Tout savoir sur la Journée Internationale de la Prévention des Risques de Catastrophes

Le 13 octobre est désigné comme la « Journée Internationale de la Prévention des Risques de Catastrophes. » L’objectif de cette journée est de « promouvoir une culture mondiale de réduction des catastrophes, y compris les mesures de prévention, d’atténuation et de préparation. »

Le 22 décembre 1989, l’Assemblée des Nations-Unies a désigné tous les deuxièmes mercredi du mois d’octobre comme « Journée Internationale de la Prévention des Risques de Catastrophes. »

Puis, en décembre 2009, la journée du 13 octobre a été définitivement choisie dans le but d’inciter les gouvernements et leurs citoyens « à redoubler d’efforts afin de renforcer la résilience des communautés et des nations face aux catastrophes. »

Cependant, cette journée a été choisie pour la décennie 1990-1999, dénommée « décennie internationale pour la prévention des risques de catastrophes. »

Puis, en décembre 2009, la journée du 13 octobre a été définitivement choisie dans le but d’inciter les gouvernements et leurs citoyens « à redoubler d’efforts afin de renforcer la résilience des communautés et des nations face aux catastrophes. »

Les objectifs « Sendai Sept »

Au cours de la troisième conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe en mars 2015, à Sendai, l’organisation a lancé la campagne 2016-2022 s’articulant autour de 7 objectifs.

Au rappel, la campagne « Sendai Sept » a suivi la campagne « Set-up » lancée en 2011, dont l’objectif visait chaque année un groupe de personnes vulnérables et les plus touchées par les catastrophes.

Ainsi, en 2011 la campagne a été consacrée aux jeunes et aux enfants, en 2012 aux femmes et aux filles, en 2013 aux personnes à mobilité réduite, en 2014 aux personnes âgées et en 2015 aux peuples autochtones.

D’autres catastrophes tel le déboisement, les glissements de terrain, l’érosion et l’inondation affectent considérablement la population haïtienne.

Une journée importante pour Haïti

La Journée Internationale de la Prévention des Risques de Catastrophes s’avère importante pour Haïti. En effet, la position géographique de ce pays l’expose à des aléas variables pouvant être de nature géologique, hydrologique et météorologique.

D’autres catastrophes tel le déboisement, les glissements de terrain, l’érosion et l’inondation affectent considérablement la population haïtienne. En même temps le pays fait face à une pression démographique et une vulnérabilité contre les effets du changement climatique.

Selon l’indice des Risques climatiques de Germanwatch, Haiti est le 4e pays le plus touché par les aléas climatiques pour la période allant de 1998 à 2017.

Dans ce contexte, le cadre d’Action de Sendai pour la prévention des catastrophes oblige les communautés à agir dans l’objectif de mitiger les risques pour une réduction de la pauvreté et un développement durable à différentes échelles.

Retrouvez ici les objectifs « Sendai Sept » :

  • 2016- Objectif 1: Réduire nettement, au niveau mondial, d’ici à 2030, la mortalité due aux catastrophes, de sorte que le taux moyen de mortalité mondiale pour 100 000 habitants pendant la décennie 2020-2030 soit inférieur au taux enregistré pendant la période 2005-2015.
  • 2017 –Objectif 2: Réduire nettement, d’ici à 2030, le nombre de personnes touchées par des catastrophes, partout dans le monde, de sorte que le taux moyen mondial pour 100 000 habitants pendant la décennie 2020-2030 soit inférieur au taux enregistré pendant la période 2005-2015.
  • 2018 – Objectif 3: Réduire, d’ici à 2030, les pertes économiques directes dues aux catastrophes en proportion du produit intérieur brut (PIB).
  • 2019 – Objectif 4: Réduire nettement, d’ici à 2030, la perturbation des services de base et les dommages causés par les catastrophes aux infrastructures essentielles, y compris les établissements de santé ou d’enseignement, notamment en renforçant leur résilience.
  • 2020 – Objectif 5: Augmenter nettement, d’ici à 2030, le nombre de pays dotés de stratégies nationales et locales de réduction des risques de catastrophe.
  • 2021 – Objectif 6: Améliorer nettement, d’ici à 2030, la coopération internationale avec les pays en développement en leur fournissant un appui approprié et continu afin de compléter l’action qu’ils mènent à l’échelle nationale pour mettre en œuvre le présent Cadre.
  • 2022 – Objectif 7: Améliorer nettement, d’ici à 2030, l’accès des populations aux dispositifs d’alerte rapide multirisque et aux informations et évaluations relatives aux risques de catastrophe.

La reconstruction après l’ouragan Matthew progresse, grâce à la participation locale

En travaillant avec ITECA, Développement et Paix s’assurait qu’une partie de son programme de reconstruction post-ouragan Matthew vise à renforcer les organisations locales haïtiennes, à renforcer l’autonomie et la dignité des participantes et participants au projet, tout en garantissant leur implication active aux efforts de reconstruction, plutôt que de les considérer comme de simples bénéficiaires de l’aide.

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Crise humanitaire dans la commune de Gros-Morne L’ITECA tire la sonnette d’alarme

Port-au-Prince, le 16 octobre 2017._ Le séisme du 6 octobre 2018, malgré sa faible magnitude (5.9 sur l’échelle de Richter), a provoqué des dégâts humains et matériels importants dans la commune de Gros-Morne. Le dernier rapport de la Protection Civile, daté du 8 octobre, fait état de 7 morts, 118 blessés, 510 maisons détruites, 1660 maisons endommagées. Ce bilan reste bien en-dessous de la réalité. De l’aveu même des autorités locales, la collecte d’informations dans les 8 sections communales où vit plus de 70% de la population de la commune (estimée à plus de 100 000 habitants) est loin d’être exhaustive.
L’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) attire l’attention que le séisme du 6 octobre 2018 s’est produit concomitamment avec l’inondation ayant frappé plusieurs sections communales suites à des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la commune. Les rapports de situation ont largement ignoré cet état de fait.
L’ITECA rappelle que les communautés rurales et paysannes de Gros-Morne subissent encore au plan économique le contrecoup de la mauvaise récolte de mangues enregistrée au cours de la saison 2018. La mangue est l’une des principales cultures de la région. Elle représente à elle seule 40% du revenu annuel des producteurs et productrices.
Très proche des communautés rurales et accompagnant sur le terrain depuis 20 ans les associations paysannes,l’ITECA tire la sonnette d’alarme sur la crise humanitaire qui risque de s’installer sur l’ensemble de la commune dans le contexte post sécheresse et inondation et post séisme du 6 octobre 2018. Les paysannes et paysans vivant dans les mornes – déjà dans la plus extrême précarité – en seront les principales victimes. Les femmes et les jeunes ainsi que les enfants en subiront les effets les plus dommageables (insécurité alimentaire aggravée, habitat précaire endommagé ou détruit, viols et harcèlement…).
L’ITECA partie prenante et à l’instar de l’espace MAKÒN – une plateforme de la société civile locale – appelle à une véritable mobilisation des acteurs pour une évaluation globale des dommages au niveau des 8 sections communales. Les PAYSANNES et PAYSANS ne doivent plus être à la fois les principales victimes de l’injustice sociale et les laissés pour compte des dégâts liés aux catastrophes naturelles ou environnementales qui en découlent largement.
L’ITECA avec l’espace MAKÒN tout en saluant les efforts de solidarité mis en place au niveau des différentes communautés appelle à une action d’urgence coordonnée et efficace (abris provisoires, assistance médicale, eau potable et assainissement, accompagnement psycho-social…). Des dispositions urgentes doivent être prises pour que des milliers d’écoliers regagnent leur salle de classe. Et des mesures de protection doivent particulièrement viser les femmes et les filles les plus fragilisées par l’accentuation de la crise du logement.
Enfin, l’ITECA avec l’espace MAKÒN insiste pour que l’État central développe de manière concrète des mécanismes qui renforcent les Comités Locaux de Protection Civile, tels que définis dans le Système National de Gestion des Risques et des Désastres (SNGRD). Cette structure doit être pleinement responsabilisée dans la finalisation de l’évaluation globale des dégâts et l’organisation de l’aide aux victimes.

Contacts presse :
Service Communication et Plaidoyer ITECA
Téléphone : +509 3430-0518 / 2227-7498
Obed Lamy | communication.iteca1@gmail.com
Nakashima Désir| communication.iteca2@gmail.com

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