R2D2/MINKA | Risque sismique : l’ITECA et la DDPC-Sud organisent un exercice de simulation

Le 28 février 2025, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) a poursuivi ses efforts de préparation aux catastrophes naturelles en organisant un exercice de simulation de tremblement de terre à son bureau régional du Sud. Cette initiative, menée en collaboration avec la Direction Départementale de la Protection Civile du Sud (DDPC-Sud), s’inscrit dans le cadre du projet R2D2 (Réponse aux Risques pour un Développement Durable) /MINKA, financé par l’Agence Française de Développement (AFD).

Quel objectif du SIMEX ?

L’objectif principal de cet exercice a été d’améliorer la réactivité des parties prenantes aux risques sismiques, en simulant les conditions réelles d’un séisme. Il s’agissait plus spécifiquement de:

  • Sensibiliser aux comportements vitaux à adopter avant, pendant et après un séisme, en mettant l’accent sur la technique « Drop, Cover, Hold » (Se baisser, se protéger, s’accrocher).
  • Tester l’efficacité des procédures d’évacuation et des itinéraires de sortie, afin de garantir une évacuation rapide et sécurisée de tous les occupants.
  • Évaluer la coordination de l’équipe en situation de crise et l’application des rôles et responsabilités définis dans le plan de contingence de l’ITECA.

Pour quels résultats?

  1.  Une meilleure préparation pour :
  • Une meilleure compréhension des conduites à tenir en cas de séisme par l’ensemble du personnel ;
  • Un temps de réaction optimisé et une parfaite maîtrise des itinéraires d’évacuation ;
  • Un plan d’actions en cas de séisme, intégrant les leçons tirées de l’exercice ;
  • Un rapport détaillé de l’exercice de simulation, partagé avec toute l’équipe de l’ITECA.

2. Et quelle approche?

    Une approche participative facilitant:

    • L’implication de l’ensemble du personnel de l’ITECA, les accompagnateurs de la DDPC-Sud et les autres parties prenantes
    • Une préparation efficace, une exécution réaliste et une évaluation rigoureuse (débriefing collectif) afin d’améliorer la gestion des urgences sismiques.

    R2D2/MINKA : Un appui pour un renforcement durable des capacités en GRD

    Cet exercice de simulation se réalise dans le cadre du projet R2D2/MINKA, financé par l’Agence Française de Développement (AFD), qui vise à renforcer la résilience des communautés face aux risques naturels et la capacité des OSC haïtiennes en Gestion des Risques et Désastres.

    Renforcement des capacités locales pour une meilleure gestion des risques dans le Sud d’Haïti | Le CLPC de la 5ème Section Mercy plus outillé

    Afin de renforcer la résilience des communautés locales face aux catastrophes naturelles, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA), en partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et la Direction Générale de la Protection Civile du département du Sud (DGPC-Sud), a organisé une formation de trois jours sur la gestion des centres d’opérations d’urgence (GCOU). Cette formation, qui s’est déroulée du 3 au 5 septembre 2024, était destinée aux 30 membres du Comité Local de Protection Civile (CLPC) de la 5ème section Mercy, commune des Cayes.

    Cette initiative vise à améliorer la capacité des acteurs locaux à prévenir, gérer et répondre aux urgences. Le programme de formation comprenait des exposés théoriques, des ateliers pratiques et des simulations s’appuyant sur les connaissances de base déjà acquises par les participants.

    Au travers de cette formation, des documents d’identification ont été remis aux membres du CLPC/CLGRD. Et en termes de suivi, des équipements de protection et d’intervention leur seront fournis dans les plus brefs délais afin de rendre la structure opérationnelle. De plus, un Plan de Contingence Multirisque (PCM) pour la section communale sera élaboré de manière participative avec les membres afin de mieux planifier les réponses aux crises et de renforcer la résilience communautaire.

    Cette formation s’inscrit dans une démarche plus globale de renforcement des capacités de la DGPC-Sud. En juillet 2024, une session de formation aux notions de base en gestion des risques et des catastrophes avait déjà été organisée à l’intention dudit CLPC, avec le soutien de l’Ambassade de France en Haïti.

    L’ITECA fait la promotion active pour le renforcement de la résilience des communautés locales en Haïti. Depuis le tremblement de terre de 2021, l’Institut a soutenu plusieurs CLPC dans le département du Sud, en leur fournissant des formations sur la gestion des abris provisoires, les systèmes d’alerte précoce, et en leur mettant à disposition du matériel d’intervention.

    À travers ces actions, l’ITECA contribue à rendre les communautés rurales plus autonomes face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, en les dotant des outils et des connaissances nécessaires pour agir de manière collective.

    Journée mondiale pour la conservation de l’écosystème des mangroves : l’ITECA et ses partenaires engagés pour la protection de ces milieux fragiles

    Mangroves à La Cahouanne, Commune de Tiburon

    Le 26 juillet consacré à la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves a pour objectif de sensibiliser le public autour de l’importance vitale de ces zones humides côtières pour la planète.

    Les mangroves jouent un rôle crucial dans la préservation de l’équilibre environnemental. Elles constituent un habitat essentiel pour une riche biodiversité, protègent les littoraux contre l’érosion et les ondes de tempête et contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant de grandes quantités de CO2.

    Malheureusement, ces écosystèmes extraordinaires disparaissent à un rythme alarmant, trois à cinq fois plus vite que la moyenne mondiale des forêts (UNESCO). En Haïti, comme dans d’autres régions tropicales, les mangroves sont menacées par la déforestation, la pollution et la conversion des terres à d’autres usages (MDE).

    Consciente des enjeux environnementaux et socio-économiques liés à la disparition des mangroves, l’ITECA s’engage activement dans leur protection et leur valorisation. À cet effet, des actions de sensibilisation auprès des communautés locales, de l’accompagnement des initiatives de reforestation et de gestion durable des mangroves sont conduites dans le cadre d’un plaidoyer plus large pour la mise en place de politiques publiques favorables à leur conservation.

    À l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l’écosystème des mangroves, l’ITECA lance un appel à la mobilisation collective pour la protection de ces milieux fragiles. Il invite les autorités Haïtiennes, les associations paysannes, les organisations de la société civile et les citoyens à s’engager concrètement dans la lutte contre la dégradation des mangroves et à promouvoir leur gestion durable.

    Ensemble, préservons les mangroves pour un avenir durable !

    6 juillet : Journée internationale des coopératives | L’ITECA réaffirme son partenariat indéfectible avec les coopératives

    La date du 6 juillet est consacrée à la Journée Internationale des Coopératives. Elle est célébrée en 2024 (#CoopsDay2024) sous le thème « Les entreprises coopératives aboutissent au développement durable pour tous-tes ». Cette journée met l’emphase sur la promotion des coopératives en tant que modèle d’entreprise pouvant mieux assurer des conditions de vie favorables et durables aux communautés au 21ème siècle.

    L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) occupe une place prépondérante dans la mission de l’ITECA dans l’accompagnement et l’autonomisation des paysans à pouvoir transformer leur propre réalité politique et socio-économique vers leur émergence comme acteurs collectifs. En effet, les coopératives et mutuelles sont jusqu’alors les formes sociales les mieux adaptées et privilégiées par les acteurs locaux dans leurs pratiques de gestion et d’organisation.

    Par conséquent, la promotion pour le renforcement et une meilleure structuration de ces organisations paysannes, ces plateformes et ces associations ou plus spécifiquement les coopératives de producteurs et productrices se révèle la stratégie la mieux appropriée. Ces initiatives économiques communautaires permettent une meilleure croissance inclusive et durable, une contribution adéquate dans la protection de l’environnement des communautés et une lutte collective contre le changement climatique plus globalement.

    Elles sont par ailleurs reconnues comme vectrices de valeurs fondamentales tels que le dialogue, la gouvernance démocratique et la propriété partagée qui peuvent contribuer à une meilleure gestion territoriale des communautés. Les coopératives sont, grosso modo, porteuses de paix et de stabilité. Elles rassemblent des personnes d’horizons divers sur un même pied d’égalité tout en favorisant la compréhension, le respect mutuel et le vivre ensemble entre elles.

    En ce sens, l’ITECA promeut et appuie différentes initiatives de création de richesses dans ses régions d’intervention dans le but de contribuer à la transformation des filières au bénéfice des paysans. Elles s’inscrivent ainsi dans une perspective de lutte globale des paysans et représentent des modèles ou des alternatives économiques pour inspirer leurs luttes revendicatives. À Savanette (#KAES), Belladère (#KOPWOTAB), Verrettes (#KOPWOKTAV), Saint-Marc (#KOTKOPAS), et Gros-Morne (#KOPKOMG), l’ITECA apporte un soutien considérable à la mise en place de vergers, de campagne de greffage et de reboisement, en formation technique (en matière de gestion financière avec dotation d’outils et manuels), et en géoréférencement de vergers…

    L’ITECA interpelle donc l’État, les acteurs locaux et les organisations de la société civile à promouvoir et développer des stratégies efficaces afin de mieux soutenir les entreprises sociales et de renforcer l’économie nationale. Plus spécifiquement, le soutien à l’économie paysanne se révèle un levier considérablement efficace dans la garantie de conditions de vie favorables au niveau des communautés locales en termes d’impact social, économique et environnemental.

    5 juin : Journée mondiale de l’environnement | L’ITECA mobilisé auprès des communautés rurales ou paysannes

    La date du 5 juin est consacrée par les Nations Unies à l’environnement au niveau mondial. Cette journée a pour objectif d’encourager tous.toutes à participer aux efforts de protection et de restauration de la Terre. Elle est l’occasion de sensibiliser la population mondiale sur l’adoption des pratiques respectueuses de l’environnement et de la conscientiser autour de l’incidence néfaste des actions anthropiques sur la planète.

    Pour cette année, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification retient le thème « La restauration des terres, la désertification et la résistance à la sécheresse ». Les réflexions et les différentes actions liées à ce thème sont à soutenir par le slogan « Nos terres. Notre avenir. Nous sommes la #Génération Restauration. »

    Dans l’engagement de l’ITECA auprès des communautés rurales, la dégradation environnementale du milieu devient une préoccupation majeure. La dimension environnementale s’impose dans un pays ou le milieu devient de plus en plus fragile. En effet, à la dégradation écologique s’ajoutent les effets du changement climatique affectant de plus en plus l’économie rurale et les conditions de vie des populations, particulièrement les femmes et les jeunes.

    Plus globalement, 40% des terres de la planète sont dégradées, cela affecte directement la moitié de la population mondiale et menace environ la moitié du PIB mondial. (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification). Par conséquent, les actions doivent de plus en plus se tourner vers une amélioration continue de la qualité de vie des citoyens par la prise en compte de l’urgence environnementale sans compromettre la vie des générations actuelles et celle des générations futures (IFDD).

    À l’occasion de cette journée du 5 juin, l’ITECA renouvelle son engagement à soutenir les luttes et revendications paysannes et à continuer à travailler à la prévention des risques que cette crise de l’environnement accentue sur les populations locale, nationale et la planète entière.

    Saison cyclonique 2024 : l’ITECA et le Dispositif R2D2 au service de la résilience des communautés

    Ce 1er juin marque l’ouverture officielle de la saison cyclonique qui s’étend jusqu’au 30 novembre 2024. Cette saison s’annonce particulièrement active. Jusqu’à 39 phénomènes cycloniques sont attendus dont 12 seront suffisamment puissants pour être considérés comme des ouragans sur l’Atlantique Nord (Michael Mann, climatologue de l’Université de Pennsylvanie).

    La chaleur record des océans constatée récemment et l’arrivée potentielle d’un phénomène La Niña laisse présager que la saison 2024 réunirait les « conditions idéales » pour la formation d’ouragans majeurs. Les activités climatique et cyclonique sont entraînées par le phénomène La Niña, à l’opposé de El Niño. En tant que phénomène climatique récurrent, La Niña affecte le climat mondial dans son ensemble et impacte également l’activité cyclonique à l’échelle planétaire.

    Haïti pourra faire face à 23 phénomènes nommés, dont 11 potentiels ouragans cette saison (Emmanuel Pierre, DGPC), compte tenu de sa position dans le bassin Caraïbes (lui-même situé dans l’Océan Atlantique Nord et près du golfe du Mexique).

    L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et le Dispositif R2D2 soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) appuient le renforcement des capacités des communautés rurales et des autorités locales pour une meilleure gouvernance en Gestion des Risques et Désastres (GRD) afin de réduire les vulnérabilités et augmenter la résilience communautaire. La Gestion des Risques et des Désastres constitue un axe transversal de la stratégie d’intervention de l’ITECA.

    L’ITECA a également initié ou poursuivi le partenariat avec l’Ambassade de France en Haïti et Cités Unies France (CUF) pour renforcer les instances locales de la Protection Civile (CLPC et CCPC) dans le département du Sud.

    À l’occasion de l’ouverture de la saison cyclonique 2024, l’ITECA recommande vivement aux communautés locales de rester informées et vigilantes, d’écouter et de mettre en pratique les consignes de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et des autorités locales.

    L’ITECA et le Dispositif R2D2 apporteront pendant la saison cyclonique de l’année 2024, en étroite collaboration avec la DGPC, leur contribution pour rendre encore plus résilientes les communautés paysannes ou rurales.

    Webinaire Pax Christi International | Haiti : Chemins pour construire la Démocratie – Rôle de la Société Civile, spécialement des Femmes, dans la construction de la Paix, le processus de Guérison et la Réconciliation en Haïti

    En Haiti, il est communément admis que les femmes constituent le Potomitan c’est-à-dire le Pilier central de notre société.

    Les personnes qui nécessitent des soins spéciaux : les bébés, enfants en bas âge, vieillards, les personnes handicapées ou malades sont traditionnellement prises en charge par des Femmes.  Ces dernières veillent également à l’Éducation de base des enfants; leur comportement avec leurs frères et sœurs, les parents, les voisin-e-s et la société en général.  Même si d’autres personnes participent à l’encadrement de base, la responsabilité première incombe aux femmes !

    Aujourd’hui, notre pays est plus que malade !  Il est considéré comme un État paria, un État failli !   Il a commencé sa descente en enfer, cela fait longtemps déjà.  À ma connaissance cependant, la situation n’a jamais été aussi critique !

    Il ne faut pas se voiler la face :  notre pays : HAITI, est en danger de disparaître !

    Il faut donc se lancer à la rescousse, s’engager en dépit des possibles appréhensions, mis-perceptions ou dures critiques. 

    Il s’agit de contribuer à sortir le pays du gouffre dans lequel il se trouve.

    Un impératif :  Être de bonne foi ! 

    Les prédispositions requises :

    1. Ouverture d’esprit: essayer de comprendre l’autre/les autres et Vouloir établir des passerelles.
    2. Engager le Dialogue sur le Que faire ?
    3. Prendre le temps d’écouter l’autre / les autres.
    4. Identifier les points communs
    5. Examiner et déterminer ce qu’on peut faire ensemble
    6. Passer à l’action !  Avec la détermination de se relever et de se forger un avenir commun, plus juste et égalitaire !

    Après le tremblement de terre de 2010 qui a causé la mort de plus de 200, 000 de nos compatriotes, les haïtien-ne-s se sont levé-e-s et, sans distinction de classes sociales ou de couleur, se sont tendu la main :  il s’agissait de vies humaines à sauver.

    A travers le monde, on a alors salué de notre grande « résilience ».

    Notre patrie est, de nouveau, en danger.

    C’est en nous-mêmes que nous devons chercher et trouver la capacité, la détermination, les clefs donc du vivre-ensemble...Et les appliquer !

    Quels pourraient être le rôle et la contribution de Pax Christi International et d’autres organisations solidaires ?

    1. Faciliter le Dialogue

      Pour des raisons que je n’arrive toujours pas à élucider, nous : haïtiens et haïtiennes, avons tendance à nous raidir et même à lutter âprement, les un-e-s contre les autres, face à des différences (même légères ou sémantiques), plutôt que de nous focaliser sur les points communs ainsi que le bout de chemin que nous pourrions faire ensemble.

      A mon avis, les organisations solidaires comme Pax Christi International seraient bienvenues de nous accompagner sur le chemin du dialogue et de la concertation ; cela, sans interférence sur les choix que nous devons faire, nous-mêmes !

      2. Accompagner un réel processus de Décentralisation

      S’il est un (1) aspect positif qui pourrait émerger du chaos et de l’actuelle descente en enfer d’Haiti est de procéder rapidement à une réelle, efficiente et efficace décentralisation.

      Les faits viennent de nous le prouver :  Alors qu’à Port-au-Prince et dans ses environs, l’Administration Publique, les entreprises privées, la plupart des écoles et même les établissements commerciaux ont très souvent dû fermer leurs portes à cause des massacres, kidnappings, viols et autres abominations réalisées par les gangs; alors que dans d’autres régions du pays,  les élèves ont pu se rendre à l’école et le train de vie habituel continuer à se déployer.

      La Constitution de 1987 prône la Décentralisation.  Et cela fait plusieurs années qu’une loi sur la Décentralisation a été votée par le Parlement haïtien. Il nous incombe de la mettre en pratique !

      Une organisation comme Pax Christi International dispose d’un organe représentatif : le Secrétariat International qui relie un nombre important d’organisations à travers le monde. Elle est donc bien placée pour nous aider.

      Du fait des conditions internes chez nous et la forte migration qui en résulte, de nombreux-ses haïtien-ne-s et leurs descendant-e-s se trouvent actuellement dispersé-e-s à travers le monde, formant la Diaspora (ce que nous, nous appelons le 10ème département).  Ces haïtien-ne-s de l’extérieur appuient et réalisent une multitude de petits projets en Haiti dans les domaines de l‘Agriculture, de l’Éducation, la Santé etc…  Leurs efforts méritent d’être articulés, appuyés et insérés dans des Plans communaux, départementaux et dans le grand Plan National de relèvement et de reconstruction de notre pays.

      Il s’agit – là encore- d’un domaine dans lequel des organisations solidaires comme Pax Christi International et ses partenaires peuvent aider notre pays, non seulement à travers des actes de Plaidoyer mais encore et surtout en encourageant et facilitant le Dialogue entre nos diverses entités, la recherche des points communs, la mise à profit de nos valeurs… nous aidant donc ainsi à reconstruire notre pays dans le respect de nos différences.

      3. La lutte contre le grand banditisme

      Haiti n’est plus « au bord » du gouffre. Elle a déjà entamé ce que certains appellent « sa descente aux enfers ».  Notre pays est, à l’heure actuelle, une « plaque tournante » du fructueux commerce des armes et de la drogue.  De gros intérêts sont donc en jeu !  

      Tout le monde sait que nous ne fabriquons pas les armes qui tuent nos concitoyen-ne-s et détruisent nos enfants.  Nous ne produisions pas, non plus, la cocaïne qui transite par notre pays. 

      Je ne crois pas que Pax Christi International puisse résoudre ce problème vaste et complexe.  Mais cela ne signifie pas que nous ne puissions rien faire !   Il nous faut rejoindre d’autres organisations qui travaillent contre la grosse criminalité et surtout offrir à la jeunesse haïtienne des raisons d’espérer ainsi que d’autres façons d’envisager et de bâtir l’avenir !…

      Claudette Werleigh, Ambassadrice de Paix, Pax Christi International

      La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM renforce la lutte contre la précarité des communautés paysannes dans le Sud

      La campagne agricole d’hiver 2023 est réalisée dans le cadre du Projet d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (Maniche, Aquin, Cavaillon, Saint-Louis du Sud et Les Cayes).

      Les troubles sécuritaires provoquant notamment le blocage de la route nationale #2 reliant la Péninsule Sud au département de l’Ouest ont aggravé les conditions de vie déjà précaires des populations rurales.

      Le Projet PARECOM a pour objectif de réduire la vulnérabilité des populations rurales touchées par le séisme du 14 août 2021 en répondant aux urgences liées à la sécurité alimentaire. La campagne agricole d’hiver 2023 visait l’amélioration de la situation alimentaire et nutritionnelle des communautés paysannes ciblées.

      Un appui substantiel portant sur la distribution de semences, de boutures et de plantules (aubergine, banane, chou, gombo, épinard, haricot, igname, maïs, manioc, pois souche, poivron, tomate, patate douce) a eu lieu. Cet appui a touché 408 participants.es, dont 170 femmes, vivant dans les communes de Maniche, Aquin et Cavaillon.

      Les participants.es âgés.es d’au moins 18 ans sont membres de 19 organisations communautaires de base (OCB) partenaires de l’ITECA. Ils.elles disposent d’au moins 0,10 hectares (ha). La récolte s’étendra sur une période allant de 3 mois à 13 mois, avec une partie destinée à l’autoconsommation et l’autre partie à la commercialisation. La réduction de la précarité des familles paysannes touchées est significativement renforcée.

      La campagne agricole d’hiver 2023 du projet PARECOM a bénéficié du soutien financier de Développement et Paix, de la FOKAL, de MCC et de Manos Unidas.

      Renforcement du SNGRD en Haïti | Les CLPC de la 2ème section Fonfrède et la 4ème section Laurent (commune Les Cayes) montent en compétence

      L’institut de Technologie et d’Animation (ITECA), avec l’appui de l’Ambassade de France en Haïti et en collaboration avec la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC-Sud) a organisé 6 journées de formation (3 journées par CLPC) en Système d’Alerte Précoce pour le Comité Local de Protection Civile (CLPC) de la 2ème section Fonfrède et celui de la 4ème section Laurent (commune des Cayes) du 18 au 23 décembre 2023, dans le cadre du renforcement de la Protection Civile du département du Sud.

      Avec l’Appui de l’Ambassade de France en Haïti, suite au tremblement de Terre du 14 août 2021, l’ITECA a déjà appuyé la mise en place et le renforcement des capacités de ces deux CLPC par la formation de leurs membres notamment en Gestion des Abris provisoires (GAP) et la mise à leur disposition d’un ensemble d’outils et de matériels d’intervention.

      La formation pour les membres des deux CLPC sur le Système d’Alerte Précoce, avec l’appui technique des formateurs de la DGPC, vise à renforcer les capacités des structures locales de la Protection Civile pour une meilleure réponse aux urgences.

      Plus de 52 personnes dont 11 femmes, membres des deux (2) CLPC et d’associations communautaires, ont participé à ces séances de formation qui ont été animées par les formateurs de la DGPC. Les notions de base préalablement inculquées aux participants ont été rappelées. En termes de méthodologie, des exposés magistraux, des ateliers de travail suivis de présentation et des séances de simulation ont été priorisés pendant ces 6 journées de formation.

      En termes de suivi, cette session de formation va contribuer à renforcer les capacités des deux CLPC afin qu’ils puissent accompagner efficacement la population en période d’urgence ou de catastrophe. La mise en mât du drapeau vert a été simulée à la fin de la formation dans un endroit stratégique au niveau de chaque section. Les responsables des CLPC avaient été chargés, par la suite, de hisser les autres couleurs en fonction du niveau d’alerte annoncé.

      L’action en renforcement du SNGRD conduite par l’ITECA bénéficie de l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Ambassade de France en Haïti.

      La phase pilote du projet de reconstruction Tèt Ansanm à Cavaillon dans le Sud progresse au gré du contexte actuel

      Dans la commune de Cavaillon, frappée durement par le séisme du 14 août 2021, la phase pilote du volet de reconstruction Tèt Ansanm du projet de relèvement, mis en œuvre par l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et la Coordination des Organisations de Cavaillon pour le Changement (COCC), est à sa dernière ligne droite.

      Le volet construction Tèt Ansanm est intégré au Programme d’Appui au Relèvement dans 5 communes du département du Sud (PARECOM). Cette intervention ciblée concentrée dans la commune de Cavaillon vise le relogement de 40 familles paysannes affectées par le séisme du 14 août 2021.

      Vingt (20) familles paysannes ont déjà pu accéder à leur logement para sismique et cyclonique.  La construction des 20 maisons restantes progresse à un rythme relativement soutenu, malgré les contraintes liées à la dégradation de la situation sécuritaire.  La stratégie pour la reconstruction des maisons se fonde sur l’entraide communautaire avec la mobilisation des groupes solidaires et autres structures d’affiliation des participant-e-s. Ce mécanisme joue également un rôle clé dans le raffermissement du lien social dans les communautés ciblées.

      Le volet de reconstruction Tèt Ansanm démontre une fois de plus la force de l’engagement collectif et solidaire au niveau des communautés rurales et paysannes. L’espoir renaît dans la commune de Cavaillon !

      La mise à échelle du projet après la phase pilote est vivement souhaitée tant par les familles affectées, les acteurs de la société civile, de même que par les autorités locales.

      La phase pilote du projet Tèt Ansanm bénéficie du soutien financier et technique de l’Agence Française de Développement (AFD), Développement et Paix, de la Fondation Roncalli, la Fondasyon Konesans ak Libète (FOKAL), de la mairie de Cavaillon et de Architectures Sans Frontières du Québec (ASFQ).

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