLPC/CLGRD. Et en termes de suivi, des équipements de protection et d’intervention leur seront fournis dans les plus brefs délais afin de rendre la structure opérationnelle. De plus, un Plan de Contingence Multirisque (PCM) pour la section communale sera élaboré de manière participative avec les membres afin de mieux planifier les réponses aux crises et de renforcer la résilience communautaire.

Cette formation s’inscrit dans une démarche plus globale de renforcement des capacités de la DGPC-Sud. En juillet 2024, une session de formation aux notions de base en gestion des risques et des catastrophes avait déjà été organisée à l’intention dudit CLPC, avec le soutien de l’Ambassade de France en Haïti.

L’ITECA fait la promotion active pour le renforcement de la résilience des communautés locales en Haïti. Depuis le tremblement de terre de 2021, l’Institut a soutenu plusieurs CLPC dans le département du Sud, en leur fournissant des formations sur la gestion des abris provisoires, les systèmes d’alerte précoce, et en leur mettant à disposition du matériel d’intervention.

À travers ces actions, l’ITECA contribue à rendre les communautés rurales plus autonomes face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, en les dotant des outils et des connaissances nécessaires pour agir de manière collective.

Journée mondiale pour la conservation de l’écosystème des mangroves : l’ITECA et ses partenaires engagés pour la protection de ces milieux fragiles

Mangroves à La Cahouanne, Commune de Tiburon

Le 26 juillet consacré à la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves a pour objectif de sensibiliser le public autour de l’importance vitale de ces zones humides côtières pour la planète.

Les mangroves jouent un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental. Elles constituent un habitat essentiel pour une riche biodiversité, protègent les littoraux contre l’érosion et les ondes de tempête et contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2.

Malheureusement, ces écosystèmes extraordinaires disparaissent à un rythme alarmant, trois à cinq fois plus vite que la moyenne mondiale des forêts (UNESCO). En Haïti, comme dans d’autres régions tropicales, les mangroves sont menacées par la déforestation, la pollution et la conversion des terres à d’autres usages (MDE).

Consciente des enjeux environnementaux et socio-économiques liés à la disparition des mangroves, l’ITECA s’engage activement dans leur protection et leur valorisation. À cet effet, des actions de sensibilisation auprès des communautés locales, de l’accompagnement des initiatives de reforestation et de gestion durable des mangroves sont conduites dans le cadre d’un plaidoyer plus large pour la mise en place de politiques publiques favorables à leur conservation.

À l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves, l’ITECA lance un appel à la mobilisation collective pour la protection de ces milieux fragiles. Il invite les autorités Haïtiennes, les associations paysannes, les organisations de la société civile et les citoyens à s’engager concrètement dans la lutte contre la dégradation des mangroves et à promouvoir leur gestion durable.

Ensemble, préservons les mangroves pour un avenir durable !

6 juillet : Journée internationale des coopératives | L’ITECA réaffirme son partenariat indéfectible avec les coopératives

La date du 6 juillet est consacrée à la Journée Internationale des Coopératives. Elle est célébrée en 2024 (#CoopsDay2024) sous le thème « Les entreprises coopératives aboutissent au développement durable pour tous-tes ». Cette journée met l’emphase sur la promotion des coopératives en tant que modèle d’entreprise pouvant mieux assurer des conditions de vie favorables et durables aux communautés au 21ème siècle.

L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) occupe une place prépondérante dans la mission de l’ITECA dans l’accompagnement et l’autonomisation des paysans à pouvoir transformer leur propre réalité politique et socio-économique vers leur émergence comme acteurs collectifs. En effet, les coopératives et mutuelles sont jusqu’alors les formes sociales les mieux adaptées et privilégiées par les acteurs locaux dans leurs pratiques de gestion et d’organisation.

Par conséquent, la promotion pour le renforcement et une meilleure structuration de ces organisations paysannes, ces plateformes et ces associations ou plus spécifiquement les coopératives de producteurs et productrices se révèle la stratégie la mieux appropriée. Ces initiatives économiques communautaires permettent une meilleure croissance inclusive et durable, une contribution adéquate dans la protection de l’environnement des communautés et une lutte collective contre le changement climatique plus globalement.

Elles sont par ailleurs reconnues comme vectrices de valeurs fondamentales tels que le dialogue, la gouvernance démocratique et la propriété partagée qui peuvent contribuer à une meilleure gestion territoriale des communautés. Les coopératives sont, grosso modo, porteuses de paix et de stabilité. Elles rassemblent des personnes d’horizons divers sur un même pied d’égalité tout en favorisant la compréhension, le respect mutuel et le vivre ensemble entre elles.

En ce sens, l’ITECA promeut et appuie différentes initiatives de création de richesses dans ses régions d’intervention dans le but de contribuer à la transformation des filières au bénéfice des paysans. Elles s’inscrivent ainsi dans une perspective de lutte globale des paysans et représentent des modèles ou des alternatives économiques pour inspirer leurs luttes revendicatives. À Savanette (#KAES), Belladère (#KOPWOTAB), Verrettes (#KOPWOKTAV), Saint-Marc (#KOTKOPAS), et Gros-Morne (#KOPKOMG), l’ITECA apporte un soutien considérable à la mise en place de vergers, de campagne de greffage et de reboisement, en formation technique (en matière de gestion financière avec dotation d’outils et manuels), et en géoréférencement de vergers…

L’ITECA interpelle donc l’État, les acteurs locaux et les organisations de la société civile à promouvoir et développer des stratégies efficaces afin de mieux soutenir les entreprises sociales et de renforcer l’économie nationale. Plus spécifiquement, le soutien à l’économie paysanne se révèle un levier considérablement efficace dans la garantie de conditions de vie favorables au niveau des communautés locales en termes d’impact social, économique et environnemental.

La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM renforce la lutte contre la précarité des communautés paysannes dans le Sud

La campagne agricole d’hiver 2023 est réalisée dans le cadre du Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (Maniche, Aquin, Cavaillon, Saint-Louis du Sud et Les Cayes).

Les troubles sécuritaires provoquant notamment le blocage de la route nationale #2 reliant la Péninsule Sud au département de l’Ouest ont aggravé les conditions de vie déjà précaires des populations rurales.

Le Projet PARECOM a pour objectif de réduire la vulnérabilité des populations rurales touchées par le séisme du 14 août 2021 en répondant aux urgences liées à la sécurité alimentaire. La campagne agricole d’hiver 2023 visait l’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle des communautés paysannes ciblées.

Un appui substantiel portant sur la distribution de semences, de boutures et de plantules (aubergine, banane, chou, gombo, épinard, haricot, igname, maïs, manioc, pois souche, poivron, tomate, patate douce) a eu lieu. Cet appui a touché 408 participants.es, dont 170 femmes, vivant dans les communes de Maniche, Aquin et Cavaillon.

Les participants.es âgés.es d’au moins 18 ans sont membres de 19 organisations communautaires de base (OCB) partenaires de l’ITECA. Ils.elles disposent d’au moins 0,10 hectares (ha). La récolte s’étendra sur une période allant de 3 mois à 13 mois, avec une partie destinée à l’autoconsommation et l’autre partie à la commercialisation. La réduction de la précarité des familles paysannes touchées est significativement renforcée.

La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM a bénéficié du soutien financier de Développement et Paix, de la FOKAL, de MCC et de Manos Unidas.

Crise humanitaire dans la commune de Gros-Morne L’ITECA tire la sonnette d’alarme

Port-au-Prince, le 16 octobre 2017._ Le séisme du 6 octobre 2018, malgré sa faible magnitude (5.9 sur l’échelle de Richter), a provoqué des dégâts humains et matériels importants dans la commune de Gros-Morne. Le dernier rapport de la Protection Civile, daté du 8 octobre, fait état de 7 morts, 118 blessés, 510 maisons détruites, 1660 maisons endommagées. Ce bilan reste bien en-dessous de la réalité. De l’aveu même des autorités locales, la collecte d’informations dans les 8 sections communales où vit plus de 70% de la population de la commune (estimée à plus de 100 000 habitants) est loin d’être exhaustive.
L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) attire l’attention que le séisme du 6 octobre 2018 s’est produit concomitamment avec l’inondation ayant frappé plusieurs sections communales suites à des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la commune. Les rapports de situation ont largement ignoré cet état de fait.
L’ITECA rappelle que les communautés rurales et paysannes de Gros-Morne subissent encore au plan économique le contrecoup de la mauvaise récolte de mangues enregistrée au cours de la saison 2018. La mangue est l’une des principales cultures de la région. Elle représente à elle seule 40% du revenu annuel des producteurs et productrices.
Très proche des communautés rurales et accompagnant sur le terrain depuis 20 ans les associations paysannes,l’ITECA tire la sonnette d’alarme sur la crise humanitaire qui risque de s’installer sur l’ensemble de la commune dans le contexte post sécheresse et inondation et post séisme du 6 octobre 2018. Les paysannes et paysans vivant dans les mornes – déjà dans la plus extrême précarité – en seront les principales victimes. Les femmes et les jeunes ainsi que les enfants en subiront les effets les plus dommageables (insécurité alimentaire aggravée, habitat précaire endommagé ou détruit, viols et harcèlement…).
L’ITECA partie prenante et à l’instar de l’espace MAKÒN – une plateforme de la société civile locale – appelle à une véritable mobilisation des acteurs pour une évaluation globale des dommages au niveau des 8 sections communales. Les PAYSANNES et PAYSANS ne doivent plus être à la fois les principales victimes de l’injustice sociale et les laissés pour compte des dégâts liés aux catastrophes naturelles ou environnementales qui en découlent largement.
L’ITECA avec l’espace MAKÒN tout en saluant les efforts de solidarité mis en place au niveau des différentes communautés appelle à une action d’urgence coordonnée et efficace (abris provisoires, assistance médicale, eau potable et assainissement, accompagnement psycho-social…). Des dispositions urgentes doivent être prises pour que des milliers d’écoliers regagnent leur salle de classe. Et des mesures de protection doivent particulièrement viser les femmes et les filles les plus fragilisées par l’accentuation de la crise du logement.
Enfin, l’ITECA avec l’espace MAKÒN insiste pour que l’État central développe de manière concrète des mécanismes qui renforcent les Comités Locaux de Protection Civile, tels que définis dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD). Cette structure doit être pleinement responsabilisée dans la finalisation de l’évaluation globale des dégâts et l’organisation de l’aide aux victimes.

Contacts presse :
Service Communication et Plaidoyer ITECA
Téléphone : +509 3430-0518 / 2227-7498
Obed Lamy | communication.iteca1@gmail.com
Nakashima Désir| communication.iteca2@gmail.com

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