Agroécologie à Cavaillon : l’ITECA propulse l’autonomie des femmes

Dans le cadre du projet « Agroécologie et Jeunesse Solidaire en Bretagne et Haïti », l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a formé, les 5 et 6 février 2026, trente agricultrices de la 2ème section communale de Cavaillon. Cet atelier portant sur le maraîchage agroécologique contribue à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience climatique.

Soutenir les piliers de l’économie locale

À Cavaillon, les femmes assurent l’essentiel de la production agricole et de la gestion domestique. Pourtant, le manque d’appui technique freine souvent leur productivité. Pour répondre à ce défi, l’ITECA mise sur le renforcement des capacités. L’objectif est double : améliorer la situation socio-économique des femmes et garantir une production maraîchère de qualité face à une demande croissante.

Une formation pratique et participative

Durant deux journées intenses, les participantes ont alterné théorie et pratique avec des échanges portant sur des thématiques suivantes :

  • Étapes de création d’un jardin maraîcher ;
  • Gestion des pépinières et fertilisation organique ;
  • Lutte écologique contre les maladies et insectes nuisibles.

La mise en pratique a permis aux femmes de maîtriser la préparation de la terre et la réalisation de plates-bandes pour le semis, des gestes techniques essentiels pour optimiser les récoltes.

« Je vais partager ce savoir »

La satisfaction est palpable à l’issue de la formation. Yvrose Léon, l’une des bénéficiaires, témoigne :

« Avant, j’ignorais comment préparer la terre ou respecter les distances de semis. Je suis très satisfaite et je vais partager ces connaissances avec mes consœurs des organisations de femmes dont je suis membre. »

Un impact durable et intergénérationnel

Le projet ne se limite pas à la salle de formation. En termes de suivi, ces 30 femmes seront accompagnées dans la gestion de 30 jardins agroécologiques individuels. Elles partageront ensuite leurs expériences à la jeunesse locale, encadrant la mise en place de 10 jardins scolaires dans la commune.

Une solidarité sans frontières

Cette initiative bénéficie du soutien de partenaires bretons (Saint-Brieuc Armor Agglomération, Ville de Brest, Département Ille-et-Vilaine) et du financement du CCFD-Terre Solidaire et de la Région Bretagne. Ensemble, l’ITECA et ses partenaires réaffirment leur engagement pour une agriculture paysanne durable et résiliente.

Haïti : Le projet R2D2 renforce la résilience communautaire face aux risques naturels

Face à la vulnérabilité chronique d’Haïti aux aléas naturels, le consortium composé de l’ITECA (chef de file), ADEMA et VETERIMED intensifie ses actions sur le terrain. À travers le projet Réponse aux Risques pour un Développement Durable (R2D2), financé par l’Agence Française de Développement (AFD), une série d’exercices de simulation (SIMEX) et de formations stratégiques sont déployés pour renforcer la préparation des communautés et leurs capacités de réponse aux risques.

Tester les plans d’urgence dans le Sud : l’approche Learning by doing

Dans les communes de Maniche (Dory) et de Cavaillon (Mare Henry), la théorie laisse place à la pratique. L’ITECA, en étroite coordination avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), organise des Exercices de Simulation (SIMEX) multi-aléas.

L’objectif poursuivi : tester l’efficacité des plans d’urgence communautaire existants. En mettant les Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) en situation réelle, le projet permet d’identifier les failles de coordination et de renforcer les réflexes de réponse. Cette approche participative garantit que, face aux inondations ou aux ouragans, les leaders locaux sachent exactement comment protéger les vies et les infrastructures.

Les écoles : des espaces prioritaires de la prévention

La résilience se construit dès le plus jeune âge. Le projet R2D2 met un accent particulier sur la sécurité en milieu scolaire. À Dory et Mare Henry, l’ITECA accompagne la mise en place de six comités d’urgence scolaires.

Ces comités, composés d’élèves et de personnel, sont formés aux procédures d’alerte et d’évacuation face aux séismes, cyclones et urgences sanitaires. En ancrant une culture du risque au cœur des établissements, le projet protège non seulement les enfants, mais transforme également chaque élève en un vecteur de sensibilisation pour sa propre famille.

Expertise technique dans le Nord-Ouest avec ADEMA

Parallèlement, dans le département du Nord-Ouest, le partenaire ADEMA finalise la validation opérationnelle des structures locales à Baie-de-Henne et Bombardopolis. Deux rendez-vous majeurs marquent le mois de février 2026 :

  • Le 20 février à Plateforme (Bombardopolis) : Un exercice dédié aux techniques de sauvetage aquatique.
  • Le 25 février à Citerne Rémy (Baie-de-Henne) : Une simulation focalisée sur la réponse aux risques cycloniques.

Une coordination institutionnelle pour un impact durable

L’ampleur de ces activités témoigne de l’ambition du projet R2D2 : ne plus simplement répondre aux catastrophes, mais prévenir et se préparer face aux risques. En renforçant la capacité opérationnelle des acteurs de base et en assurant une coordination fluide avec les autorités nationales, l’ITECA et ses partenaires bâtissent un bouclier durable pour les populations les plus exposées.

La sécurité de demain se prépare aujourd’hui, au sein même de nos communautés !

Le Dispositif R2D2/MINKA en première ligne dans la réponse d’urgence à l’ouragan Mélissa

Le 29 octobre 2025, Haïti a été frappée par l’ouragan Melissa, un ouragan de catégorie 5 et d’une violence exceptionnelle. Avec des vents dépassant les 250 kilomètres à l’heure et des vagues gigantesques, les dégâts matériels et humains ont été considérables, affectant durement les départements du Sud et du Nord-Ouest, zones d’intervention clés du dispositif R2D2/MINKA.

Ces intempéries majeures ont accentué la vulnérabilité socio-économique et alimentaire des ménages ruraux, provoqué la dégradation de plusieurs tronçons routiers, emporté du bétail ainsi que des équipements de pêche, et détruit une grande partie des moyens de subsistance locaux. Le bilan humain déplore tragiquement 43 vies perdues à travers le pays.

Une mobilisation rapide et une réponse d’urgence concertée grâce au Fonds de Contingence de R2D2/MINKA

Face à l’ampleur de la crise, le dispositif Réponse aux Risques pour un Développement Durable (R2D2/MINKA) a immédiatement activé son Fonds de Contingence dans le souci de renforcer les moyens de subsistance des familles sinistrées et collaborer étroitement avec les structures locales de Protection Civile. Ce mécanisme, porté par le consortium d’organisations haïtiennes (ITECA chef de file, ADEMA et VETERIMED) avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), permet de déployer une aide rapide et multisectorielle.

Les actions concrètes et sectorielles dans les départements du Sud et du Nord-Ouest

  1. Relance Agricole et Infrastructures (ITECA)

L’ITECA concentre ses efforts sur des communes touchées du Sud, notamment Aquin (2e section Bellevue) et Cavaillon (5e section Laroque, 3e section Gros-Marin et 4ème Mare Henri), en fournissant :

  • Des semences de cultures maraîchères (Tomate, poivron, chou, gombo, etc), de maïs et d’haricot, ainsi que des plants de banane pour relancer la production vivrière
  • Des outils de travail agricole (machette, pioche, houe)
  • Des ovins (moutons) pour restaurer le capital des ménages
  • Du matériel aratoire au CLPC de la 2e section Bellevue (Aquin) et de la 3ème section Gros-Marin (Cavaillon) pour l’amélioration des routes agricoles.
  1. Restauration du capital bétail (VETERIMED)

Pour sécuriser le capital essentiel des familles, VETERIMED intervient auprès de 445 familles dans le Sud, en fournissant du bétail pour renouveler les pertes :

  • 220 familles bénéficiaires d’ovins à Arniquet
  • 225 familles bénéficiaires d’ovins et caprins à Torbeck (Durcis et Beraud).
  1. Rétablissement des Accès et Protection Côtière (ADEMA)

Dans le Nord-Ouest, ADEMA se concentre sur la restauration des infrastructures et le soutien aux pêcheurs :

  • Rétablissement de l’accès aux axes routiers cruciaux (Bombardopolis à Baie-de-Henne) au bénéfice de plus de 40 000 personnes
  • Assistance en matériels de pêche pour quatre associations de pêcheurs de Bombardopolis et Baie-de-Henne
  • À Baie-de-Henne, des travaux urgents de stabilisation (Gabions, canaux) sont entrepris sur la ravine La Coupe pour la protection des berges et des structures
  • Distribution de 600 moustiquaires pour la prévention des maladies post-catastrophe.

Cette intervention s’inscrit dans la continuité de l’engagement du dispositif R2D2/MINKA à renforcer la résilience des communautés rurales face aux chocs climatiques récurrents. Le R2D2/MINKA réaffirme sa détermination à être aux côtés des populations, en s’appuyant sur les structures locales pour une réponse toujours plus efficace aux risques de catastrophe avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD).

La gouvernance agricole locale se renforce avec la tenue de la première Table de Concertation Agricole dans la commune de Cavaillon

Dans sa démarche constante de renforcer l’autonomie et les capacités des communautés rurales et paysannes, la gouvernance locale constitue un outil clé.

Le 9 octobre 2025, l’ITECA a appuyé la tenue de la première Table de Concertation Agricole Communale (CAC) à Cavaillon, apportant un soutien structurant au Bureau Agricole Communal (BAC). Cet événement a été organisé dans le cadre du lancement opérationnel du projet “Renforcement de la Production Agricole pour une Amélioration Durable de la Situation Alimentaire dans la commune de Cavaillon” (RAPASA).

Un rassemblement inédit d’acteurs clés

Plus qu’une simple réunion, cette TCAC a été un véritable forum de dialogue réunissant plus de 75 participant(e)s autour des enjeux cruciaux de l’agriculture communale. Il y a lieu de souligner notamment la présence de :

  • Autorités Locales : Maires (Myriame Jean Louis et Jean Marie Naissant), CASEC et ASEC, soulignant l’engagement politique des élus.
  • Partenaires Techniques : Le Directeur Départemental de l’Agriculture du Sud (DDAS), M. Marcelin Aubourg et son adjoint Fritz Moise, les responsables du BAC de Cavaillon, ainsi que d’autres cadres du secteur.
  • Partenaires Financiers : Des représentants du Mennonite Central Committee (MCC) bailleur du projet RAPASA, du CECI, etc.
  • Acteurs de Terrain : Association de producteurs-trices, association d’irrigants, professionnels évoluant dans le secteur…

Une large vulgarisation du Projet RAPASA

L’ITECA a présenté en détail les réalisations initiales et les orientations stratégiques du projet RAPASA, visant l’amélioration durable de la sécurité alimentaire dans la commune. Les discussions qui ont suivi ont permis de débattre des axes d’intervention, de leurs retombées potentielles pour la commune de Cavaillon, et de leur articulation avec les priorités de la Direction Départementale Agricole du Sud (DDAS).

Cette initiative communale fait suite à une présentation du projet au niveau de la Table de Concertation Sectorielle Agricole Départementale du Sud, assurant ainsi une coordination verticale des efforts.

La gouvernance agricole locale doit être participative

La tenue de cette TCAC dans la commune de Cavaillon illustre l’engagement profond de l’ITECA pour le renforcement de la gouvernance agricole locale. En appuyant ces espaces de concertation inclusifs, l’organisation soutient les paysannes et paysans dans leurs projets de lutte collective, leur permettant d’influencer positivement les politiques agricoles et de transformer durablement leurs conditions d’existence.

À travers le projet RAPASA, l’ITECA réaffirme sa mission : accompagner les communautés à devenir les piliers de leur propre développement.

Le Projet PRAADUM: l’engagement pour une agriculture durable

Dans un contexte haïtien de crises complexes et d’insécurité grandissante, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) maintient un engagement inébranlable auprès des communautés rurales. Depuis plus de quatre décennies, l’ITECA travaille à donner aux paysannes et paysans les outils pour devenir les acteurs de leur propre développement et pour améliorer concrètement leurs conditions de vie.

Cet engagement a conduit à la mise en œuvre du Projet d’Appui à l’Amélioration Durable des conditions de vie des ménages (PRAADUM/ Phase 2), au cœur de l’Artibonite, l’une des régions les plus affectées par les chocs climatiques et l’instabilité.

Des actions concrètes pour l’autonomie et l’environnement

Au cours de la deuxième année d’exécution (août 2024 à juillet 2025) et avec l’appui financier de Manos Unidas et Un Enfant par la Main, le projet PRAADUM II s’est attaqué aux racines de la vulnérabilité dans les communes de Saint-Marc, Verrettes et Gros-Morne.

Le principal axe d’intervention est le renforcement des systèmes de production agricole durable. Plus concrètement, l’ITECA a accompagné :

  • 200 chefs de famille (113 agriculteurs et 87 agricultrices) dans la mise en place de parcelles agroforestières pour renforcer la sécurité alimentaire et la résilience face aux aléas climatiques.
  • 72 parcelles maraîchères ont été établies, dont 48 gérées par des agricultrices, notamment à Saint-Marc et Verrettes.
  • 24 lots boisés ont été créés à Verrettes et Gros-Morne, contribuant directement à la protection de l’environnement et à l’adaptation aux effets du changement climatique.

Renforcer les capacités de prise de décision collective : un autre pilier du projet

Le projet va au-delà de la fourniture de semences et d’outils. Il intègre un volet crucial de renforcement des capacités pour que les communautés puissent s’organiser et prendre des décisions collectives :

  • Appui à l’entrepreneuriat : Deux (2) ateliers de transformation de produits agricoles ont été renforcés à Gros-Morne, portés par une organisation de jeunes et une organisation de femmes.
  • Inclusion financière : Dix (10) groupes MUSO (Mutuelles de Solidarité) à Saint-Marc et Verrettes ont été renforcés pour offrir de meilleurs services financiers à leurs membres.
  • Éducation environnementale : 15 établissements scolaires ont été sensibilisés à la protection de l’environnement et l’adaptation aux effets du changement climatique.

Au total, le projet PRAADUM II a touché directement 2296 personnes, dont 66% de femmes. L’augmentation de la production agricole et des revenus familiaux observée dans les zones d’intervention fait renaître l’espoir dans la région très fortement affectée les violences des gangs.

Ensemble, construisons un avenir meilleur avec et pour les communautés rurales en Haïti !

Le Projet PRADECO renforce les capacités d’adaptation aux changements climatiques des communautés dans 2 villes côtières du Sud

Le 20 juin 2025, plus d’une cinquantaine d’acteurs locaux et de représentants étatiques ont pris part, dans la commune de Tiburon, au lancement officiel du Projet d’Appui à l’Adaptation aux Changements Climatiques des Systèmes de Production dans les Écosystèmes Marins et Terrestres des Communes Les Anglais et de Tiburon (PRADECO). Les capacités des communautés de ces 2 villes côtières seront renforcées pour faire face  aux défis climatiques en misant sur :

Un engagement local et des partenariats stratégiques

La Mairesse de Tiburon, Madame Idélie DENIS, a souligné à l’ouverture de la cérémonie l’importance vitale du projet PRADECO pour sa commune, appelant la population à s’approprier pleinement cette initiative. La Coordonnatrice de Programmes de l’ITECA, Madame Alberte P. AMBROISE, a indiqué la collaboration avec Développement et Paix – Caritas Canada qui a rendu possible le projet qui bénéficie du soutien financier du Gouvernement du Québec via son Programme de Coopération Climatique Internationale (PCCI). Le Projet PRADECO, précise Madame AMBROISE, s’inscrit dans la continuité des actions de l’ITECA dans la région Sud, en cohérence avec les Plans Communaux de Développement de Tiburon et Les Anglais : ce que Monsieur Oberdier EXILÉ, représentant de la Direction Départementale du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), a confirmé lors de son intervention tout en exprimant sa très grande satisfaction pour la mise en œuvre du PRADECO.

De son côté, la Mairesse de la commune Les Anglais, Madame Rose Marie POINT DU JOUR EXILÉ, a invité les différents acteurs à s’unir pour la réussite du projet. La Direction Départementale du Ministère de l’Environnement (MDE), représentée par Monsieur Pierre Joab DÉROSIERS, a mis en lumière les défis à relever, saluant le partenariat stratégique entre l’ITECA et le Ministère qui s’est concrétisé à travers le projet PRADECO. L’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP) par la voix de Monsieur Jean Nathan LABOSSIÈRE a présenté le projet comme une opportunité majeure pour l’amélioration de la gestion de l’aire protégée de La Cahouane.

Et la conduite d’une action transformatrice

Une présentation détaillée du projet PRADECO a été faite par son Coordonnateur, Monsieur Jean René Daniel Vital DORVILIER.  Une visite sur le terrain a été menée pour souligner notamment deux enjeux majeurs du projet : l’importance de la pêche locale mise en avant par l’Association de pêcheurs APAS à Nan Sab et la nécessité cruciale de préserver les mangroves et la biodiversité au niveau de l’Aire Protégée La Cahouane.

Toutes les parties prenantes, lors du lancement officiel du projet PRADECO, ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour renforcer la résilience des communautés visées aux effets des changements climatiques et préserver les précieuses ressources naturelles au niveau de la Côte Sud.

La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM renforce la lutte contre la précarité des communautés paysannes dans le Sud

La campagne agricole d’hiver 2023 est réalisée dans le cadre du Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (Maniche, Aquin, Cavaillon, Saint-Louis du Sud et Les Cayes).

Les troubles sécuritaires provoquant notamment le blocage de la route nationale #2 reliant la Péninsule Sud au département de l’Ouest ont aggravé les conditions de vie déjà précaires des populations rurales.

Le Projet PARECOM a pour objectif de réduire la vulnérabilité des populations rurales touchées par le séisme du 14 août 2021 en répondant aux urgences liées à la sécurité alimentaire. La campagne agricole d’hiver 2023 visait l’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle des communautés paysannes ciblées.

Un appui substantiel portant sur la distribution de semences, de boutures et de plantules (aubergine, banane, chou, gombo, épinard, haricot, igname, maïs, manioc, pois souche, poivron, tomate, patate douce) a eu lieu. Cet appui a touché 408 participants.es, dont 170 femmes, vivant dans les communes de Maniche, Aquin et Cavaillon.

Les participants.es âgés.es d’au moins 18 ans sont membres de 19 organisations communautaires de base (OCB) partenaires de l’ITECA. Ils.elles disposent d’au moins 0,10 hectares (ha). La récolte s’étendra sur une période allant de 3 mois à 13 mois, avec une partie destinée à l’autoconsommation et l’autre partie à la commercialisation. La réduction de la précarité des familles paysannes touchées est significativement renforcée.

La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM a bénéficié du soutien financier de Développement et Paix, de la FOKAL, de MCC et de Manos Unidas.

La phase pilote du projet de reconstruction Tèt Ansanm à Cavaillon dans le Sud progresse au gré du contexte actuel

Dans la commune de Cavaillon, frappée durement par le séisme du 14 août 2021, la phase pilote du volet de reconstruction Tèt Ansanm du projet de relèvement, mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et la Coordination des Organisations de Cavaillon pour le Changement (COCC), est à sa dernière ligne droite.

Le volet construction Tèt Ansanm est intégré au Programme d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (PARECOM). Cette intervention ciblée concentrée dans la commune de Cavaillon vise le relogement de 40 familles paysannes affectées par le séisme du 14 août 2021.

Vingt (20) familles paysannes ont déjà pu accéder à leur logement para sismique et cyclonique.  La construction des 20 maisons restantes progresse à un rythme relativement soutenu, malgré les contraintes liées à la dégradation de la situation sécuritaire.  La stratégie pour la reconstruction des maisons se fonde sur l’entraide communautaire avec la mobilisation des groupes solidaires et autres structures d’affiliation des participant-e-s. Ce mécanisme joue également un rôle clé dans le raffermissement du lien social dans les communautés ciblées.

Le volet de reconstruction Tèt Ansanm démontre une fois de plus la force de l’engagement collectif et solidaire au niveau des communautés rurales et paysannes. L’espoir renaît dans la commune de Cavaillon !

La mise à échelle du projet après la phase pilote est vivement souhaitée tant par les familles affectées, les acteurs de la société civile, de même que par les autorités locales.

La phase pilote du projet Tèt Ansanm bénéficie du soutien financier et technique de l’Agence Française de Développement (AFD), Développement et Paix, de la Fondation Roncalli, la Fondasyon Konesans ak Libète (FOKAL), de la mairie de Cavaillon et de Architectures Sans Frontières du Québec (ASFQ).

Les ateliers de formation pour les CLPC des communes Cavaillon, Maniche et Cayes en GRD : retombées positives pour le Projet de renforcement du SNGRD

En Haïti, les communautés rurales sont souvent négligées et par conséquent, très exposées aux catastrophes naturelles. Cette exclusion explique un peu la vulnérabilité extrême qui s’exalte en milieu rural. Les habitants connaissent les dommages les plus considérables au passage des tempêtes tropicales et des tremblements de terre. Des mesures tardent toujours à être adoptées afin de doter les acteurs qui y vivent de compétences nécessaires et adéquates pouvant les aider à se prémunir et répondre convenablement aux situations d’urgence.

Le Projet de renforcement du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) implanté par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) y trouve tout son bien-fondé. À travers un tel projet, l’ITECA vise à appuyer la mise en place et le renforcement de Comités Locaux de Protection Civile (CLPC). Il ambitionne également de renforcer l’implication des communautés rurales dans la gestion des risques de catastrophes en réduisant leurs vulnérabilités et en améliorant leurs connaissances communautaires des risques.

A travers des ateliers, les notions de base en GRD, le fonctionnement du SNGRD et la gestion des urgences ; l’Évaluation des dégâts et d’analyse des besoins (EDAB) et la Gestion des Abris Provisoires (GAP) sont entre autres les thématiques conçues et abordées avec les membres des CLPC. Elles ont pour but de permettre aux participants, membres de comités, d’acquérir les compétences nécessaires pour pouvoir évaluer les dégâts et les besoins pour une meilleure orientation des réponses communautaires en cas d’urgence. Des formations en premier secours en faisaient aussi partie.

En termes de suivi de formation, les CLPC des communes Maniche, Aquin, Cavaillon, puis les Cayes qui partagent le même bassin versant, ont respectivement eu leurs ateliers de formation en GRD à l’issue du projet de renforcement du SNGRD :

Formation CLPC à Maniche

Le 15, 16 et 17 mars 2023, la commune de Maniche, à travers son comité local de protection civile a suivi trois journées de formation. Autour des modules de formation : montage de scénario d’urgence, approche de la GRD (organigramme du SNGRD et la GCLPC), Système d’alerte précoce (SAP), Gestion Centre d’Opération d’Urgence. Des ateliers de travail ont été effectués afin d’amener les participants à énumérer une liste de dégâts liés aux vulnérabilités de leur commune en cas de catastrophe et à lister les actions possibles à poser en termes de réponses en tant que membres de la protection civile.

Ateliers de travail avec le CLPC de Laurent (4ème section Cayes)

Il a été effectué à la 4ème section de la commune des Cayes deux journées de travail les 24 et 25 mars 2023 dans le cadre du renforcement du CLPC de cette section communale. Ces ateliers de travail ont, à leur terme, abouti à l’élaboration d’un Plan de contingence multirisques. Ce document a été élaboré par les 22 participants présents grâce à la méthode pratique (95%) adoptée par les formateurs.

L’atelier du premier jour a été conçu pour permettre aux participants de faire la délimitation géographique et administrative et d’analyser les risques présents au niveau de la communauté. Quant au second atelier, il s’est orienté vers le montage d’un atelier scénario de risques éventuels au cours de l’an 2023. Ce montage consiste en un descriptif des risques possibles pouvant impacter la communauté, l’analyse des impacts générés par ces risques, l’analyse de la situation humanitaire créé, les besoins d’urgence pour répondre aux risques, et la mise en place de stratégie de coordination de la réponse.

Formation CLPC 2ème Section de Martineau, Cavaillon

Du 29 au 31 mars 2023, 3 journées de formation ont été réalisées à Martineau (2ème sect. Cavaillon) dans le but de créer un CLPC avec son organigramme définissant clairement le rôle et les responsabilités de chaque membre dans cette section communale. Autour du thème « Les notions de base en GRD » ces journées de formation entendaient garantir aux 22 participants la compréhension des concepts de base en GRD.

Les modules tels que fonctionnement du SNGRD, analyse des risques communautaires et fonctionnement du comité (CLPC) en temps de paix et de crise ont contribué à porter les participants, membres du CLPC repartis en 4 ateliers, à réfléchir sur les risques et leur cause, leur fréquence, leur impact, leur localisation à Martineau, et les actions à poser pour les réduire.

En référence à ces actions, l’ITECA, exprime une fois de plus sa position aux côtés des paysans.nes et multiplie ses actions tout en tenant à ce que les acteurs comprennent et maîtrisent leur rôle dans la gestion des risques et la réponse aux urgences sur leur territoire ; qu’ils concertent, planifient et mettent en œuvre des actions pour protéger leur environnement ; et qu’ils réagissent efficacement en cas d’urgence.

L’ITECA priorise les femmes à travers les campagnes agricoles du programme PARECOM pour l’année 2022

L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a accordé, dans sa stratégie d’intervention, une place importante aux luttes et revendication des femmes. À travers une approche de travail qui s’inscrit dans la promotion pour l’Égalité homme/femme au niveau des associations paysannes, l’ITECA est convaincu que l’implication des femmes dans des activités économiques sociales et solidaires est fondamentale pour leur autonomisation.

L’apport d’un appui à l’autonomie économique des femmes a été conçu comme une perspective importante dans la revitalisation des territoires. En effet, plus les femmes sont accompagnées et comprennent les mécanismes de leur marginalisation, plus elles seront à même d’anticiper les gains sociaux et économiques de leurs activités, de changer le rapport à leur territoire et de développer plus de confiance en l’avenir.

L’histoire entre Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé et le programme PARECOM en est un exemple plutôt passionnant. Natives de Maniche dès leur plus jeune âge, Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé font partie de la catégorie des femmes les plus vulnérables de leur localité. En effet, cette commune a été classée parmi les communes du département du Sud les plus touchées par le cyclone Matthew et plus récemment par le séisme du 14 août 2021.

L’agriculture qui était considérée comme la principale source de revenus de cette commune a été relativement dévastée. C’est à travers leurs productions agricoles que les ménages arrivaient à peine à subsister. C’est aussi à travers leurs récoltes que Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé parvenaient difficilement à faire l’éducation de leurs enfants en tant que cheffes de famille. Mise à part la dévastation de leurs propriétés agricoles, leurs maisons ont été également endommagées.

Dans l’année 2022, le Programme d’Appui au Relèvement (PARECOM) mis en œuvre dans les communes Maniche, Aquin, Cavaillon et Saint-Louis du Sud a soutenu trois (3) campagnes agricoles : une campagne du printemps (février) ; et une campagne intermédiaire débutée en juillet-août et une campagne d’hiver à partir du mois de novembre.

C’est à travers la campagne intermédiaire que Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé ont été appuyées. Considérées comme un échantillon de 224 femmes qui ont été soutenues sur un effectif total de 525 agriculteurs et agricultrices dont les récoltes ont été compromises pour cette campagne à cause des variations saisonnières. Les producteurs.trices avaient reçu des semences de riz, haricot, cultures maraîchères pour la compensation de leurs pertes agricoles ; des outils agricoles, et un accompagnement technique.

Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé ont bien réussi leurs récoltes et sont beaucoup plus à même de répondre aux besoins quotidiens de leur famille. Lors du lancement de la campagne d’hiver, Rose-Marie Lajuste a avoué : « Je peux dire que mes conditions de vie ont été améliorées. Aujourd’hui, grâce aux semences reçues et mes jardins cultivés, je n’utilise plus mon argent pour m’approvisionner en riz. Au contraire, j’en ai pour la consommation de la famille et je peux en vendre pour gagner de l’argent et satisfaire certains besoins familiaux. »

Sur un total de 1225 ménages qui ont été appuyés via les campagnes agricoles (printemps et hiver) 40% sont des femmes. En termes de bénéficiaires indirect-e-s, c’est environ 15 000 personnes (familles paysannes, fournisseurs, associations paysannes, autorités locales…) qui en ont tiré profit des retombées positives.

L’ITECA a pu compter principalement sur le soutien des partenaires suivants pour rendre possible ce bilan à la fois positif et prometteur de la première année de mise en œuvre du programme PARECOM : l’Agence Française de Développement (AFD), Broederlijk Delen, CCFD-TS, Développement et Paix/MRIF/Fondation Roncalli, FOKAL, Manos Unidas et Mennonite Central Committee (MCC).

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) renouvelle encore une fois sa ferme volonté à toujours se tenir aux cotés des communautés paysannes, plus particulièrement les femmes paysannes, pour l’année 2023, tout en restant convaincu que l’agriculture paysanne reste le véritable pilier pour tout changement socio-économique réel dans le pays et que l’autonomie économique des femmes en constitue l’un des enjeux majeurs.

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