Journée mondiale pour la conservation de l’écosystème des mangroves : l’ITECA et ses partenaires engagés pour la protection de ces milieux fragiles

Mangroves à La Cahouanne, Commune de Tiburon

Le 26 juillet consacré à la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves a pour objectif de sensibiliser le public autour de l’importance vitale de ces zones humides côtières pour la planète.

Les mangroves jouent un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental. Elles constituent un habitat essentiel pour une riche biodiversité, protègent les littoraux contre l’érosion et les ondes de tempête et contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2.

Malheureusement, ces écosystèmes extraordinaires disparaissent à un rythme alarmant, trois à cinq fois plus vite que la moyenne mondiale des forêts (UNESCO). En Haïti, comme dans d’autres régions tropicales, les mangroves sont menacées par la déforestation, la pollution et la conversion des terres à d’autres usages (MDE).

Consciente des enjeux environnementaux et socio-économiques liés à la disparition des mangroves, l’ITECA s’engage activement dans leur protection et leur valorisation. À cet effet, des actions de sensibilisation auprès des communautés locales, de l’accompagnement des initiatives de reforestation et de gestion durable des mangroves sont conduites dans le cadre d’un plaidoyer plus large pour la mise en place de politiques publiques favorables à leur conservation.

À l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves, l’ITECA lance un appel à la mobilisation collective pour la protection de ces milieux fragiles. Il invite les autorités Haïtiennes, les associations paysannes, les organisations de la société civile et les citoyens à s’engager concrètement dans la lutte contre la dégradation des mangroves et à promouvoir leur gestion durable.

Ensemble, préservons les mangroves pour un avenir durable !

6 juillet : Journée internationale des coopératives | L’ITECA réaffirme son partenariat indéfectible avec les coopératives

La date du 6 juillet est consacrée à la Journée Internationale des Coopératives. Elle est célébrée en 2024 (#CoopsDay2024) sous le thème « Les entreprises coopératives aboutissent au développement durable pour tous-tes ». Cette journée met l’emphase sur la promotion des coopératives en tant que modèle d’entreprise pouvant mieux assurer des conditions de vie favorables et durables aux communautés au 21ème siècle.

L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) occupe une place prépondérante dans la mission de l’ITECA dans l’accompagnement et l’autonomisation des paysans à pouvoir transformer leur propre réalité politique et socio-économique vers leur émergence comme acteurs collectifs. En effet, les coopératives et mutuelles sont jusqu’alors les formes sociales les mieux adaptées et privilégiées par les acteurs locaux dans leurs pratiques de gestion et d’organisation.

Par conséquent, la promotion pour le renforcement et une meilleure structuration de ces organisations paysannes, ces plateformes et ces associations ou plus spécifiquement les coopératives de producteurs et productrices se révèle la stratégie la mieux appropriée. Ces initiatives économiques communautaires permettent une meilleure croissance inclusive et durable, une contribution adéquate dans la protection de l’environnement des communautés et une lutte collective contre le changement climatique plus globalement.

Elles sont par ailleurs reconnues comme vectrices de valeurs fondamentales tels que le dialogue, la gouvernance démocratique et la propriété partagée qui peuvent contribuer à une meilleure gestion territoriale des communautés. Les coopératives sont, grosso modo, porteuses de paix et de stabilité. Elles rassemblent des personnes d’horizons divers sur un même pied d’égalité tout en favorisant la compréhension, le respect mutuel et le vivre ensemble entre elles.

En ce sens, l’ITECA promeut et appuie différentes initiatives de création de richesses dans ses régions d’intervention dans le but de contribuer à la transformation des filières au bénéfice des paysans. Elles s’inscrivent ainsi dans une perspective de lutte globale des paysans et représentent des modèles ou des alternatives économiques pour inspirer leurs luttes revendicatives. À Savanette (#KAES), Belladère (#KOPWOTAB), Verrettes (#KOPWOKTAV), Saint-Marc (#KOTKOPAS), et Gros-Morne (#KOPKOMG), l’ITECA apporte un soutien considérable à la mise en place de vergers, de campagne de greffage et de reboisement, en formation technique (en matière de gestion financière avec dotation d’outils et manuels), et en géoréférencement de vergers…

L’ITECA interpelle donc l’État, les acteurs locaux et les organisations de la société civile à promouvoir et développer des stratégies efficaces afin de mieux soutenir les entreprises sociales et de renforcer l’économie nationale. Plus spécifiquement, le soutien à l’économie paysanne se révèle un levier considérablement efficace dans la garantie de conditions de vie favorables au niveau des communautés locales en termes d’impact social, économique et environnemental.

5 juin : Journée mondiale de l’environnement | L’ITECA mobilisé auprès des communautés rurales ou paysannes

La date du 5 juin est consacrée par les Nations Unies à l’environnement au niveau mondial. Cette journée a pour objectif d’encourager tous.toutes à participer aux efforts de protection et de restauration de la Terre. Elle est l’occasion de sensibiliser la population mondiale sur l’adoption des pratiques respectueuses de l’environnement et de la conscientiser autour de l’incidence néfaste des actions anthropiques sur la planète.

Pour cette année, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification retient le thème « La restauration des terres, la désertification et la résistance à la sécheresse ». Les réflexions et les différentes actions liées à ce thème sont à soutenir par le slogan « Nos terres. Notre avenir. Nous sommes la #Génération Restauration. »

Dans l’engagement de l’ITECA auprès des communautés rurales, la dégradation environnementale du milieu devient une préoccupation majeure. La dimension environnementale s’impose dans un pays ou le milieu devient de plus en plus fragile. En effet, à la dégradation écologique s’ajoutent les effets du changement climatique affectant de plus en plus l’économie rurale et les conditions de vie des populations, particulièrement les femmes et les jeunes.

Plus globalement, 40% des terres de la planète sont dégradées, cela affecte directement la moitié de la population mondiale et menace environ la moitié du PIB mondial. (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification). Par conséquent, les actions doivent de plus en plus se tourner vers une amélioration continue de la qualité de vie des citoyens par la prise en compte de l’urgence environnementale sans compromettre la vie des générations actuelles et celle des générations futures (IFDD).

À l’occasion de cette journée du 5 juin, l’ITECA renouvelle son engagement à soutenir les luttes et revendications paysannes et à continuer à travailler à la prévention des risques que cette crise de l’environnement accentue sur les populations locale, nationale et la planète entière.

Saison cyclonique 2024 : l’ITECA et le Dispositif R2D2 au service de la résilience des communautés

Ce 1er juin marque l’ouverture officielle de la saison cyclonique qui s’étend jusqu’au 30 novembre 2024. Cette saison s’annonce particulièrement active. Jusqu’à 39 phénomènes cycloniques sont attendus dont 12 seront suffisamment puissants pour être considérés comme des ouragans sur l’Atlantique Nord (Michael Mann, climatologue de l’Université de Pennsylvanie).

La chaleur record des océans constatée récemment et l’arrivée potentielle d’un phénomène La Niña laisse présager que la saison 2024 réunirait les « conditions idéales » pour la formation d’ouragans majeurs. Les activités climatique et cyclonique sont entraînées par le phénomène La Niña, à l’opposé de El Niño. En tant que phénomène climatique récurrent, La Niña affecte le climat mondial dans son ensemble et impacte également l’activité cyclonique à l’échelle planétaire.

Haïti pourra faire face à 23 phénomènes nommés, dont 11 potentiels ouragans cette saison (Emmanuel Pierre, DGPC), compte tenu de sa position dans le bassin Caraïbes (lui-même situé dans l’Océan Atlantique Nord et près du golfe du Mexique).

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et le Dispositif R2D2 soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) appuient le renforcement des capacités des communautés rurales et des autorités locales pour une meilleure gouvernance en Gestion des Risques et Désastres (GRD) afin de réduire les vulnérabilités et augmenter la résilience communautaire. La Gestion des Risques et des Désastres constitue un axe transversal de la stratégie d’intervention de l’ITECA.

L’ITECA a également initié ou poursuivi le partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et Cités Unies France (CUF) pour renforcer les instances locales de la Protection Civile (CLPC et CCPC) dans le département du Sud.

À l’occasion de l’ouverture de la saison cyclonique 2024, l’ITECA recommande vivement aux communautés locales de rester informées et vigilantes, d’écouter et de mettre en pratique les consignes de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et des autorités locales.

L’ITECA et le Dispositif R2D2 apporteront pendant la saison cyclonique de l’année 2024, en étroite collaboration avec la DGPC, leur contribution pour rendre encore plus résilientes les communautés paysannes ou rurales.

La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM renforce la lutte contre la précarité des communautés paysannes dans le Sud

La campagne agricole d’hiver 2023 est réalisée dans le cadre du Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (Maniche, Aquin, Cavaillon, Saint-Louis du Sud et Les Cayes).

Les troubles sécuritaires provoquant notamment le blocage de la route nationale #2 reliant la Péninsule Sud au département de l’Ouest ont aggravé les conditions de vie déjà précaires des populations rurales.

Le Projet PARECOM a pour objectif de réduire la vulnérabilité des populations rurales touchées par le séisme du 14 août 2021 en répondant aux urgences liées à la sécurité alimentaire. La campagne agricole d’hiver 2023 visait l’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle des communautés paysannes ciblées.

Un appui substantiel portant sur la distribution de semences, de boutures et de plantules (aubergine, banane, chou, gombo, épinard, haricot, igname, maïs, manioc, pois souche, poivron, tomate, patate douce) a eu lieu. Cet appui a touché 408 participants.es, dont 170 femmes, vivant dans les communes de Maniche, Aquin et Cavaillon.

Les participants.es âgés.es d’au moins 18 ans sont membres de 19 organisations communautaires de base (OCB) partenaires de l’ITECA. Ils.elles disposent d’au moins 0,10 hectares (ha). La récolte s’étendra sur une période allant de 3 mois à 13 mois, avec une partie destinée à l’autoconsommation et l’autre partie à la commercialisation. La réduction de la précarité des familles paysannes touchées est significativement renforcée.

La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM a bénéficié du soutien financier de Développement et Paix, de la FOKAL, de MCC et de Manos Unidas.

La phase pilote du projet de reconstruction Tèt Ansanm à Cavaillon dans le Sud progresse au gré du contexte actuel

Dans la commune de Cavaillon, frappée durement par le séisme du 14 août 2021, la phase pilote du volet de reconstruction Tèt Ansanm du projet de relèvement, mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et la Coordination des Organisations de Cavaillon pour le Changement (COCC), est à sa dernière ligne droite.

Le volet construction Tèt Ansanm est intégré au Programme d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (PARECOM). Cette intervention ciblée concentrée dans la commune de Cavaillon vise le relogement de 40 familles paysannes affectées par le séisme du 14 août 2021.

Vingt (20) familles paysannes ont déjà pu accéder à leur logement para sismique et cyclonique.  La construction des 20 maisons restantes progresse à un rythme relativement soutenu, malgré les contraintes liées à la dégradation de la situation sécuritaire.  La stratégie pour la reconstruction des maisons se fonde sur l’entraide communautaire avec la mobilisation des groupes solidaires et autres structures d’affiliation des participant-e-s. Ce mécanisme joue également un rôle clé dans le raffermissement du lien social dans les communautés ciblées.

Le volet de reconstruction Tèt Ansanm démontre une fois de plus la force de l’engagement collectif et solidaire au niveau des communautés rurales et paysannes. L’espoir renaît dans la commune de Cavaillon !

La mise à échelle du projet après la phase pilote est vivement souhaitée tant par les familles affectées, les acteurs de la société civile, de même que par les autorités locales.

La phase pilote du projet Tèt Ansanm bénéficie du soutien financier et technique de l’Agence Française de Développement (AFD), Développement et Paix, de la Fondation Roncalli, la Fondasyon Konesans ak Libète (FOKAL), de la mairie de Cavaillon et de Architectures Sans Frontières du Québec (ASFQ).

R2D2 a tenu son deuxième atelier autour du plaidoyer pour l’intégration des OSC haïtiennes dans le SNGRD

Le dispositif Réponses aux Risques pour un Développement Durable (R2D2) regroupant ITECA, ADEMA et VETERIMED, en partenariat avec la Direction de Formation et d’Exercices de simulation (DFE) de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et l’Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Actions (AGERCA) a organisé un atelier de plaidoyer pour l’intégration des OSC haïtiennes dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) le 15 novembre 2023 à l’hôtel Montana avec le financement de l’Agence Française de Développement (AFD).

Cet atelier s’inscrit dans l’objectif de sensibiliser des organisations de la société civile haïtienne autour du rôle crucial qu’elles sont appelées à jouer dans la gestion des risques et désastres dans une perspective de mieux accompagner la population haïtienne en période d’urgence ou de catastrophe. Cette séance de travail visait également à orienter les réflexions émises vers l’exploration du mécanisme approprié pour l’intégration des OSC dans le Système National de Gestion des Risques de Désastres (SNGRD).

Cet atelier de plaidoyer pour le renforcement du SNGRD qui revendique la place de la société civile au Groupe d’Appui de la Société Civile (GASC) conformément à l’article 33 du décret portant création dudit système et au Plan National de gestion des risques de désastre (2019 – 2030), fait suite à un autre tenu le 19 avril 2022 dernier. Cet atelier-là ébauchait, entre autres, les premières réflexions et les séances de travail mobilisant les OSC haïtiennes en vue d’influencer les politiques en matière de gestion des risques et des désastres dans le pays.

Dans le cadre de cet atelier toujours très participatif, des cellules de travail ont été organisées, avec une répartition en groupe de représentants d’OSC haïtiennes, d’ONG internationales et d’Agences des Nations-Unies, de l’AGERCA, et de la DGPC. Lors des séances plénières, les débats se sont portés sur les thématiques telles que : Comment les OSC haïtiennes peuvent-elles contribuer de manière effective aux différentes phases de la GRD en Haïti ? Comment peut-on assurer l’intégration des OSC au niveau du GASC, au même titre que les entreprises privées ? Quel lien peut-on établir entre les entreprises privées à but lucratif et les OSC à but non lucratif en matière de GRD ?

Les participants ont été amenés à discuter à fond des différents sujets. Ils devaient également formuler des propositions portant sur l’intégration complète et formelle des OSC haïtiennes dans le SNGRD. Il a été recommandé : « Qu’un plan d’action visant l’intégration effective des OSC dans le GASC soit élaboré et partagé avec toutes les parties prenantes. »

Le dispositif Réponses aux Risques pour un Développement Durable (R2D2) fera le suivi approprié et une proposition de plan d’action sera soumise aux différentes parties prenantes. L’intégration des OSC haïtiennes dans la gouvernance locale en matière de gestion des risques et des désastres en période de catastrophe ou d’urgence en Haïti demeure un impératif. Le dispositif R2D2 qui est appuyé par l’Agence Française de Développement (AFD) y jouera sa partition.

La résilience communautaire renforcée par la distribution de matériels d’alertes et d’intervention aux CCPC et aux CLPC dans le Sud

L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a procédé, en août 2023, avec l’appui de ses partenaires : Cités Unies France (CUF), l’Agence Française de Développement (AFD), et l’Ambassade de France, à la distribution de matériels d’intervention et d’alertes aux structures communales du département du Sud notamment celles des communes de Maniche, Aquin et Cavaillon dans le cadre du Projet d’appui au renforcement du Système National de Gestion des Risques et Désastres (SNGRD).

Cette action a été entreprise dans l’objectif principal de faciliter une meilleure gouvernance territoriale en matière de GRD en Haïti. Les communes de Cavaillon, Maniche et Aquin bénéficient de ce projet-là en raison du même bassin versant qu’elles se partagent.

Les structures de protection civile de ces communes ont bénéficié d’un stock de matériels d’alerte contenant des sifflets, des sirènes à manivelle et des mégaphones. Ces matériels seront répartis dans les différentes sections communales dans le but de sensibiliser les populations en temps d’évènements cycloniques/sismiques ou de catastrophe. D’autres matériels tels que : gants de protection, bottes en caoutchouc, manchettes jardin, barres à mine, lunettes de protection, casques de protection, brouettes, pelles, pardessus, pioches, haches, échelle, masses, râteaux, et lampes de poches ont été ajoutés à cette liste pour faciliter une meilleure gestion des territoires par les différentes structures locales compétentes.

Le Comité Local de Protection Civile (CLPC) de Brodequin et le Comité Communal de Protection Civile (CCPC) d’Aquin, le CLPC de Melon (Maniche) et le CCPC de Maniche, et le CLPC de Martineau (2ème section Cavaillon) et le CCPC de Cavaillon sont, à cet effet, ces structures locales qui ont bénéficié de cet appui logistique devant fournir une meilleure capacité d’intervention aux communes et sections communales susmentionnées et plus globalement à tout le département du Sud.

Les actions de l’ITECA mettent en exergue principalement le développement rural, en soutien au mouvement paysan, et la Gestion des Risques et des Désastres (GRD) en termes de renforcement de la résilience communautaire par la prévention de catastrophe. 

En amont, l’ITECA a déjà entrepris des actions, en partenariat avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) du Sud, pour contribuer à la résilience des communautés à travers des rencontres et réalisation d’ateliers d’échanges avec les administrations communales et les autorités locales, le renforcement/redynamisation de trois (3) Comités Communaux de Protection Civile (CCPC), l’élaboration/ la mise à jour de 3 plans de contingence. D’autres actions telles que : la conception et la mise en place d’un système de communication et d’alerte précoce, et d’un stock de contingence ont été ensuite effectuées.

Cet appui en matériels d’intervention au bénéfice des structures communales compte parmi les ultimes actions posées par l’ITECA en vue de doter les structures communales de capacités nécessaires leur permettant d’agir de manière adéquate en cas de catastrophe.

L’ITECA poursuit sa mission de manière constante aux côtés des paysans-nes dans le cadre de leurs luttes et revendications pour le changement de leurs conditions de vie.

L’accès à l’eau potable rétabli pour des milliers de familles dans la commune de Gressier dans le cadre du projet R2D2 soutenu par l’AFD

Illustration des travaux de rehabilitation du Système d'Adduction d'Eau Potable (SAEP) de Petit Boucan, 2ème section communale de Gressier

Du 2 au 3 juin 2023, une intempérie a gravement touché Haïti.  Des vents impétueux et de fortes pluies se sont abattues sur le pays et ont occasionné environ 58 personnes décédées, 143 personnes blessées, 20 disparues, 893 maisons détruites, 1950 maisons endommagées, 34 519 maisons inondées[1]. Les départements du Sud-Est, du Nord-Est et de l’Ouest ont été parmi les plus touchés selon le rapport de la Protection Civile. En ce qui a trait au département de l’Ouest, les communes qui se situent au Sud telles que Leogâne et Gressier ont enregistré des dégâts relativement majeurs.

À Gressier, le débordement de la rivière Tapion a causé pas mal de dégâts. La rivière a gravement endommagé, sur son passage, le principal Système d’Adduction d’Eau potable (SAEP) au niveau la 2è Section communale Petit Boucan, affectant notamment les lignes de distribution alimentant des milliers de ménages en eau potable. Cette situation ne faisait qu’accroître les vulnérabilités des ménages qui connaissent déjà des conditions de vie dégradantes. Le risque de recrudescence du choléra était devenu une préoccupation majeure.

Dans le cadre du dispositif R2D2 financé par l’Agence Française de Développement (AFD), l’ITECA et le CAEPA ont mis en œuvre le Projet d’urgence pour la réhabilitation du SAEP, en soutien à la DINEPA, pour rétablir l’accès à l’eau à des milliers de familles vivant dans la commune de Gressier.

Un appui a été également apporté à l’association communautaire OPAWOUT en outils agricoles (pelles, brouettes, pioches…) pour réaliser des travaux de réhabilitation des tronçons de route endommagés au passage de l’intempérie. En attendant l’achèvement des travaux de réhabilitation du SAEP, des kits de traitement d’eau ont été rendus disponibles pour limiter les risques de contamination.

Le SAEP est à nouveau opérationnel. Les travaux de réparation ont nécessité une très forte mobilisation communautaire. Et la conduite technique des travaux a été efficacement menée par le CAEPA. Le dispositif R2D2 s’est révélé encore une fois particulièrement adapté aux réponses d’urgence et au relèvement communautaire. 


[1] Rapport de situation #5 de la protection civile publié le 12 juin 2023 sur l’intempérie des 2 et 3 juin 2023. URL : https://protectioncivile.gouv.ht/wp-content/uploads/2023/06/Intemperies_Juin_2023_RapSit_05_20230612.pdf

Renforcement du SNGRD en Haïti | Atelier d’échange entre les acteurs des communes “Aquin, Maniche et Cavaillon” sur le processus d’élaboration de plan de contingence multirisques (PCM)

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en appui au renforcement du Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD) dans le département du Sud, a réalisé le 12 mai 2023 un atelier de travail et d’échange autour du processus d’élaboration d’un plan de contingence multirisques, mobilisant des acteurs locaux : Maires, Directeurs des Mairies, CASEC, membres CCPC et CLPC des communes Maniche, Aquin, Cavaillon au Centre Culturel Cavaillon, en partenariat avec la Direction Département de la Protection Civile du Sud.

L’ITECA considère l’environnement et le changement climatique comme l’un des axes transversaux de sa stratégie d’intervention en raison des aléas naturels auxquels le pays s’expose et les catastrophes qui puissent en découler. Les communautés rurales sont souvent les premières victimes de par leur situation de vulnérabilités. Par conséquent, les actions de l’ITECA portant sur le développement rural ou  en soutien au mouvement paysan intègrent la gestion des risques et des désastres en termes de réponses d’urgence et de relèvement.

L’un des défis majeurs est de faciliter une meilleure gouvernance territoriale en matière de GRD principalement des communes comme Cavaillon, Maniche et Aquin qui partagent le même bassin versant. Le thème du projet et de l’atelier : « Renforçons les collectivités territoriales pour une meilleure gestion des risques et réponses aux catastrophes naturelles va dans cette direction.

Il y a lieu de souligner que d’autres actions de formation et de sensibilisation ont déjà été menées, notamment des ateliers de formation sur le « système d’alerte précoce ». Ils consistaient à faciliter la compréhension des acteurs et renforcer leur capacité à identifier et à définir des indicateurs d’alerte dans le cadre d’un scénario de risque, reconnus comme aspect clé d’un plan de contingence.

L’atelier d’échange sur le processus d’élaboration de plan de contingence multirisques a, lui-même, été conçu en vue de renforcer le leadership des autorités locales en matière de GRD globalement et de les entretenir sur l’importance d’un plan de contingence multirisques, son contenu, les étapes pour son élaboration et sa mise en œuvre.

Cet atelier d’échange sur le processus d’élaboration du plan de contingence multirisques (PCM) a permis aux acteurs de bien comprendre le sens et la portée du document. En outre, des ateliers de travail en groupe pour une initiation à la démarche d’élaboration du PCM ont été constitués avec les participants.tes. Et, à la fin de la journée, des travaux ont été restitués et présentés par les participants de chaque atelier afin de faciliter l’échange et le partage de connaissances entre les acteurs présents.

L’adoption des PCM promus par l’ITECA ne pourra que consolider les acquis pour une amélioration de la gouvernance en GRD, la réduction des vulnérabilités des communautés et la préparation aux désastres.

L’action en renforcement du SNGRD conduite par l’ITECA bénéficie de l’appui de Cités Unies France (CUF), de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Ambassade de France en Haïti.

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