5 juin : Journée mondiale de l’environnement | L’ITECA mobilisé auprès des communautés rurales ou paysannes

La date du 5 juin est consacrée par les Nations Unies à l’environnement au niveau mondial. Cette journée a pour objectif d’encourager tous.toutes à participer aux efforts de protection et de restauration de la Terre. Elle est l’occasion de sensibiliser la population mondiale sur l’adoption des pratiques respectueuses de l’environnement et de la conscientiser autour de l’incidence néfaste des actions anthropiques sur la planète.

Pour cette année, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification retient le thème « La restauration des terres, la désertification et la résistance à la sécheresse ». Les réflexions et les différentes actions liées à ce thème sont à soutenir par le slogan « Nos terres. Notre avenir. Nous sommes la #Génération Restauration. »

Dans l’engagement de l’ITECA auprès des communautés rurales, la dégradation environnementale du milieu devient une préoccupation majeure. La dimension environnementale s’impose dans un pays ou le milieu devient de plus en plus fragile. En effet, à la dégradation écologique s’ajoutent les effets du changement climatique affectant de plus en plus l’économie rurale et les conditions de vie des populations, particulièrement les femmes et les jeunes.

Plus globalement, 40% des terres de la planète sont dégradées, cela affecte directement la moitié de la population mondiale et menace environ la moitié du PIB mondial. (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification). Par conséquent, les actions doivent de plus en plus se tourner vers une amélioration continue de la qualité de vie des citoyens par la prise en compte de l’urgence environnementale sans compromettre la vie des générations actuelles et celle des générations futures (IFDD).

À l’occasion de cette journée du 5 juin, l’ITECA renouvelle son engagement à soutenir les luttes et revendications paysannes et à continuer à travailler à la prévention des risques que cette crise de l’environnement accentue sur les populations locale, nationale et la planète entière.

Saison cyclonique 2024 : l’ITECA et le Dispositif R2D2 au service de la résilience des communautés

Ce 1er juin marque l’ouverture officielle de la saison cyclonique qui s’étend jusqu’au 30 novembre 2024. Cette saison s’annonce particulièrement active. Jusqu’à 39 phénomènes cycloniques sont attendus dont 12 seront suffisamment puissants pour être considérés comme des ouragans sur l’Atlantique Nord (Michael Mann, climatologue de l’Université de Pennsylvanie).

La chaleur record des océans constatée récemment et l’arrivée potentielle d’un phénomène La Niña laisse présager que la saison 2024 réunirait les « conditions idéales » pour la formation d’ouragans majeurs. Les activités climatique et cyclonique sont entraînées par le phénomène La Niña, à l’opposé de El Niño. En tant que phénomène climatique récurrent, La Niña affecte le climat mondial dans son ensemble et impacte également l’activité cyclonique à l’échelle planétaire.

Haïti pourra faire face à 23 phénomènes nommés, dont 11 potentiels ouragans cette saison (Emmanuel Pierre, DGPC), compte tenu de sa position dans le bassin Caraïbes (lui-même situé dans l’Océan Atlantique Nord et près du golfe du Mexique).

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et le Dispositif R2D2 soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) appuient le renforcement des capacités des communautés rurales et des autorités locales pour une meilleure gouvernance en Gestion des Risques et Désastres (GRD) afin de réduire les vulnérabilités et augmenter la résilience communautaire. La Gestion des Risques et des Désastres constitue un axe transversal de la stratégie d’intervention de l’ITECA.

L’ITECA a également initié ou poursuivi le partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et Cités Unies France (CUF) pour renforcer les instances locales de la Protection Civile (CLPC et CCPC) dans le département du Sud.

À l’occasion de l’ouverture de la saison cyclonique 2024, l’ITECA recommande vivement aux communautés locales de rester informées et vigilantes, d’écouter et de mettre en pratique les consignes de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et des autorités locales.

L’ITECA et le Dispositif R2D2 apporteront pendant la saison cyclonique de l’année 2024, en étroite collaboration avec la DGPC, leur contribution pour rendre encore plus résilientes les communautés paysannes ou rurales.

Webinaire Pax Christi International | Haiti : Chemins pour construire la Démocratie – Rôle de la Société Civile, spécialement des Femmes, dans la construction de la Paix, le processus de Guérison et la Réconciliation en Haïti

En Haiti, il est communément admis que les femmes constituent le Potomitan c’est-à-dire le Pilier central de notre société.

Les personnes qui nécessitent des soins spéciaux : les bébés, enfants en bas âge, vieillards, les personnes handicapées ou malades sont traditionnellement prises en charge par des Femmes.  Ces dernières veillent également à l’Éducation de base des enfants; leur comportement avec leurs frères et sœurs, les parents, les voisin-e-s et la société en général.  Même si d’autres personnes participent à l’encadrement de base, la responsabilité première incombe aux femmes !

Aujourd’hui, notre pays est plus que malade !  Il est considéré comme un État paria, un État failli !   Il a commencé sa descente en enfer, cela fait longtemps déjà.  À ma connaissance cependant, la situation n’a jamais été aussi critique !

Il ne faut pas se voiler la face :  notre pays : HAITI, est en danger de disparaître !

Il faut donc se lancer à la rescousse, s’engager en dépit des possibles appréhensions, mis-perceptions ou dures critiques. 

Il s’agit de contribuer à sortir le pays du gouffre dans lequel il se trouve.

Un impératif :  Être de bonne foi ! 

Les prédispositions requises :

  1. Ouverture d’esprit: essayer de comprendre l’autre/les autres et Vouloir établir des passerelles.
  2. Engager le Dialogue sur le Que faire ?
  3. Prendre le temps d’écouter l’autre / les autres.
  4. Identifier les points communs
  5. Examiner et déterminer ce qu’on peut faire ensemble
  6. Passer à l’action !  Avec la détermination de se relever et de se forger un avenir commun, plus juste et égalitaire !

Après le tremblement de terre de 2010 qui a causé la mort de plus de 200, 000 de nos compatriotes, les haïtien-ne-s se sont levé-e-s et, sans distinction de classes sociales ou de couleur, se sont tendu la main :  il s’agissait de vies humaines à sauver.

A travers le monde, on a alors salué de notre grande « résilience ».

Notre patrie est, de nouveau, en danger.

C’est en nous-mêmes que nous devons chercher et trouver la capacité, la détermination, les clefs donc du vivre-ensemble...Et les appliquer !

Quels pourraient être le rôle et la contribution de Pax Christi International et d’autres organisations solidaires ?

  1. Faciliter le Dialogue

    Pour des raisons que je n’arrive toujours pas à élucider, nous : haïtiens et haïtiennes, avons tendance à nous raidir et même à lutter âprement, les un-e-s contre les autres, face à des différences (même légères ou sémantiques), plutôt que de nous focaliser sur les points communs ainsi que le bout de chemin que nous pourrions faire ensemble.

    A mon avis, les organisations solidaires comme Pax Christi International seraient bienvenues de nous accompagner sur le chemin du dialogue et de la concertation ; cela, sans interférence sur les choix que nous devons faire, nous-mêmes !

    2. Accompagner un réel processus de Décentralisation

    S’il est un (1) aspect positif qui pourrait émerger du chaos et de l’actuelle descente en enfer d’Haiti est de procéder rapidement à une réelle, efficiente et efficace décentralisation.

    Les faits viennent de nous le prouver :  Alors qu’à Port-au-Prince et dans ses environs, l’Administration Publique, les entreprises privées, la plupart des écoles et même les établissements commerciaux ont très souvent dû fermer leurs portes à cause des massacres, kidnappings, viols et autres abominations réalisées par les gangs; alors que dans d’autres régions du pays,  les élèves ont pu se rendre à l’école et le train de vie habituel continuer à se déployer.

    La Constitution de 1987 prône la Décentralisation.  Et cela fait plusieurs années qu’une loi sur la Décentralisation a été votée par le Parlement haïtien. Il nous incombe de la mettre en pratique !

    Une organisation comme Pax Christi International dispose d’un organe représentatif : le Secrétariat International qui relie un nombre important d’organisations à travers le monde. Elle est donc bien placée pour nous aider.

    Du fait des conditions internes chez nous et la forte migration qui en résulte, de nombreux-ses haïtien-ne-s et leurs descendant-e-s se trouvent actuellement dispersé-e-s à travers le monde, formant la Diaspora (ce que nous, nous appelons le 10ème département).  Ces haïtien-ne-s de l’extérieur appuient et réalisent une multitude de petits projets en Haiti dans les domaines de l‘Agriculture, de l’Éducation, la Santé etc…  Leurs efforts méritent d’être articulés, appuyés et insérés dans des Plans communaux, départementaux et dans le grand Plan National de relèvement et de reconstruction de notre pays.

    Il s’agit – là encore- d’un domaine dans lequel des organisations solidaires comme Pax Christi International et ses partenaires peuvent aider notre pays, non seulement à travers des actes de Plaidoyer mais encore et surtout en encourageant et facilitant le Dialogue entre nos diverses entités, la recherche des points communs, la mise à profit de nos valeurs… nous aidant donc ainsi à reconstruire notre pays dans le respect de nos différences.

    3. La lutte contre le grand banditisme

    Haiti n’est plus « au bord » du gouffre. Elle a déjà entamé ce que certains appellent « sa descente aux enfers ».  Notre pays est, à l’heure actuelle, une « plaque tournante » du fructueux commerce des armes et de la drogue.  De gros intérêts sont donc en jeu !  

    Tout le monde sait que nous ne fabriquons pas les armes qui tuent nos concitoyen-ne-s et détruisent nos enfants.  Nous ne produisions pas, non plus, la cocaïne qui transite par notre pays. 

    Je ne crois pas que Pax Christi International puisse résoudre ce problème vaste et complexe.  Mais cela ne signifie pas que nous ne puissions rien faire !   Il nous faut rejoindre d’autres organisations qui travaillent contre la grosse criminalité et surtout offrir à la jeunesse haïtienne des raisons d’espérer ainsi que d’autres façons d’envisager et de bâtir l’avenir !…

    Claudette Werleigh, Ambassadrice de Paix, Pax Christi International

    La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM renforce la lutte contre la précarité des communautés paysannes dans le Sud

    La campagne agricole d’hiver 2023 est réalisée dans le cadre du Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (Maniche, Aquin, Cavaillon, Saint-Louis du Sud et Les Cayes).

    Les troubles sécuritaires provoquant notamment le blocage de la route nationale #2 reliant la Péninsule Sud au département de l’Ouest ont aggravé les conditions de vie déjà précaires des populations rurales.

    Le Projet PARECOM a pour objectif de réduire la vulnérabilité des populations rurales touchées par le séisme du 14 août 2021 en répondant aux urgences liées à la sécurité alimentaire. La campagne agricole d’hiver 2023 visait l’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle des communautés paysannes ciblées.

    Un appui substantiel portant sur la distribution de semences, de boutures et de plantules (aubergine, banane, chou, gombo, épinard, haricot, igname, maïs, manioc, pois souche, poivron, tomate, patate douce) a eu lieu. Cet appui a touché 408 participants.es, dont 170 femmes, vivant dans les communes de Maniche, Aquin et Cavaillon.

    Les participants.es âgés.es d’au moins 18 ans sont membres de 19 organisations communautaires de base (OCB) partenaires de l’ITECA. Ils.elles disposent d’au moins 0,10 hectares (ha). La récolte s’étendra sur une période allant de 3 mois à 13 mois, avec une partie destinée à l’autoconsommation et l’autre partie à la commercialisation. La réduction de la précarité des familles paysannes touchées est significativement renforcée.

    La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM a bénéficié du soutien financier de Développement et Paix, de la FOKAL, de MCC et de Manos Unidas.

    Renforcement du SNGRD en Haïti | Les CLPC de la 2ème section Fonfrède et la 4ème section Laurent (commune Les Cayes) montent en compétence

    L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA), avec l’appui de l’Ambassade de France en Haïti et en collaboration avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC-Sud) a organisé 6 journées de formation (3 journées par CLPC) en Système d’Alerte Précoce pour le Comité Local de Protection Civile (CLPC) de la 2ème section Fonfrède et celui de la 4ème section Laurent (commune des Cayes) du 18 au 23 décembre 2023, dans le cadre du renforcement de la Protection Civile du département du Sud.

    Avec l’Appui de l’Ambassade de France en Haïti, suite au tremblement de Terre du 14 août 2021, l’ITECA a déjà appuyé la mise en place et le renforcement des capacités de ces deux CLPC par la formation de leurs membres notamment en Gestion des Abris provisoires (GAP) et la mise à leur disposition d’un ensemble d’outils et de matériels d’intervention.

    La formation pour les membres des deux CLPC sur le Système d’Alerte Précoce, avec l’appui technique des formateurs de la DGPC, vise à renforcer les capacités des structures locales de la Protection Civile pour une meilleure réponse aux urgences.

    Plus de 52 personnes dont 11 femmes, membres des deux (2) CLPC et d’associations communautaires, ont participé à ces séances de formation qui ont été animées par les formateurs de la DGPC. Les notions de base préalablement inculquées aux participants ont été rappelées. En termes de méthodologie, des exposés magistraux, des ateliers de travail suivis de présentation et des séances de simulation ont été priorisés pendant ces 6 journées de formation.

    En termes de suivi, cette session de formation va contribuer à renforcer les capacités des deux CLPC afin qu’ils puissent accompagner efficacement la population en période d’urgence ou de catastrophe. La mise en mât du drapeau vert a été simulée à la fin de la formation dans un endroit stratégique au niveau de chaque section. Les responsables des CLPC avaient été chargés, par la suite, de hisser les autres couleurs en fonction du niveau d’alerte annoncé.

    L’action en renforcement du SNGRD conduite par l’ITECA bénéficie de l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Ambassade de France en Haïti.

    La phase pilote du projet de reconstruction Tèt Ansanm à Cavaillon dans le Sud progresse au gré du contexte actuel

    Dans la commune de Cavaillon, frappée durement par le séisme du 14 août 2021, la phase pilote du volet de reconstruction Tèt Ansanm du projet de relèvement, mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et la Coordination des Organisations de Cavaillon pour le Changement (COCC), est à sa dernière ligne droite.

    Le volet construction Tèt Ansanm est intégré au Programme d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (PARECOM). Cette intervention ciblée concentrée dans la commune de Cavaillon vise le relogement de 40 familles paysannes affectées par le séisme du 14 août 2021.

    Vingt (20) familles paysannes ont déjà pu accéder à leur logement para sismique et cyclonique.  La construction des 20 maisons restantes progresse à un rythme relativement soutenu, malgré les contraintes liées à la dégradation de la situation sécuritaire.  La stratégie pour la reconstruction des maisons se fonde sur l’entraide communautaire avec la mobilisation des groupes solidaires et autres structures d’affiliation des participant-e-s. Ce mécanisme joue également un rôle clé dans le raffermissement du lien social dans les communautés ciblées.

    Le volet de reconstruction Tèt Ansanm démontre une fois de plus la force de l’engagement collectif et solidaire au niveau des communautés rurales et paysannes. L’espoir renaît dans la commune de Cavaillon !

    La mise à échelle du projet après la phase pilote est vivement souhaitée tant par les familles affectées, les acteurs de la société civile, de même que par les autorités locales.

    La phase pilote du projet Tèt Ansanm bénéficie du soutien financier et technique de l’Agence Française de Développement (AFD), Développement et Paix, de la Fondation Roncalli, la Fondasyon Konesans ak Libète (FOKAL), de la mairie de Cavaillon et de Architectures Sans Frontières du Québec (ASFQ).

    La résilience communautaire renforcée par la distribution de matériels d’alertes et d’intervention aux CCPC et aux CLPC dans le Sud

    L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a procédé, en août 2023, avec l’appui de ses partenaires : Cités Unies France (CUF), l’Agence Française de Développement (AFD), et l’Ambassade de France, à la distribution de matériels d’intervention et d’alertes aux structures communales du département du Sud notamment celles des communes de Maniche, Aquin et Cavaillon dans le cadre du Projet d’appui au renforcement du Système National de Gestion des Risques et Désastres (SNGRD).

    Cette action a été entreprise dans l’objectif principal de faciliter une meilleure gouvernance territoriale en matière de GRD en Haïti. Les communes de Cavaillon, Maniche et Aquin bénéficient de ce projet-là en raison du même bassin versant qu’elles se partagent.

    Les structures de protection civile de ces communes ont bénéficié d’un stock de matériels d’alerte contenant des sifflets, des sirènes à manivelle et des mégaphones. Ces matériels seront répartis dans les différentes sections communales dans le but de sensibiliser les populations en temps d’évènements cycloniques/sismiques ou de catastrophe. D’autres matériels tels que : gants de protection, bottes en caoutchouc, manchettes jardin, barres à mine, lunettes de protection, casques de protection, brouettes, pelles, pardessus, pioches, haches, échelle, masses, râteaux, et lampes de poches ont été ajoutés à cette liste pour faciliter une meilleure gestion des territoires par les différentes structures locales compétentes.

    Le Comité Local de Protection Civile (CLPC) de Brodequin et le Comité Communal de Protection Civile (CCPC) d’Aquin, le CLPC de Melon (Maniche) et le CCPC de Maniche, et le CLPC de Martineau (2ème section Cavaillon) et le CCPC de Cavaillon sont, à cet effet, ces structures locales qui ont bénéficié de cet appui logistique devant fournir une meilleure capacité d’intervention aux communes et sections communales susmentionnées et plus globalement à tout le département du Sud.

    Les actions de l’ITECA mettent en exergue principalement le développement rural, en soutien au mouvement paysan, et la Gestion des Risques et des Désastres (GRD) en termes de renforcement de la résilience communautaire par la prévention de catastrophe. 

    En amont, l’ITECA a déjà entrepris des actions, en partenariat avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) du Sud, pour contribuer à la résilience des communautés à travers des rencontres et réalisation d’ateliers d’échanges avec les administrations communales et les autorités locales, le renforcement/redynamisation de trois (3) Comités Communaux de Protection Civile (CCPC), l’élaboration/ la mise à jour de 3 plans de contingence. D’autres actions telles que : la conception et la mise en place d’un système de communication et d’alerte précoce, et d’un stock de contingence ont été ensuite effectuées.

    Cet appui en matériels d’intervention au bénéfice des structures communales compte parmi les ultimes actions posées par l’ITECA en vue de doter les structures communales de capacités nécessaires leur permettant d’agir de manière adéquate en cas de catastrophe.

    L’ITECA poursuit sa mission de manière constante aux côtés des paysans-nes dans le cadre de leurs luttes et revendications pour le changement de leurs conditions de vie.

    L’accès à l’eau potable rétabli pour des milliers de familles dans la commune de Gressier dans le cadre du projet R2D2 soutenu par l’AFD

    Illustration des travaux de rehabilitation du Système d'Adduction d'Eau Potable (SAEP) de Petit Boucan, 2ème section communale de Gressier

    Du 2 au 3 juin 2023, une intempérie a gravement touché Haïti.  Des vents impétueux et de fortes pluies se sont abattues sur le pays et ont occasionné environ 58 personnes décédées, 143 personnes blessées, 20 disparues, 893 maisons détruites, 1950 maisons endommagées, 34 519 maisons inondées[1]. Les départements du Sud-Est, du Nord-Est et de l’Ouest ont été parmi les plus touchés selon le rapport de la Protection Civile. En ce qui a trait au département de l’Ouest, les communes qui se situent au Sud telles que Leogâne et Gressier ont enregistré des dégâts relativement majeurs.

    À Gressier, le débordement de la rivière Tapion a causé pas mal de dégâts. La rivière a gravement endommagé, sur son passage, le principal Système d’Adduction d’Eau potable (SAEP) au niveau la 2è Section communale Petit Boucan, affectant notamment les lignes de distribution alimentant des milliers de ménages en eau potable. Cette situation ne faisait qu’accroître les vulnérabilités des ménages qui connaissent déjà des conditions de vie dégradantes. Le risque de recrudescence du choléra était devenu une préoccupation majeure.

    Dans le cadre du dispositif R2D2 financé par l’Agence Française de Développement (AFD), l’ITECA et le CAEPA ont mis en œuvre le Projet d’urgence pour la réhabilitation du SAEP, en soutien à la DINEPA, pour rétablir l’accès à l’eau à des milliers de familles vivant dans la commune de Gressier.

    Un appui a été également apporté à l’association communautaire OPAWOUT en outils agricoles (pelles, brouettes, pioches…) pour réaliser des travaux de réhabilitation des tronçons de route endommagés au passage de l’intempérie. En attendant l’achèvement des travaux de réhabilitation du SAEP, des kits de traitement d’eau ont été rendus disponibles pour limiter les risques de contamination.

    Le SAEP est à nouveau opérationnel. Les travaux de réparation ont nécessité une très forte mobilisation communautaire. Et la conduite technique des travaux a été efficacement menée par le CAEPA. Le dispositif R2D2 s’est révélé encore une fois particulièrement adapté aux réponses d’urgence et au relèvement communautaire. 


    [1] Rapport de situation #5 de la protection civile publié le 12 juin 2023 sur l’intempérie des 2 et 3 juin 2023. URL : https://protectioncivile.gouv.ht/wp-content/uploads/2023/06/Intemperies_Juin_2023_RapSit_05_20230612.pdf

    Renforcement du SNGRD en Haïti | Atelier d’échange entre les acteurs des communes “Aquin, Maniche et Cavaillon” sur le processus d’élaboration de plan de contingence multirisques (PCM)

    L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en appui au renforcement du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) dans le département du Sud, a réalisé le 12 mai 2023 un atelier de travail et d’échange autour du processus d’élaboration d’un plan de contingence multirisques, mobilisant des acteurs locaux : Maires, Directeurs des Mairies, CASEC, membres CCPC et CLPC des communes Maniche, Aquin, Cavaillon au Centre Culturel Cavaillon, en partenariat avec la Direction Département de la Protection Civile du Sud.

    L’ITECA considère l’environnement et le changement climatique comme l’un des axes transversaux de sa stratégie d’intervention en raison des aléas naturels auxquels le pays s’expose et les catastrophes qui puissent en découler. Les communautés rurales sont souvent les premières victimes de par leur situation de vulnérabilités. Par conséquent, les actions de l’ITECA portant sur le développement rural ou  en soutien au mouvement paysan intègrent la gestion des risques et des désastres en termes de réponses d’urgence et de relèvement.

    L’un des défis majeurs est de faciliter une meilleure gouvernance territoriale en matière de GRD principalement des communes comme Cavaillon, Maniche et Aquin qui partagent le même bassin versant. Le thème du projet et de l’atelier : « Renforçons les collectivités territoriales pour une meilleure gestion des risques et réponses aux catastrophes naturelles va dans cette direction.

    Il y a lieu de souligner que d’autres actions de formation et de sensibilisation ont déjà été menées, notamment des ateliers de formation sur le « système d’alerte précoce ». Ils consistaient à faciliter la compréhension des acteurs et renforcer leur capacité à identifier et à définir des indicateurs d’alerte dans le cadre d’un scénario de risque, reconnus comme aspect clé d’un plan de contingence.

    L’atelier d’échange sur le processus d’élaboration de plan de contingence multirisques a, lui-même, été conçu en vue de renforcer le leadership des autorités locales en matière de GRD globalement et de les entretenir sur l’importance d’un plan de contingence multirisques, son contenu, les étapes pour son élaboration et sa mise en œuvre.

    Cet atelier d’échange sur le processus d’élaboration du plan de contingence multirisques (PCM) a permis aux acteurs de bien comprendre le sens et la portée du document. En outre, des ateliers de travail en groupe pour une initiation à la démarche d’élaboration du PCM ont été constitués avec les participants.tes. Et, à la fin de la journée, des travaux ont été restitués et présentés par les participants de chaque atelier afin de faciliter l’échange et le partage de connaissances entre les acteurs présents.

    L’adoption des PCM promus par l’ITECA ne pourra que consolider les acquis pour une amélioration de la gouvernance en GRD, la réduction des vulnérabilités des communautés et la préparation aux désastres.

    L’action en renforcement du SNGRD conduite par l’ITECA bénéficie de l’appui de Cités Unies France (CUF), de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Ambassade de France en Haïti.

    Les ateliers de formation pour les CLPC des communes Cavaillon, Maniche et Cayes en GRD : retombées positives pour le Projet de renforcement du SNGRD

    En Haïti, les communautés rurales sont souvent négligées et par conséquent, très exposées aux catastrophes naturelles. Cette exclusion explique un peu la vulnérabilité extrême qui s’exalte en milieu rural. Les habitants connaissent les dommages les plus considérables au passage des tempêtes tropicales et des tremblements de terre. Des mesures tardent toujours à être adoptées afin de doter les acteurs qui y vivent de compétences nécessaires et adéquates pouvant les aider à se prémunir et répondre convenablement aux situations d’urgence.

    Le Projet de renforcement du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) implanté par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) y trouve tout son bien-fondé. À travers un tel projet, l’ITECA vise à appuyer la mise en place et le renforcement de Comités Locaux de Protection Civile (CLPC). Il ambitionne également de renforcer l’implication des communautés rurales dans la gestion des risques de catastrophes en réduisant leurs vulnérabilités et en améliorant leurs connaissances communautaires des risques.

    A travers des ateliers, les notions de base en GRD, le fonctionnement du SNGRD et la gestion des urgences ; l’Évaluation des dégâts et d’analyse des besoins (EDAB) et la Gestion des Abris Provisoires (GAP) sont entre autres les thématiques conçues et abordées avec les membres des CLPC. Elles ont pour but de permettre aux participants, membres de comités, d’acquérir les compétences nécessaires pour pouvoir évaluer les dégâts et les besoins pour une meilleure orientation des réponses communautaires en cas d’urgence. Des formations en premier secours en faisaient aussi partie.

    En termes de suivi de formation, les CLPC des communes Maniche, Aquin, Cavaillon, puis les Cayes qui partagent le même bassin versant, ont respectivement eu leurs ateliers de formation en GRD à l’issue du projet de renforcement du SNGRD :

    Formation CLPC à Maniche

    Le 15, 16 et 17 mars 2023, la commune de Maniche, à travers son comité local de protection civile a suivi trois journées de formation. Autour des modules de formation : montage de scénario d’urgence, approche de la GRD (organigramme du SNGRD et la GCLPC), Système d’alerte précoce (SAP), Gestion Centre d’Opération d’Urgence. Des ateliers de travail ont été effectués afin d’amener les participants à énumérer une liste de dégâts liés aux vulnérabilités de leur commune en cas de catastrophe et à lister les actions possibles à poser en termes de réponses en tant que membres de la protection civile.

    Ateliers de travail avec le CLPC de Laurent (4ème section Cayes)

    Il a été effectué à la 4ème section de la commune des Cayes deux journées de travail les 24 et 25 mars 2023 dans le cadre du renforcement du CLPC de cette section communale. Ces ateliers de travail ont, à leur terme, abouti à l’élaboration d’un Plan de contingence multirisques. Ce document a été élaboré par les 22 participants présents grâce à la méthode pratique (95%) adoptée par les formateurs.

    L’atelier du premier jour a été conçu pour permettre aux participants de faire la délimitation géographique et administrative et d’analyser les risques présents au niveau de la communauté. Quant au second atelier, il s’est orienté vers le montage d’un atelier scénario de risques éventuels au cours de l’an 2023. Ce montage consiste en un descriptif des risques possibles pouvant impacter la communauté, l’analyse des impacts générés par ces risques, l’analyse de la situation humanitaire créé, les besoins d’urgence pour répondre aux risques, et la mise en place de stratégie de coordination de la réponse.

    Formation CLPC 2ème Section de Martineau, Cavaillon

    Du 29 au 31 mars 2023, 3 journées de formation ont été réalisées à Martineau (2ème sect. Cavaillon) dans le but de créer un CLPC avec son organigramme définissant clairement le rôle et les responsabilités de chaque membre dans cette section communale. Autour du thème « Les notions de base en GRD » ces journées de formation entendaient garantir aux 22 participants la compréhension des concepts de base en GRD.

    Les modules tels que fonctionnement du SNGRD, analyse des risques communautaires et fonctionnement du comité (CLPC) en temps de paix et de crise ont contribué à porter les participants, membres du CLPC repartis en 4 ateliers, à réfléchir sur les risques et leur cause, leur fréquence, leur impact, leur localisation à Martineau, et les actions à poser pour les réduire.

    En référence à ces actions, l’ITECA, exprime une fois de plus sa position aux côtés des paysans.nes et multiplie ses actions tout en tenant à ce que les acteurs comprennent et maîtrisent leur rôle dans la gestion des risques et la réponse aux urgences sur leur territoire ; qu’ils concertent, planifient et mettent en œuvre des actions pour protéger leur environnement ; et qu’ils réagissent efficacement en cas d’urgence.

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