L’ITECA priorise les femmes à travers les campagnes agricoles du programme PARECOM pour l’année 2022

L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a accordé, dans sa stratégie d’intervention, une place importante aux luttes et revendication des femmes. À travers une approche de travail qui s’inscrit dans la promotion pour l’Égalité homme/femme au niveau des associations paysannes, l’ITECA est convaincu que l’implication des femmes dans des activités économiques sociales et solidaires est fondamentale pour leur autonomisation.

L’apport d’un appui à l’autonomie économique des femmes a été conçu comme une perspective importante dans la revitalisation des territoires. En effet, plus les femmes sont accompagnées et comprennent les mécanismes de leur marginalisation, plus elles seront à même d’anticiper les gains sociaux et économiques de leurs activités, de changer le rapport à leur territoire et de développer plus de confiance en l’avenir.

L’histoire entre Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé et le programme PARECOM en est un exemple plutôt passionnant. Natives de Maniche dès leur plus jeune âge, Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé font partie de la catégorie des femmes les plus vulnérables de leur localité. En effet, cette commune a été classée parmi les communes du département du Sud les plus touchées par le cyclone Matthew et plus récemment par le séisme du 14 août 2021.

L’agriculture qui était considérée comme la principale source de revenus de cette commune a été relativement dévastée. C’est à travers leurs productions agricoles que les ménages arrivaient à peine à subsister. C’est aussi à travers leurs récoltes que Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé parvenaient difficilement à faire l’éducation de leurs enfants en tant que cheffes de famille. Mise à part la dévastation de leurs propriétés agricoles, leurs maisons ont été également endommagées.

Dans l’année 2022, le Programme d’Appui au Relèvement (PARECOM) mis en œuvre dans les communes Maniche, Aquin, Cavaillon et Saint-Louis du Sud a soutenu trois (3) campagnes agricoles : une campagne du printemps (février) ; et une campagne intermédiaire débutée en juillet-août et une campagne d’hiver à partir du mois de novembre.

C’est à travers la campagne intermédiaire que Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé ont été appuyées. Considérées comme un échantillon de 224 femmes qui ont été soutenues sur un effectif total de 525 agriculteurs et agricultrices dont les récoltes ont été compromises pour cette campagne à cause des variations saisonnières. Les producteurs.trices avaient reçu des semences de riz, haricot, cultures maraîchères pour la compensation de leurs pertes agricoles ; des outils agricoles, et un accompagnement technique.

Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé ont bien réussi leurs récoltes et sont beaucoup plus à même de répondre aux besoins quotidiens de leur famille. Lors du lancement de la campagne d’hiver, Rose-Marie Lajuste a avoué : « Je peux dire que mes conditions de vie ont été améliorées. Aujourd’hui, grâce aux semences reçues et mes jardins cultivés, je n’utilise plus mon argent pour m’approvisionner en riz. Au contraire, j’en ai pour la consommation de la famille et je peux en vendre pour gagner de l’argent et satisfaire certains besoins familiaux. »

Sur un total de 1225 ménages qui ont été appuyés via les campagnes agricoles (printemps et hiver) 40% sont des femmes. En termes de bénéficiaires indirect-e-s, c’est environ 15 000 personnes (familles paysannes, fournisseurs, associations paysannes, autorités locales…) qui en ont tiré profit des retombées positives.

L’ITECA a pu compter principalement sur le soutien des partenaires suivants pour rendre possible ce bilan à la fois positif et prometteur de la première année de mise en œuvre du programme PARECOM : l’Agence Française de Développement (AFD), Broederlijk Delen, CCFD-TS, Développement et Paix/MRIF/Fondation Roncalli, FOKAL, Manos Unidas et Mennonite Central Committee (MCC).

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) renouvelle encore une fois sa ferme volonté à toujours se tenir aux cotés des communautés paysannes, plus particulièrement les femmes paysannes, pour l’année 2023, tout en restant convaincu que l’agriculture paysanne reste le véritable pilier pour tout changement socio-économique réel dans le pays et que l’autonomie économique des femmes en constitue l’un des enjeux majeurs.

Les séances de formation du R2D2 : le renforcement de capacités des OSC en GRD et du SNGRD se poursuit

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) s’est donné pour vision, dès sa création, de rendre les paysans et paysannes capables de transformer leur propre réalité politique et socio-économique. En accordant la priorité au milieu rural, l’ITECA intervient auprès des organisations paysannes (plateformes, associations, coopératives de producteurs.trices), des femmes et des jeunes afin qu’ils parviennent à transformer collectivement leur communauté.

Alors que, depuis quelque temps, l’environnement d’Haïti se dégrade graduellement, et la problématique environnementale se prévaut de plus en plus. Les effets du changement climatique affectent d’autant plus le mode de vie des paysans.nes et, plus globalement l’économie rurale. La fragilité grandissante du milieu conduit à l’accélération du niveau de vulnérabilité des ménages.

En dépit des difficultés que rencontrent les communautés paysannes à réagir efficacement aux risques de catastrophes, l’ITECA a fait de l’environnement et la GRD l’un des axes transversaux de sa stratégie d’intervention. Il accorde également la prééminence au renforcement des OSC en Gestion des Risques et des Désastres afin de mieux intervenir en cas d’urgence dans leur communauté.

C’est pourquoi le dispositif Réponses aux Risques pour un Développement Durable (R2D2) regroupant l’ITECA comme chef de file, ADEMA et VETERIMED, vise à doter chacune des OSC membres d’un pool de formateurs en GRD certifiés par la DGPC, qui seront habilités à former d’autres staffs pour chaque OSC respectivement et éventuellement à mettre leurs compétences à la disposition d’autres acteurs sur requête de la DGPC ou d’autres structures déconcentrées.

Dans cette perspective, le R2D2 a réalisé 5 journées de formation sur la Gestion des Risques de Désastres (GRD) en collaboration et au local de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC). Ces journées de formation se sont tenues du lundi 27 février au vendredi 3 mars 2023, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Protection civile (1er mars, 2023). Elles ont été réalisées dans une perspective de renforcement des capacités des OSC membres, et composantes du Groupe d’Appui à la Société Civile Haïtienne (GASCH). Elles permettront également aux OSC de savoir mieux mettre en œuvre leurs programmes de Gestion des Risques de Désastres (GRD).

En amont, une première séance de formation en Pro-formateurs (FPF) a d’abord été réalisée pour fourniraux participants issus des trois OSC des méthodes leur permettant d’améliorer leurs capacités en tant que futurs formateurs. Des modules : rédiger des objectifs de formation, préparer et utiliser des supports visuels ainsi que les équipements, faire des présentations individuelles et en groupe, et évaluer l’efficacité d’une formation de formation… fournissaient aux participants des aptitudes à communiquer en utilisant la méthode interactive d’enseignement.

Autour des thématiques : notions de base en GRD, Changement climatique, Évaluation des Dégâts et Analyse des Besoins (EDAB), cette séance fait suite à la première qui s’inscrit dans l’objectif général de contribuer largement au renforcement du Système National de Gestion des Risques de Désastres (SNGRD). Via une méthode participative, des ateliers de 5 à 9 participants, des séances de simulation ont été réalisées aux fins de doter aux futurs formateurs les ressources nécessaires et compétences pratiques et techniques pour co animer des séances de formation et pour pouvoir mieux exceller sur le terrain en tant que formateurs.trices.

La présente formation se révèle relativement un pas de plus vers le renforcement du Système National de Gestion des Risques de Désastres (SNGRD). La Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) en a profité pour certifier les formateurs.trices participants.tes. Ce renforcement interne des compétences en GRD entrepris par le R2D2 contribue à la poursuite de la vision de l’ITECA de participer activement à l’augmentation de la résilience des communautés paysannes en termes de gestion des risques de désastres.

La mise en œuvre du Projet d’appui au renforcement du Système National de Gestion des Risques et Désastres, un levier pour le renforcement de la résilience communautaire

Formation pour les membres du Comité Local de la Protection Civile de la commune de Maniche (SUD) à la Mairie de la commune

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), dans la limite de ses actions, œuvre en faveur du bien-être des communautés en promouvant leur émergence comme actrices collectives. Les actions de l’ITECA portent sur le développement rural, en soutien au mouvement paysan, et sur la Gestion des Risques et des Désastres en termes d’actions d’urgence et de relèvement post-urgence. De ce fait, l’environnement et le changement climatique deviennent l’un des axes transversaux de stratégie d’intervention de l’ITECA.

Haïti est l’un des pays les plus sévèrement affectés par les catastrophes naturelles compte tenu de sa situation dans les Caraïbes. Outre sa position sur la trajectoire des cyclones tropicaux, la configuration du pays l’expose aux aléas naturels. Haïti est désormais le troisième pays le plus touché par les catastrophes naturelles au niveau mondial (Germanwatch). Avec le temps, les changements climatiques accélèrent le niveau de vulnérabilité physique, économique et sociale des communautés. Les problèmes relevant de la GRD constituent un facteur limitant à la résilience communautaire que poursuit l’ITECA.

Au regard du diagnostic des territoires sur lesquels l’ITECA intervient, le renforcement des capacités des collectivités est retenu comme étant l’une des principales nécessités apparues et le besoin clairement exprimé, pour aboutir à une meilleure gestion des risques. Ainsi, l’adoption de mesures concrètes d’adaptation aux changements climatiques n’est plus une option mais une obligation pour l’ITECA et ses partenaires dans leur stratégie d’intervention.

Dans le cadre de sa démarche pour contribuer à la résilience des communautés, l’ITECA a entrepris diverses actions dont des rencontres et réalisation d’ateliers d’échanges avec les administrations communales et les autorités locales, le renforcement/redynamisation de trois (3) CCPC, l’élaboration/ mise à jour de 3 plans de contingence, l’appui en matériels d’intervention pour les structures communales, la conception et mise en place d’un système de communication et d’alerte précoce, et la mise en place d’un stock de contingence.

Mis à part son appui à la gouvernance décentralisée, l’adaptation aux changements climatiques, l’agriculture paysanne et la gestion des risques et des désastres (GRD), les actions en GRD/ACC de l’ITECA visent à la fois son renforcement interne et le renforcement externe des collectivités territoriales concernées par son action.

En fait, le département du Sud s’avère le plus exposé aux catastrophes naturelles par rapport aux différentes régions d’Haïti. Le séisme du 14 août 2021 avait montré beaucoup de lacunes du côté des autorités locales et d’autres décideurs, en tant que principaux acteurs dans la réponse aux urgences. Cela a amené l’ITECA à intensifier ses efforts de renforcement des capacités et à préparer les communautés à agir en cas d’urgence.

L’ITECA a apporté, de manière pratique, son accompagnement à la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud dans le renforcement de Comités Communaux de Protection Civile (CCPC) et la mise en place de Comités Locaux de Protection Civile (CLPC) dans 6 communes de ce département pour une meilleure intégration communautaire, la prise en charge des risques et une meilleure gestion des urgences.

L’ITECA, à l’issue de son appui, souhaite que les acteurs comprennent et maîtrisent leur rôle dans la gestion des risques et la réponse aux urgences sur leur territoire, qu’ils concertent, planifient et mettent en œuvre des actions pour protéger leur territoire, et qu’ils réagissent efficacement en cas d’urgence.

C’est en effet dans l’objectif principal de faciliter une meilleure gouvernance territoriale en matière de GRD en Haïti que l’ITECA a mis en œuvre le Projet d’appui au renforcement du Système National de Gestion des Risques et Désastres (SNGRD) dans le département du Sud, principalement dans les communes de Cavaillon, Maniche et Aquin en raison du même bassin versant que partagent ces trois communes-là.

Ce projet vise comme objectif principal de faciliter une meilleure gouvernance territoriale en matière de GRD afin de réduire les vulnérabilités qui entravent le développement local. Il entend amener les acteurs locaux à comprendre et maîtriser leur rôle dans la gestion des risques et la réponse aux urgences sur leur territoire et à concerter, planifier et mettre en œuvre des actions pour protéger leur territoire et réagir efficacement en cas d’urgence.

L’ITECA envisage donc de développer une action visant à consolider les acquis dans les communautés et de renforcer les interventions sur de nouveaux territoires pour une amélioration de la gouvernance en GRD et de faciliter la préparation aux désastres en vue de réduire les vulnérabilités.

C’est à travers l’appui de Cités Unies de France (CUF), de l’Agence Française de Développement (AFD), de l’Ambassade de France et de la Coopération Suisse que l’ITECA parvient à entériner de telles actions pour son renforcement interne et pour le renforcement externe des collectivités et communautés locales. Un financement complémentaire de l’Ambassade de France à la fin de 2020 avait également permis aux activités d’être étendues à la commune des Cayes. L’ITECA poursuit son engagement aux côtés des paysans.nes dans le cadre de leurs luttes et revendications pour le changement de leurs conditions de vie.

8 décembre : Journée Internationale du climat | Quel combat?

L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et ses partenaires commémorent la journée Internationale du climat. 

L’ITECA, dont la Gestion des Risques et des Désastres est l’un des axes transversaux et l’un des piliers stratégiques de sa stratégie d’intervention, croit qu’il est impossible de promouvoir le changement en Haïti sans tenir compte des facteurs liés à l’environnement. De ce fait, il accompagne des agriculteurs.trices dans les zones rurales et essaie toujours, après les catastrophes (cyclone, inondations, sécheresse), d’apporter des réponses d’urgence qui peuvent aider au relèvement rapide et à la diminution des vulnérabilités.

Dans ses différentes régions d’intervention, l’ITECA mène des actions, à travers des programmes tels que le Projet de soutien à l’adaptation aux changements climatiques dans les systèmes de production agricole paysanne dans le Sud (PROCLIMA), le Projet D’appui au Renforcement des Pratiques Agricoles Durables des Ménages Ruraux dans les Communes de Saint-Marc et de Verrettes (PARPAD) et dans le cadre du dispositif Réponses aux Risques pour un Développement durable (R2D2)

Ces projets aident les paysans.nes à mieux s’adapter aux effets des changements climatiques. L’ITECA a développé des outils en vue de la promotion de bonnes pratiques environnementales dont l’agriculture organique et déconseille, en même temps, les mauvaises pratiques de cultures sarclées dans les mornes.

Campagne de sensibilisation sur la protection de l’environnement réalisée par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) à Saint-Marc (2022) et la « Koperativ Transfòmasyon ak Komèsyalizasyon Pwodwi Agrikòl Senmak » (KOTKOPAS). Des membres de la population de « Gwayavye » ont été au local de la KOTKOPAS pour participer à cette campagne de sensibilisation .

Le changement climatique : nouveau défi pour l’humanité

Depuis quelque temps, le monde assiste à une hausse des températures qui bouleverse les conditions climatiques et perturbe l’équilibre naturel habituel. Les risques sont en effet élevés pour les êtres humains ainsi que pour toutes les autres formes de vie sur Terre.

Les changements climatiques touchent le monde entier et les effets varient suivant les régions. Alors que la température moyenne de la planète a augmenté d’environ 0,5 degré Celsius depuis le début du 21ème siècle selon l’Intergouvernmental Panel on Climate Change (IPCC), elle a augmenté d’environ 1 degré Celsius au Canada.

Haïti se trouve elle-même en tête de liste des pays les plus touchés par les effets de ces changements avec 5.65 décès par 100 000 habitants d’après la classification mondiale des Indices de Risques Climatiques (IRC) de la Germanwatch 2017, entre 1996 et 2015. Elle a été sévèrement affectée par l’ouragan Matthew qui a causé plus de 500 décès dans la Péninsule Sud, ouragan qualifié de pire catastrophe naturelle en Haïti depuis le tremblement de terre de 2010.

Et quel combat?

Campagne de sensibilisation sur l’environnement réalisée par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) à Saint-Marc (2022). Rassemblement des membres de la coopérative Koperativ Transfòmasyon ak Komèsyalizasyon Pwodwi Agrikòl Senmak (KOTKOPAS) dans le local de la coopérative en vue de participer à la journée de sensibilisation.
Campagne de sensibilisation sur l’environnement réalisée par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) à Saint-Marc (2022). Cette banderole a été conçue et placée à l’entrée du local de la Koperativ Transfòmasyon ak Komèsyalizasyon Pwodwi Agrikòl Senmak (KOTKOPAS) en vue d’accroitre la visibilité de la campagne.

En ce sens, à travers cette journée du 8 décembre, l’ITECA encourage la société civile et particulièrement les acteurs.trices communautaires  à redoubler d’efforts afin de renforcer la résilience des territoires face aux changements climatiques et aux risques de catastrophe. Il convient également d’adopter immédiatement de mesures préventives visant à ralentir le rythme des changements climatiques tout en envisageant des solutions spécifiques à la réalité de chaque milieu. Des actions politiques, sociales, environnementales et économiques, avec la participation des acteurs.trices, doivent être entreprises en vue de développer des mesures d’atténuation et/ou d’adaptation qui reflètent les réalités locales.

L’ITECA renouvelle son engagement à soutenir les luttes et revendications paysannes et poursuivra ses efforts visant au renforcement de la capacité des communautés paysannes et des acteurs locaux pour la réduction des vulnérabilités liées aux risques des changements climatiques.

Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du Sud (PARECOM) | Un outil participatif de réponse post-séisme

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en soutien aux communautés paysannes, met en œuvre le Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (PARECOM). Ce projet vise à contribuer à la réduction de façon durable de la vulnérabilité de la population de 5 communes : Aquin, Cavaillon, Cayes, Maniche et Saint-Louis du Sud, considérablement touchées par le séisme du 14 août 2021. Des paysans et paysannes (1244 dont 569 femmes) issus de 12 communautés et appartenant à 42 associations paysannes sont directement touchés.es par l’action du PARECOM.

Ce programme recherche une consolidation de l’économie paysanne en s’appuyant sur trois (3) composantes opérationnelles. D’abord, l’appui aux urgences et au développement agricole durable par l’introduction de nouvelles pratiques culturales au niveau des micro-bassins versants, et d’autres cultures à forte valeur ajoutée. Ensuite, il contribue au relogement de familles paysannes. Et enfin, à travers le volet Environnement et GRD, il s’agit de sensibiliser/former des acteurs communautaires sur la problématique environnementale et de susciter une dynamique devant aboutir à la construction de plans de protection/mitigation.

Le PARECOM intervient dans un contexte où les saisons (pluvieuses et sèches) deviennent de plus en plus irrégulières en Haïti en raison des effets des changements climatiques. Il a permis d’accompagner des agriculteurs dont les récoltes sont soumises aux variations saisonnières au niveau de trois (3) campagnes agricoles, avec comme principales activités :

  1. L’acquisition et la distribution de semences, d’outils agricoles, de plantules fruitières et forestières ;
  2. La mise en place de jardins agroforestiers, maraîchers, et de parcelles de riz ;
  3. Et l’appui à la mise en place d’ouvrages anti érosifs (seuils en pierres sèches, rampes vivantes, clayonnage.

Ces différentes activités concernent la première et la troisième composante, respectivement pour les sous-composantes « Appui aux campagnes agricoles et Protection des sols et de l’environnement ».

Le programme PARECOM s’étend sur trois (3) ans et sa mise en œuvre se réalise avec l’appui des autorités locales et des services déconcentrés de l’État.

La campagne agricole de l’hiver 2022 a reçu l’appui de Développement et Paix, FOKAL et Mennonite Central Committee (MCC). En outre, la mise en œuvre de manière globale du PARECOM pour la première année et pour l’année 2023 a bénéficié également du soutien de : Agence Française de Développement (AFD), CCFD-TS, Manos Unidas, Broederlijk Delen, Fondation Roncalli et du MRIF (Gouvernement du Québec).

Saison cyclonique: l’ITECA mobilisé auprès des communautés

Formation en GRD pour les membres du Comité Local Protection Civile dans la localité de Mare-Henri

Le mois de juin marque l’ouverture officielle de la saison cyclonique qui s’étend jusqu’au 30 novembre 2022. Haïti, en raison de sa position dans le bassin des Caraïbes (lui-même situé dans l’océan Atlantique (Nord) et près du golfe du Mexique) est, durant cette période, exposée aux évènements cycloniques. Pour cette année, l’Unité Hydrométéorologique d’Haïti (UHM) a prévu dix-neuf (19) tempêtes tropicales dont neuf (9) ouragans avec quatre (4) pouvant évoluer en ouragans majeurs, de catégorie 3 ou plus, avec des vents de 185 km/h selon l’UHM. Environ six (6) des dix (10) départements géographiques du pays sont susceptibles d’être affectés par ces évènements cycloniques notamment le Nord, le Centre, l’Artibonite, l’Ouest, le Sud-Est et la Grande-Anse.

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) avec la Gestion des Risques et des Désastres (GRD) comme axe stratégique d’intervention, travaille au renforcement des capacité des communautés rurales et des autorités locales pour une meilleure gouvernance en GRD afin de réduire les vulnérabilités et augmenter la résilience communautaire. A travers plusieurs programmes, principalement ‘’Réponse aux Risques pour un Développement Durable’’ (R2D2) financé par l’Agence Française de Développement (AFD) ; également le Programme d’Appui à la Gouvernance Décentralisée (PAGODE) bénéficiant de l’appui financier de l’Ambassade de Suisse et d’autres actions mises en œuvre avec le financement de l’Ambassade de France, l’ITECA contribue au renforcement de préparation et de réponse des communautés aux risques cycloniques.

En partenariat avec la Protection Civile, plusieurs actions sont conduites dans le Sud et le Centre : mise en place de CLPC (4) / CCPC (5), formation et distribution de matériels d’intervention en réponse aux urgences. D’autres actions du même type sont en perspective avec un appui de Cités Unies de France (CUF)

L’ITECA restera mobilisé pendant toute la saison cyclonique auprès des communautés bénéficiant de son accompagnement. Et en étroite collaboration avec les instances locales de la Protection Civile et les autorités locales, il contribuera en cas de catastrophes aux réponses de manière adéquate et efficace.

Renforcement de l’équipe locale du Sud de l’ITECA pour une réponse d’urgence plus efficace aux victimes du séisme du 14 août 2021

Le 19 août, cinq jours après le séisme, l’équipe locale du Sud de l’ITECA est renforcée en personnel et au plan logistique pour une meilleure efficacité de la réponse d’urgence aux victimes du séisme du 14 août dernier dans le département du Sud.

L’équipe a rapidement visité les communautés et les acteurs communautaires qui sont nos partenaires à Dory (2ème Section communale de Maniche) et à Martineau, particulièrement Bercy (2ième Section communale de Cavaillon). Ces territoires ont été sévèrement touchés par la catastrophe.

Passage de l’équipe d’intervention de l’ITECA à Cavaillon. CP: Service de communication et de Plaidoyer (SCOP)

Jean Eliton Dorcenat, coordonnateur du CASEC de Dory, a révélé que les maisons composant les 44 habitations de sa section communale ont été presque toutes détruites par le séisme.

« Une partie de notre système d’alimentation en eau qui desservait toute la section a été endommagée lors du cyclone Matthew. Le séisme a détruit l’autre qui alimentait le centre de Dory », poursuit-il. 

Entretien entre l’équipe d’intervention de l’ITECA avec les autorités de Dory. CP: Service de communication et de Plaidoyer (SCOP)

Une première réponse d’urgence constituée de bâches, de bidons d’eau potable (18,92 litres) et de kits d’hygiène a été remise aux autorités locales de Cavaillon et de Maniche le 22 août dernier. 

 « C’est avec un sentiment de gratitude que nous accueillons le geste de l’ITECA en faveur de la commune de Cavaillon. ITECA est une institution qui s’est toujours mobilisée pour Cavaillon. On se souvient encore de ses efforts pour nous venir en aide après le cyclone Matthew. En ces moments difficiles, ITECA est encore avec nous » a souligné le Maire Assesseur de Cavaillon, Jean Marie Naissant. 

Première réponse d’urgence de l’ITECA dans les communes de Cavaillon et de Maniche

ITECA renforce donc sa présence pour un plus large appui technique aux structures de gouvernance locale de la Protection Civile et pour une mobilisation permanente auprès des communautés paysannes et les acteurs communautaires. 

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