L’ITECA priorise les femmes à travers les campagnes agricoles du programme PARECOM pour l’année 2022

L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a accordé, dans sa stratégie d’intervention, une place importante aux luttes et revendication des femmes. À travers une approche de travail qui s’inscrit dans la promotion pour l’Égalité homme/femme au niveau des associations paysannes, l’ITECA est convaincu que l’implication des femmes dans des activités économiques sociales et solidaires est fondamentale pour leur autonomisation.

L’apport d’un appui à l’autonomie économique des femmes a été conçu comme une perspective importante dans la revitalisation des territoires. En effet, plus les femmes sont accompagnées et comprennent les mécanismes de leur marginalisation, plus elles seront à même d’anticiper les gains sociaux et économiques de leurs activités, de changer le rapport à leur territoire et de développer plus de confiance en l’avenir.

L’histoire entre Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé et le programme PARECOM en est un exemple plutôt passionnant. Natives de Maniche dès leur plus jeune âge, Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé font partie de la catégorie des femmes les plus vulnérables de leur localité. En effet, cette commune a été classée parmi les communes du département du Sud les plus touchées par le cyclone Matthew et plus récemment par le séisme du 14 août 2021.

L’agriculture qui était considérée comme la principale source de revenus de cette commune a été relativement dévastée. C’est à travers leurs productions agricoles que les ménages arrivaient à peine à subsister. C’est aussi à travers leurs récoltes que Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé parvenaient difficilement à faire l’éducation de leurs enfants en tant que cheffes de famille. Mise à part la dévastation de leurs propriétés agricoles, leurs maisons ont été également endommagées.

Dans l’année 2022, le Programme d’Appui au Relèvement (PARECOM) mis en œuvre dans les communes Maniche, Aquin, Cavaillon et Saint-Louis du Sud a soutenu trois (3) campagnes agricoles : une campagne du printemps (février) ; et une campagne intermédiaire débutée en juillet-août et une campagne d’hiver à partir du mois de novembre.

C’est à travers la campagne intermédiaire que Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé ont été appuyées. Considérées comme un échantillon de 224 femmes qui ont été soutenues sur un effectif total de 525 agriculteurs et agricultrices dont les récoltes ont été compromises pour cette campagne à cause des variations saisonnières. Les producteurs.trices avaient reçu des semences de riz, haricot, cultures maraîchères pour la compensation de leurs pertes agricoles ; des outils agricoles, et un accompagnement technique.

Rose-Marie Lajuste, Marie-Rose Brutus et Marie Miliette Massé ont bien réussi leurs récoltes et sont beaucoup plus à même de répondre aux besoins quotidiens de leur famille. Lors du lancement de la campagne d’hiver, Rose-Marie Lajuste a avoué : « Je peux dire que mes conditions de vie ont été améliorées. Aujourd’hui, grâce aux semences reçues et mes jardins cultivés, je n’utilise plus mon argent pour m’approvisionner en riz. Au contraire, j’en ai pour la consommation de la famille et je peux en vendre pour gagner de l’argent et satisfaire certains besoins familiaux. »

Sur un total de 1225 ménages qui ont été appuyés via les campagnes agricoles (printemps et hiver) 40% sont des femmes. En termes de bénéficiaires indirect-e-s, c’est environ 15 000 personnes (familles paysannes, fournisseurs, associations paysannes, autorités locales…) qui en ont tiré profit des retombées positives.

L’ITECA a pu compter principalement sur le soutien des partenaires suivants pour rendre possible ce bilan à la fois positif et prometteur de la première année de mise en œuvre du programme PARECOM : l’Agence Française de Développement (AFD), Broederlijk Delen, CCFD-TS, Développement et Paix/MRIF/Fondation Roncalli, FOKAL, Manos Unidas et Mennonite Central Committee (MCC).

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) renouvelle encore une fois sa ferme volonté à toujours se tenir aux cotés des communautés paysannes, plus particulièrement les femmes paysannes, pour l’année 2023, tout en restant convaincu que l’agriculture paysanne reste le véritable pilier pour tout changement socio-économique réel dans le pays et que l’autonomie économique des femmes en constitue l’un des enjeux majeurs.

Les séances de formation du R2D2 : le renforcement de capacités des OSC en GRD et du SNGRD se poursuit

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) s’est donné pour vision, dès sa création, de rendre les paysans et paysannes capables de transformer leur propre réalité politique et socio-économique. En accordant la priorité au milieu rural, l’ITECA intervient auprès des organisations paysannes (plateformes, associations, coopératives de producteurs.trices), des femmes et des jeunes afin qu’ils parviennent à transformer collectivement leur communauté.

Alors que, depuis quelque temps, l’environnement d’Haïti se dégrade graduellement, et la problématique environnementale se prévaut de plus en plus. Les effets du changement climatique affectent d’autant plus le mode de vie des paysans.nes et, plus globalement l’économie rurale. La fragilité grandissante du milieu conduit à l’accélération du niveau de vulnérabilité des ménages.

En dépit des difficultés que rencontrent les communautés paysannes à réagir efficacement aux risques de catastrophes, l’ITECA a fait de l’environnement et la GRD l’un des axes transversaux de sa stratégie d’intervention. Il accorde également la prééminence au renforcement des OSC en Gestion des Risques et des Désastres afin de mieux intervenir en cas d’urgence dans leur communauté.

C’est pourquoi le dispositif Réponses aux Risques pour un Développement Durable (R2D2) regroupant l’ITECA comme chef de file, ADEMA et VETERIMED, vise à doter chacune des OSC membres d’un pool de formateurs en GRD certifiés par la DGPC, qui seront habilités à former d’autres staffs pour chaque OSC respectivement et éventuellement à mettre leurs compétences à la disposition d’autres acteurs sur requête de la DGPC ou d’autres structures déconcentrées.

Dans cette perspective, le R2D2 a réalisé 5 journées de formation sur la Gestion des Risques de Désastres (GRD) en collaboration et au local de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC). Ces journées de formation se sont tenues du lundi 27 février au vendredi 3 mars 2023, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Protection civile (1er mars, 2023). Elles ont été réalisées dans une perspective de renforcement des capacités des OSC membres, et composantes du Groupe d’Appui à la Société Civile Haïtienne (GASCH). Elles permettront également aux OSC de savoir mieux mettre en œuvre leurs programmes de Gestion des Risques de Désastres (GRD).

En amont, une première séance de formation en Pro-formateurs (FPF) a d’abord été réalisée pour fourniraux participants issus des trois OSC des méthodes leur permettant d’améliorer leurs capacités en tant que futurs formateurs. Des modules : rédiger des objectifs de formation, préparer et utiliser des supports visuels ainsi que les équipements, faire des présentations individuelles et en groupe, et évaluer l’efficacité d’une formation de formation… fournissaient aux participants des aptitudes à communiquer en utilisant la méthode interactive d’enseignement.

Autour des thématiques : notions de base en GRD, Changement climatique, Évaluation des Dégâts et Analyse des Besoins (EDAB), cette séance fait suite à la première qui s’inscrit dans l’objectif général de contribuer largement au renforcement du Système National de Gestion des Risques de Désastres (SNGRD). Via une méthode participative, des ateliers de 5 à 9 participants, des séances de simulation ont été réalisées aux fins de doter aux futurs formateurs les ressources nécessaires et compétences pratiques et techniques pour co animer des séances de formation et pour pouvoir mieux exceller sur le terrain en tant que formateurs.trices.

La présente formation se révèle relativement un pas de plus vers le renforcement du Système National de Gestion des Risques de Désastres (SNGRD). La Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) en a profité pour certifier les formateurs.trices participants.tes. Ce renforcement interne des compétences en GRD entrepris par le R2D2 contribue à la poursuite de la vision de l’ITECA de participer activement à l’augmentation de la résilience des communautés paysannes en termes de gestion des risques de désastres.

Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du Sud (PARECOM) | Un outil participatif de réponse post-séisme

L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en soutien aux communautés paysannes, met en œuvre le Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (PARECOM). Ce projet vise à contribuer à la réduction de façon durable de la vulnérabilité de la population de 5 communes : Aquin, Cavaillon, Cayes, Maniche et Saint-Louis du Sud, considérablement touchées par le séisme du 14 août 2021. Des paysans et paysannes (1244 dont 569 femmes) issus de 12 communautés et appartenant à 42 associations paysannes sont directement touchés.es par l’action du PARECOM.

Ce programme recherche une consolidation de l’économie paysanne en s’appuyant sur trois (3) composantes opérationnelles. D’abord, l’appui aux urgences et au développement agricole durable par l’introduction de nouvelles pratiques culturales au niveau des micro-bassins versants, et d’autres cultures à forte valeur ajoutée. Ensuite, il contribue au relogement de familles paysannes. Et enfin, à travers le volet Environnement et GRD, il s’agit de sensibiliser/former des acteurs communautaires sur la problématique environnementale et de susciter une dynamique devant aboutir à la construction de plans de protection/mitigation.

Le PARECOM intervient dans un contexte où les saisons (pluvieuses et sèches) deviennent de plus en plus irrégulières en Haïti en raison des effets des changements climatiques. Il a permis d’accompagner des agriculteurs dont les récoltes sont soumises aux variations saisonnières au niveau de trois (3) campagnes agricoles, avec comme principales activités :

  1. L’acquisition et la distribution de semences, d’outils agricoles, de plantules fruitières et forestières ;
  2. La mise en place de jardins agroforestiers, maraîchers, et de parcelles de riz ;
  3. Et l’appui à la mise en place d’ouvrages anti érosifs (seuils en pierres sèches, rampes vivantes, clayonnage.

Ces différentes activités concernent la première et la troisième composante, respectivement pour les sous-composantes « Appui aux campagnes agricoles et Protection des sols et de l’environnement ».

Le programme PARECOM s’étend sur trois (3) ans et sa mise en œuvre se réalise avec l’appui des autorités locales et des services déconcentrés de l’État.

La campagne agricole de l’hiver 2022 a reçu l’appui de Développement et Paix, FOKAL et Mennonite Central Committee (MCC). En outre, la mise en œuvre de manière globale du PARECOM pour la première année et pour l’année 2023 a bénéficié également du soutien de : Agence Française de Développement (AFD), CCFD-TS, Manos Unidas, Broederlijk Delen, Fondation Roncalli et du MRIF (Gouvernement du Québec).

L’approche intégrée diversifiée, une stratégie dans la lutte contre le changement climatique

Le Service de Communication et de Plaidoyer (SCOP) de l’ITECA, dans le cadre d’un éventuel partenariat avec Bonsai communication, a rendu visite à un groupe de femmes œuvrant dans l’entreprenariat social et solidaire, à travers le modèle « Jaden Lavi » dans la journée du 15 mai, à Pliche,  4ème section de Cavaillon. La délégation a été composée du cinéaste  André Vanasse, de l’agronome Wilson Sanon, tous deux (2) représentants de Bonsaï Communication, d’Emmanuel Noel, représentant de Développement et Paix  et deux membres du SCOP.

A Pliche, la délégation a été accueillie par Louise Marie Naissant, présidente de « Òganizasyon Fanm an aksyon (OFAP) ». Elle a, dans un premier temps, conduit la délégation vers une parcelle que prépare l’organisation actuellement pour la culture prochaine de légumes. Pour faire face à la sécheresse qui s’abat dans la commune, les membres de l’OFAP ont fait creuser un canal  de rétention d’eau situé en amont du terrain qui servira à l’arrosage des plantes.

Les membres de la délégation ont, ensuite, visité le poulailler qui se trouve à « Gran Plas », une petite localité de Pliché. Le poulailler dirigé par un groupe de femmes membres de l’OFAP est une des trois composantes de l’Unité Intégré Diversifié. A cette occasion, le SCOP a interrogé certains consommateurs sur la qualité du service que le poulailler fournit à la communauté.

Wisly André, l’un d’entre eux,  n’a pas tari d’éloges envers l’initiative. « Je viens régulièrement acheter des œufs ici. C’est l’unique poulailler de la zone et l’initiative est à encourager », dit-il, rappelant les bienfaits du produit agricole pour le corps humain.

Louise a aussi fait visiter les diverses pépinières et la piste de composts préparées par l’organisation qu’elle dirige. Des centaines de plantules de café, de corossol, de citronniers, de cerisiers, d’orangers, etc. ont été présentés à la délégation. Les femmes attendent la manifestation de la saison pluvieuse, qui s’attarde, pour la distribution de ces plantules. Celles-ci peuvent être transplantées sur des espaces évalués à 50 carreaux de terre.

La visite s’est soldée par une réunion au local de l’organisation où les femmes ont partagé leurs expériences avec les visiteurs. Prenant la parole, Setania Pierre, affirme que sa vie a changé depuis son intégration au modèle Jaden Lavi . « Nous exploitons mieux nos ressources lorsque nous nous mettons ensemble. Je suis fière de ce que je représente désormais pour ma famille et ma communauté », indique Setania. A travers cette expérience, ITECA place les femmes au cœur de l’approche de l’unité intégrée diversifié.

Le changement climatique, une menace très surveillée

Les femmes membres de l’OFAP n’ont pas manqué de faire remarquer les difficultés que leur posent la sécheresse dans la région. La pluie n’est pas tombée à Pliche depuis le mois de décembre de l’année dernière (2018), selon ce que font savoir ces femmes. « Mais, nous savons que ce problème est dû au phénomène de changement climatique », a lâché Louise au cours de la réunion.

La présidente de l’OFAP s’est tout de même montrée rassuré quant à  l’avenir. « Nous nous préparons à y faire face. Nous nous informons chaque jour davantage et suivons méticuleusement les divers changements atmosphérique afin d’améliorer notre comportement vis-à-vis de la nature », a-t-elle poursuivi. Précisons qu’à ce niveau, l’OFAP est soutenu par PROCLIMA dont l’objectif est de renforcer l’agriculture tout en suscitant un changement de comportement chez l’agriculteur et l’armer  contre les menaces du climat.

Quid de l’Unité Intégré diversifié

L’institut de Technique et d’Animation (ITECA) en collaboration avec FONKOZE a initié, en mai 2017, dans deux communes du département du Sud un modèle d’agriculture de santé publique dénommé JADEN LAVI. Ce modèle a été conçu pour aider les communautés à prévenir la malnutrition, par la mise à disposition d’aliments de qualité, des œufs et des légumes, provenant des unités de production des femmes et des écoles qui y sont impliquées.

Les leçons tirées de la première phase d’exécution du modèle, mai 2017-juillet 2018, ont contribué à une réorganisation du modèle vers l’intégration des différentes composantes de production (œufs, légumes et compost), d’où le vocable d’Unité Intégrée et Diversifiée.

Des progrès considérables ont été remarqués au niveau des savoir-faire techniques et des connaissances des organisations participantes, des autorités locales et des élèves de ces communes sur l’agriculture organique. Les organisations participantes se sont aussi renforcées au niveau de la chaine des valeurs des filières bio alimentaires.

Projet de relogement à tiboucan

La commune de Gressier située à une dizaine de Km de l’épicentre du séisme de 2010 et a particulièrement souffert de la catastrophe. L’ampleur des dégâts enregistrés (95.34% de maisons détruites ou gravement endommagées) et la grande vulnérabilité de la population concernée (46 % de mal nourris et accès limité à l’eau potable) sont apparues au grand jour. Après avoir conduit une enquête exploratoire ayant couvert 1 783 ménages dans 18 habitations dans la section communale de Ti Boukan, ITECA a initié son projet de reconstruction de plus de 1700  maisons permanentes et parasismiques en faveur des victimes.

PROCLIMA : POUR UNE ADAPTATION DE L’AGRICULTURE PAYSANNE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Port-au-Prince, le 07 novembre 2018._ Ce mercredi 07 novembre 2018, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) en partenariat avec Développement et Paix (Caritas Canada) a lancé aux Cayes, un projet de soutien à l’adaptation aux changements climatiques dans les systèmes de production agricole paysanne dans le Sud. Dénommé PROCLIMA, ce projet vise à améliorer la sécurité alimentaire des populations du département du Sud d’Haïti (Communes de Cavaillon, Maniche, St Louis du Sud et Aquin) par l’utilisation de techniques agricoles adaptées et le développement durable des filières bioalimentaires.

« Pour se préparer à faire face aux impacts des prochains aléas climatiques, le Département du Sud doit accroitre sa production alimentaire en adoptant des pratiques culturales qui permettent de renforcer la résistance du territoire agricole à la variabilité des précipitations, aux inondations, aux ouragans et aux tempêtes. Mais pour assurer la pérennité des actions, des investissements importants sont requis pour renforcer le capital social du Département, particulièrement des organisations de producteurs et productrices », explique le Directeur Exécutif de l’ITECA, M. Chenet Jean-Baptiste, pour démontrer le bien-fondé de ce projet.

Le coordonnateur de PROCLIMA, Joseph Andrénord André, lors de son intervention à la cérémonie de lancement du projet.

Dans le cadre du PROCLIMA, ITECA et les organisations de producteurs et productrices misent sur de nouveaux modèles de production à la fois durable et résiliente, capable à la fois de contribuer à la sécurité alimentaire et de protéger l’environnement. L’enjeu majeur est de substituer les jardins agro-forestiers aux cultures vivrières qui prédominent actuellement sur les flancs des versants. La stratégie de mise en œuvre inclut les activités telles :

  • Réalisation de campagne de sensibilisation auprès des producteurs et productrices exploitant une ou plusieurs parcelles de terre sur les versants ciblés en vue de s’assurer de leur adhésion à la mise en place et l’entretien des jardins agro-forestiers.
  • Formation et l’encadrement des producteurs et productrices sur certaines thématiques comme les techniques de compostage et la gestion des parcelles agro-forestières. L’objectif poursuivi est de les sensibiliser sur les avantages économiques et environnementaux inhérents aux modèles agro-forestiers et de les initier à l’entretien des parcelles forestières et agro-forestières.
  • Production de plantules greffées d’arbres fruitiers (caféiers, manguiers, avocatiers et agrumes) et forestiers (leucena, cèdre, moringa, campêche, etc.) et de boutures d’igname, de malanga et d’herbes fourragères.

Il s’agira aussi d’associer la production agricole à l’élevage de poules ou de lapin à des fins alimentaires mais aussi  commerciales, en vue de la diversification des revenus des producteurs et productrices pour  les rendre moins vulnérables aux incertitudes liées aux changements climatiques.

Doté d’une enveloppe de $ 1, 333,069 CA (en provenance du Fonds vert du gouvernement du Québec) pour une période de trois ans, PROCLIMA sera mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) en partenariat avec Développement et Paix (Caritas Canada) et des organisations paysannes implantées dans la zone d’intervention du projet. Les autorités locales et les structures déconcentrées des Ministères de l’Agriculture, des Ressources

Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) et de l’Environnement (MDE) s’associeront aux organisations paysannes dans  la recherche de solutions durables en matière d’adaptation. À terme, le projet aura contribué à augmenter la production agricole locale par des pratiques culturales appropriées, à renforcer la gouvernance et la gestion des organisations de productrices et de producteurs ainsi que leur positionnement au sein de certaines filières bioalimentaires porteuses.

« Ce projet favorisera la prise en charge par les Haïtiennes et les Haïtiens de leur propre développement. Les activités, qui chercheront à réduire la dépendance aux aliments importés par l’augmentation de la production locale, visent également le renforcement, chez les paysannes et paysans producteurs, de l’estime d’eux-mêmes et de leur dignité » a déclaré Christian Champigny, directeur par intérim du Service des programmes internationaux à Développement et Paix – Caritas Canada.

Mary Durand, Chargée de programmes Amérique latine (Haïti, Pérou, Honduras) à Developpement et Paix, lors de son intervention à la cérémonie de lancement du projet PROCLIMA.

Ce projet est réalisé grâce à la participation financière du Gouvernement du Québec.

À propos de ITECA

Fondé en 1978 par un groupe de professionnels et de religieux haïtiens, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA est une organisation à but non lucratif, non confessionnelle et apolitique. En tant qu’institution d’éducation populaire c’est un lieu d’échange, d’analyse, de formation, afin de renforcer l’action des organisations paysannes. ITECA a opéré un choix conscient en faveur des  communautés paysannes les plus démuniEs en mettant à leur disposition certaines ressources nécessaires dans l’appui de projets durables dans les domaines de l’agriculture paysanne, de l’élevage tout en leur facilitant l’accès aux services sociaux de base, dans un souci de justice et d’équité.

 

À propos de Développement et Paix – Caritas Canada

Développement et Paix – Caritas Canada est une organisation non gouvernementale de développement international fondée en 1967 dans le but d’inspirer la population canadienne à agir en solidarité avec ses sœurs et frères des pays du Sud qui subissent l’injustice de la pauvreté. Elle se définit comme un mouvement fort et diversifié regroupant des Canadiennes et des Canadiens de l’ensemble du pays qui agissent pour la justice, afin de permettre aux personnes les plus pauvres de vivre dans le respect et la dignité. Depuis sa création il y a plus de 50 ans, Développement et Paix a soutenu plus de 15 200 initiatives locales dans des domaines liés à la justice écologique, à la justice pour les femmes, à la démocratie, à la participation citoyenne, ainsi que la paix et à la réconciliation dans 70 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient.

 

À propos du Fonds vert

Rappelons que le Fonds vert du Québec, où 100 % des revenus générés par les ventes aux enchères du marché du carbone sont versés, finance notamment la mise en œuvre des mesures du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques. Ces dernières visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à améliorer la capacité d’adaptation de la société québécoise aux impacts des changements climatiques. Jusqu’à maintenant, le marché du carbone a généré des revenus de plus de 2,4 milliards de dollars pour le Québec, qui servent à soutenir les entreprises, les municipalités, les institutions et les citoyenNEs québécoisEs dans leur transition vers un monde plus sobre en carbone.

 

À propos du Programme de coopération climatique internationale

Doté d’une enveloppe de 18 millions de dollars sur cinq ans, le Programme de coopération climatique internationale appuie des projets d’organisations québécoises du secteur privé, des milieux de la solidarité internationale et de la recherche visant la réduction des émissions de GES et l’adaptation aux impacts des changements climatiques dans les pays francophones les plus vulnérables à ces impacts.

                                                                               

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